Commissaire de la LNAH, Jean-François Laplante était de passage au Palais des sports, vendredi dernier. Pour lui, c’était l’occasion de prendre le pouls des partisans et d’échanger avec eux.

Laplante garde le cap sur les améliorations

Malgré l’ampleur de la tâche, le commissaire Jean-François Laplante garde le cap pour redonner à la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) la place qu’elle devrait avoir dans l’échiquier du hockey québécois.

De passage au Palais des sports, vendredi, dans le cadre de la tournée de la ligue, le commissaire s’est dit conscient de la difficulté de la mission qu’il s’est donnée, mais il affiche un optimisme béton, confiant d’atteindre ses visées. « Je savais que ce serait difficile, mais je suis très content de la façon dont ça évolue parce qu’il y a des améliorations à plusieurs niveaux », soutient-il en entrevue.

Alors que le circuit semble confronté à des baisses d’assistance, le commissaire affirme que la LNAH affiche une hausse de 11 %, grâce notamment à des augmentations aux guichets des concessions de Saint-Georges et de Rivière-du-Loup, et évidemment de Saint-Jérôme. « À Saint-Georges, en moyenne, il y a environ 263 spectateurs de plus. Il y a aussi Saint-Jérôme qui attire beaucoup plus de spectateurs comparativement à Trois-Rivières l’an dernier », souligne-t-il.

À Thetford toutefois, même si l’Assurancia domine le classement général, les partisans ne se bousculent pas aux portes du Centre Mario-Gosselin. Mais le commissaire Laplante a bon espoir de voir la situation se redresser. « Je n’ai définitivement pas perdu confiance en la ville de Thetford et ses environs. L’équipe a présentement du succès sur la patinoire et il faut trouver une façon pour qu’elle en ait aux guichets. »

Expansion

Lorsqu’il a sollicité le poste de commissaire, Jean-François Laplante a identifié deux lacunes qui nuisent à l’essor du circuit, soit l’instabilité et une crédibilité qui laissait à désirer. « Sans faire d’annonce officielle, on s’enligne pour avoir une belle amélioration en terme de stabilité », assure M. Laplante, en confirmant qu’il avait actuellement deux candidatures sérieuses en lice. « Je n’en suis pas à évaluer un pourcentage de chance (de réalisation), mais j’ai deux dossiers ouverts où ça va bien. Il y a une opportunité. Je travaille fort pour que ça fonctionne et il y a de l’intérêt », fait-il valoir.

Quant à la crédibilité de la ligue, il est convaincu qu’elle est entachée par la perception erronée, mais persistante dans les grands centres que sont Montréal et Québec, qu’il s’agit d‘une ligue de « goons » et de bagarres disgracieuses. Concernant les bagarres, le commissaire mentionne qu’il n’est pas un apôtre de la non-violence. « On veut procurer aux partisans du jeu intense et de l’émotion, mais ce ne sont pas que les bagarres qui procurent cela ; c’est l’intensité du jeu et l’émotion que les joueurs déploient dans leur jeu qui font en sorte que les gens apprécient leur soirée ou pas », nuance-t-il.

De quoi est-il le plus fier jusqu’à maintenant ? Outre la hausse des assistances, il pointe l’instauration de la webdiffusion des matchs sur LNAH.TV et le développement des médias sociaux. « Sur le Facebook de la ligue, on est passé de 6800 en sept ans à peut-être un peu plus de 16 000 après vendredi soir. Je suis extrêmement fier de ce qu’on a fait! » Lentement, mais sûrement, il instaure des changements pour faire en sorte que les organisations de la ligue travaillent comme des partenaires et non des adversaires. « On est six équipes. Peut-on s’entendre pour faire les choses comme il faut au niveau administratif (achat groupé, économie d’échelle, etc.) ? Tranquillement, ils adhèrent de plus en plus à mes idées. »

Et comment voit-il la ligue dans cinq ans ? « Je veux que la ligue fasse partie du cursus du joueur de hockey québécois. Il faut que ce soit normal que quand tu as joué du hockey de haut niveau, que tu viennes terminer ta carrière ici et faire la transition de ta carrière d’athlète professionnel de haut niveau vers la vie de citoyen responsable. C’est ça la mission de notre ligue », argue celui qui est convaincu de pouvoir amener la LNAH à un autre niveau.

Arbitrage

Questionné sur le travail des officiels, Jean-François Laplante assure que ces derniers ne sont pas plus sévères à l’égard de Marquis qu’envers les autres clubs. « Des bancs qui se vident et des bagarres générales, on n’en veut plus. Les arbitres ont un mandat clair. J’ai les statistiques et en terme d’avantages et de désavantages numériques, ce n’est pas vrai que Jonquière est plus puni », affirme-t-il.

D’ailleurs, le travail des arbitres a fait l’objet de plusieurs évaluations cette année. « Je ne veux plus qu’on reste sur une impression, mais qu’on travaille avec des données », tranche-t-il. Deux employés de la ligue, Martin Wagner et Patrice Normandin, ont fait les évaluations et deux semaines avant les séries, les arbitres qui auront eu le meilleur rendement seront sélectionnés.