Photo Le Progrès, Rocket Lavoie
Photo Le Progrès, Rocket Lavoie

L’accès aux glaces, un élément décisif pour le patinage de vitesse

L’élite du patinage de vitesse de la région est déjà à l’oeuvre pour la reprise des activités dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Mais pour l’ensemble des athlètes du Saguenay–Lac-Saint-Jean, la grande question qui fera foi de tout pour la suite des choses reste de savoir quand les clubs pourront avoir accès aux glaces.

Cette semaine, la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ) a dévoilé son plan de relance en cinq étapes, lesquelles favoriseront le retour dans l’action du patinage de vitesse dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Dans la première phase, qui est déjà appliquée par David Simard, entraîneur-chef du Centre Marc-Gagnon, les athlètes peuvent s’entraîner individuellement, en solitaire, en suivant des programmes préparés par leur entraîneur et transmis par visioconférence ou par Facebook.

Dans la phase 2, les entraînements extérieurs en groupe avec distanciation seront permis dans un premier temps et, dans un second temps, ce seront les entraînements intérieurs en groupe, toujours avec distanciation.

Dans la 3e phase, on passera aux entraînements en groupe sans distanciation et les compétitions intraclubs seront possibles.

Dans la phase 4, ce sera grosso modo le retour des compétitions, mais selon le nombre de personnes qui sera permis dans un aréna.

Quant à la phase 5, ce sera le retour aux compétitions normales.

En attente
Président de l’Association régionale du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Christian Simard souligne que même si le Québec entreprend la phase 6 du déconfinement, les clubs sont toujours dans l’attente de la décision du ministère des Sports et de la santé publique. «Parce qu’actuellement, nous n’avons pas accès à une glace et on ne sait pas quand les patinoires seront à nouveau accessibles», explique-t-il.

Il cite comme exemple le centre Georges-Vézina et la glace Dean Bergeron de La Baie, qui sont actuellement occupés par les équipes de policiers affectés au dossier de C0VID-19.

Exception faite des entraînements pour les athlètes du Centre Marc-Gagnon, les autres clubs sont en latence parce que tous attendent de connaître la date du retour dans les arénas.

«Normalement, le centre Georges-Vézina rouvre le 1er août. J’en ai parlé avec Éric Gauthier (chef de division arénas et sports à Saguenay) et lui aussi est dans l’attente. Quant aux clubs locaux, normalement, ils ont accès aux glaces en septembre, détaille M. Simard. Nous, à Chicoutimi, on est chanceux parce qu’on a la glace de centre Georges-Vézina et celle de la deuxième glace à La Baie à partir du 1er août (habituellement). On a espoir que ça débloque d’ici les prochaines semaines.»

Le processus du retour suscite aussi plein de questionnements. Y aura-t-il autant d’inscriptions que par le passé ? De plus, lors des entraînements par petit groupe, le port du masque sera obligatoire et les athlètes n’auront pas accès aux vestiaires. Les athlètes devront probablement se présenter avec leur tenue de patineur et leurs patins en main, mais tout cela reste à être précisé.

Si l’on se fie à l’échéancier prévu dans le plan de relance de la FPVQ, les compétitions ne devraient pas s’amorcer avant novembre. Mais cela dépendra évidemment de l’évolution de la situation, car certaines phases peuvent se dérouler plus rapidement.

«La seule contrainte qu’on a, c’est de savoir quand les glaces vont ouvrir parce que normalement», insiste M. Simard, qui rappelle que pour le Centre Marc Gagnon, par exemple, les athlètes y patinent à partir du mois de juin.

Cela dit, la bonne nouvelle dans les circonstances actuelles, c’est que les 24 athlètes du Centre Marc-Gagnon continuent de s’entraîner.

«Ça démontre la volonté de chacun de continuer à patiner et à progresser», conclut M. Simard avec satisfaction, tout en souhaitant que la relève des longues lames ait la chance d’en faire autant dans les meilleurs délais.