La FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean a implanté le pickleball l’an dernier et depuis, un réseau structuré a été mis en place pour des ligues à Alma, Dolbeau et Jonquière.

La région tombe sous le charme du pickleball

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’échappe pas à la fièvre du pickleball, un sport qui connaît une progression fulgurante un peu partout au Québec. Dans la région, c’est la section Saguenay-Lac-Saint-Jean/Ungava de la FADOQ qui a pris en charge l’implantation de la structure et le développement de ce sport accessible et peu coûteux.

« Différentes raisons nous ont motivés à le mettre en place. C’est un sport convivial très bien pensé et praticable pour les 50 ans et plus. Ça permet de faire fonctionner le cardio, de développer l’équilibre et les déplacements. Il se pratique aussi facilement par les hommes que les femmes », fait valoir en entrevue Sylvie Beaumont, directrice générale adjointe à la section régionale de la FADOQ.

Le coup de coeur pour le pickleball a été tel dans la région que certains petits groupes se sont partis des ligues locales qui jouent même durant l’été. Et les joueurs ne se ménagent pas!

« Pour plusieurs, ç’a été l’occasion de pratiquer un sport tout en tissant de bons liens sociaux. Certains se sont connus sur les terrains de pickleball et sont même allés en camping ensemble, en s’assurant bien sûr qu’il y ait des terrains de pickleball pour continuer à s’amuser », mentionne Mme Beaumont.

« Ça s’inscrit dans les objectifs de la FADOQ qui est de faire bouger les gens et de les sortir de leur isolement », ajoute Louise Rivard, agente de loisirs à la FADOQ. Cette dernière est l’une des deux employés de l’organisme régional qui travaillent à l’implanter, structurer et développer ce sport dans la région.

Le pickleball a suscité un engouement fulgurant dans la région et il n’a pas encore atteint son plein potentiel de développement, estiment les Louise Rivard et Sylvie Beaumont, respectivement agente de loisirs et directrice générale adjointe de la FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean/Ungava.

Départ canon

Directeur général de la section régionale de la FADOQ, Patrice Saint-Pierre raconte que le pickleball était déjà très populaire dans le Centre-du-Québec et à Montréal, ce qui a évidemment suscité l’intérêt des autres régions. « Lorsqu’on a accueilli les Jeux provinciaux de la FADOQ en 2017, on a eu une finale de pickleball. Les gens d’ici ont vu le sport et ça nous a permis d’en faire la promotion et de tenir des démonstrations. On a implanté le sport en 2018, en collaboration avec la Fédération québécoise de pickleball et son représentant régional, Roger Tremblay (pour l’aspect technique). Ç’a levé de façon instantanée. On s’est servi des tremplins que sont le Salon des aînés et les Jeux de la FADOQ », rappelle M. Saint-Pierre. « Ç’a demandé beaucoup de travail pour former les gens, expliquer et appliquer les règlements, etc. ».

Les efforts ont porté leurs fruits. « Le sport a connu un essor spectaculaire, confirme Mme Beaumont. Aujourd’hui, il y a 145 personnes qui pratiquent ce sport, principalement dans les municipalités d’Alma, de Jonquière et Dolbeau, et ça continue de croître. »

Alma 
Centre Mario Tremblay

L’essor de ce nouveau sport nécessite toutefois l’aménagement de terrains intérieurs et bientôt, extérieurs. Bien que ce soit les dimensions d’un terrain de badminton, il faut tout de même s’assurer qu’ils soient sécuritaires, mais aussi à des tarifs accessibles pour la location.

« Il faut rester sécuritaire et ne pas sauter d’étapes. Il y a des gymnases qu’on pourrait utiliser, mais ça prend l’espace de dégagement de 5 à 8 pieds à l’arrière. (À Alma), les gens sont privilégiés parce qu’ils peuvent jouer à l’année avec les terrains du Centre multisport. C’est plus facile de trouver des plateaux et des terrains, mais parfois, c’est plus difficile ailleurs », notent Mmes Beaumont et Rivard.

Alma 
Centre Mario Tremblay

+ LOIN D'ÊTRE UN FEU DE PAILLE

Directrice générale adjointe à la section régionale de la FADOQ, Sylvie Beaumont est convaincue que l’engouement pour le pickleball n’est pas un feu de paille. 

«Ça tellement été populaire et les gens ont tellement embarqué qu’ils se sont donné les moyens pour continuer à le pratiquer durant l’été, met-elle en relief. C’est un sport tellement accessible et facile à pratiquer que ça rejoint un grand nombre de personnes. Donc, à mon avis, ça ne peut qu’exploser dans la région. On sent qu’il y a vraiment un intérêt et je pense que ça vient combler un besoin. C’est sûr que nous, on va continuer à travailler dans ce sens-là pour la prochaine saison et que ça va marcher très très bien.» 

Pour faciliter le développement du sport, la FADOQ régionale a fait l’acquisition des raquettes, balles et filets afin que les membres n’aient pas à se préoccuper de courir après le matériel et qu’ils puissent jouer dans leur secteur.

Dans Ungava, le sport n’est pas encore implanté, mais c’est une question de temps. «On attend d’avoir le nombre suffisant pour pouvoir le démarrer comme il faut», souligne Louise Rivard, agente de loisirs à la FADOQ. Les porte-parole de la FADOQ aimeraient même élargir la pratique du pickleball aux plus jeunes. «C’est intergénérationnel. Éventuellement, un des objectifs serait de faire des tournois avec des jeunes des cégeps et des universités.»

Mardi matin, quelques mordus du pickleball étaient en action. L’un d’eux, Jacques Bouchard, a été le premier bénévole recruté par la FADOQ pour contribuer au développement de ce sport. Aujourd’hui, ils sont une douzaine.

Mordu de sport et de tennis, M. Bouchard a eu la piqûre pour le pickleball. «J’ai été obligé de lâcher le hockey à cause de ça. C’était trop plaisant», lance en riant l’énergique joueur.