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Fabrice Guillemette, Léonie Dufour et leur entraîneur Carol Brassard.
Fabrice Guillemette, Léonie Dufour et leur entraîneur Carol Brassard.

La région bien représentée au camp de la relève de Ski Québec Alpin

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Léonie Dufour et Fabrice Guillemette, deux jeunes skieurs de l’équipe Sag-Lac V52, ont récemment participé au camp de la relève de Ski Québec Alpin, au Mont-Édouard, où étaient réunis les meilleurs athlètes de la province. La « preuve » que la création d’une équipe de ce niveau dans la région porte ses fruits.

Un club très sélect de 23 filles et 26 garçons avait rendez-vous à la montagne de L’Anse-Saint-Jean, au retour de la relâche. Pendant plus d’une dizaine de jours, ils ont eu l’occasion de démontrer leur savoir-faire, sous les regards attentifs des entraîneurs de l’équipe du Québec. Le tout dans un contexte qui se rapproche beaucoup de celui d’une compétition, mais qui permet d’obtenir un plus grand échantillon de performance de la part des athlètes.

« Les jeunes faisaient entre 6 et 8 descentes par jour, et c’était tout le temps des ‘‘runs’’ de course. Oui tu t’entraînes, mais tu es tout le temps chronométré, il y a tout le temps un peu de stress. Ça leur permet de voir le comportement des jeunes dans ce genre de situations. [...] Ils analysent la performance, le comportement, les aptitudes physiques », explique Carol Brassard, entraîneur de l’équipe Sag-Lac V52.

Celui-ci était fier d’avoir deux membres de sa formation à ce camp, et surtout, de les voir y tirer leur épingle du jeu. Après une première semaine plus difficile, où il remarquait un certain « écart » avec le reste des athlètes, il affirme que ses protégés se sont approchés des meilleurs temps au cours des derniers jours. Des performances qui pourraient éventuellement leur ouvrir des portes.

« Ç’a montré que notre programme fonctionne bien et que les athlètes font le travail. »

Léonie Dufour se dit « honorée » d’avoir eu cette opportunité, considérant le petit nombre d’appelés. Dans une saison dénuée de compétition, c’était l’occasion rêvée pour elle de se mesurer aux meilleures.

« Ça m’a permis de me comparer, voir où j’en étais rendue, surtout que les gens qui sont là avaient comme fait le double de mes journées de ski dans l’année. Donc, c’était quand même un bon challenge », dit celle qui s’est entraînée presque chaque jour cet hiver pour se maintenir à un haut niveau.

Son coéquipier, Fabrice Guillemette, abondait dans le même sens. Le camp lui a permis de constater qu’il n’avait pas trop à envier aux autres skieurs.

« Je pense que je suis rendu au calibre des gars qui étaient là-bas. [...] Au début, j’étais plus stressé, un peu moins proche, mais plus la semaine avançait et plus je me rapprochais des gars. Je comprenais que je n’avais pas besoin de stresser et que je n’étais pas si loin. [...] Je pense que je me suis bien amélioré et que les coachs de l’équipe Québec ont compris ça aussi. »

Petits moyens, grands résultats

L’équipe régionale, qui a été créée vers la fin de l’année 2020 pour permettre aux athlètes de plus de 16 ans de poursuivre leur carrière sur le Circuit provincial junior, a déjà su mettre en place une infrastructure digne des grands programmes, malgré de plus « petits moyens ».

« On a un kinésiologue qui est là, qui suit les athlètes, fait les entraînements. Les athlètes ont tous sur leur téléphone les entraînements d’après-neige, ce qui est quelque chose de nouveau qu’on a fait aussi. On a vraiment mis la structure pour que ces athlètes-là puissent performer. [...] Le soutien que l’équipe du Québec nous a apporté, les échanges de vidéo, moi je suis allé chercher les formations nécessaires aussi. Ç’a fait que nos athlètes se sont fait remarquer », soutient Carol Brassard.

Il précise que les autres équipes « de performance » en province ont pu aller s’entraîner ailleurs cet hiver, soit en Europe ou dans l’Ouest canadien, contrairement à sa formation. Ce qui n’a pas empêché ses deux skieurs de se démarquer au Mont-Édouard.

L’équipe Sag-Lac V52 pourrait toutefois prendre part à des camps à l’étranger d’ici l’automne, soit en Norvège, au Chili ou à Hintertux en Autriche, si les conditions sanitaires le permettent. Deux nouveaux athlètes se grefferont par ailleurs à la formation, la saison prochaine.