Un des plus beaux moments de la carrière d’Elliott Doyle a eu lieu en 2016, lors de sa victoire au critérium lors du BC Superweek, en Colombie-Britannique.

La retraite pour Elliott Doyle

Après une belle carrière à sillonner les routes d’un peu partout dans le monde sur son vélo, l’heure de la retraite a sonné pour Elliott Doyle. Le cycliste prend cette décision avec sérénité après l’avoir mûrie quelques années.

Celui qui aura 25 ans en janvier va terminer ses études universitaires à la faculté de pharmacie de l’Université Laval au printemps 2020. Les 18 prochains mois seront surtout consacrés à ses stages et le marché du travail l’attend ensuite. C’est en faisant ce calcul que Doyle a pris la décision d’accrocher son guidon.

«Mon prochain été va être mon dernier en tant qu’étudiant et en 2020, je vais être pharmacien, a fait valoir l’Almatois. Je vais préférer exercer ma profession que de courir sur le circuit québécois. Même si j’avais une offre avec une équipe professionnelle continentale, je ne penserais pas que je l’accepterais. Je peux donc dire que oui, je prends ma retraite.»

Membre de l’équipe professionnelle Silber Pro Cycling pendant quatre ans, de 2013 à 2016, Elliott Doyle a fait partie de l’équipe Garneau-Québecor il y a deux ans, avant de se concentrer surtout sur les courses du circuit québécois l’été dernier, avec la formation Vélo Cartel. Vice-champion de la saison 2018 des Mardis cyclistes de Lachine, il a dû trimer dur pour maintenir un niveau de forme optimal.

«J’ai trouvé ça assez difficile de remplir mon calendrier québécois, a convenu Doyle. Il faut quand même être en forme et c’est vraiment du gros calibre sur le circuit provincial. Tu ne dois pas chômer et il faut faire plusieurs heures d’entraînement par semaine. C’était pratiquement impossible de prendre plus de deux ou trois jours de congé consécutifs. J’ai trouvé ça dur l’été passé, donc je me suis dit que c’était assez.»

Le futur pharmacien a avoué que l’idée de se détacher du monde compétitif du vélo sur route lui trottait dans la tête depuis au moins trois ans.

«J’ai encore du plaisir à faire de la compétition, mais surtout quand je n’ai pas de pression de performance, a-t-il nuancé. C’est sûr que je vais continuer à faire des courses régionales en vélo de route, vélo de montagne ou en ski de fond l’hiver, mais pour le plaisir et sans faire la manchette! Je vais maintenant avoir seulement du plaisir sur mon vélo.»

À la blague, Elliott Doyle a dit qu’à l’instar des athlètes de haut niveau, il allait lui aussi terminer un cycle olympique en 2020. Sauf qu’au lieu d’être olympien à Tokyo, il allait être pharmacien à Alma!

Le nouveau retraité prévoit maintenant redonner aux plus jeunes en entraînant les athlètes du Club Proco d’Alma. En plus de ses quatre saisons avec la formation Silber Pro Cycling, Doyle retient comme plus beaux moments sa victoire lors du critérium du BC Superweek, en 2016, en plus de sa participation au Tour de Beauce en 2015, alors que pendant la troisième étape, il avait aidé son coéquipier Matteo Dal-Cin à atteindre le sommet du mont Mégantic par une journée froide.

«Matteo zigzaguait et je l’ai poussé jusqu’en haut, puis l’an passé et cette année, il a remporté cette étape», s’est souvenu Elliott Doyle.