Gabrielle Savard, de Dolbeau-Mistassini, a été couronnée grande gagnante du Marathon de la relève, à sa quatrième tentative.

La quatrième est la bonne pour Gabrielle Savard

Gabrielle Savard s’est imposée au 26e Marathon de la relève, vendredi, ralliant les 10 kilomètres entre Mashteuiatsh et Roberval en 2 h 30min41sec. La Dolmissoise a terminé première chez les femmes et quatrième au total.

Ce ne fut toutefois pas une sinécure pour Savard, qui a souffert physiquement dans les derniers kilomètres de l’épreuve, incommodée par les vagues, d’autant plus qu’elle a nagé seule la majeure partie des 10 km.

« Je pense que c’est surtout ça qui a frappé, parce qu’au niveau de l’endurance, ça allait », a-t-elle partagé.

Troisième l’an dernier, elle en était à son quatrième 10 km de la relève. « Pour mon quatrième, c’était le temps que ça arrive, a-t-elle soufflé. Je vais pouvoir passer à autre chose. »

L’an prochain, Gabrielle Savard envisage de participer au 15 km du Lac-à-Jim, avec la volonté de participer au marathon de 32 km du lac Saint-Jean.

« C’est mon rêve de faire la traversée d’ici deux ans », a raconté la nageuse de 18 ans.

Deux en deux pour Beaudin-Bolduc
Chez les hommes, Nathan Beaudin-Bolduc a réédité son exploit de l’an dernier en tapant la plaque en premier après 2 h 23min38sec de travail. Des conditions plus difficiles ne l’ont pas empêché d’être le plus fort, lui qui a mené la course de bout en bout.

« Il y avait vraiment beaucoup de vagues tout au long du 10 km et c’était assez intense, a résumé le Lévisois de 19 ans. Je ne m’attendais pas à remporter la victoire deux années de suite, mais ça fait du bien. »

Double champion du Marathon de la relève, Nathan Beaudin-Bolduc vise une participation au marathon de 32 km d’ici la fin de sa carrière. Il n’a pas non plus mis une croix sur une troisième présence au marathon de la relève, l’an prochain.

Chez les nageurs locaux, Guillaume Poulin a terminé neuvième au total et sixième chez les hommes. Le jeune homme de Saint-Félicien a été incommodé par les crampes, sans pour autant jeter l’éponge.

Poulin veut maintenant se lancer dans le 32 km l’an prochain.

Parmi les autres régionaux, Alexann Petiquay (Mashteuiatsh), François Michaud (Alma), Léanne Girard (La Baie) et Audréanne Bouchard (Chibougamau) ont respectivement terminé 14e, 15e, 16e et 19e.

Le plus jeune et une paranageuse
La 26e édition du Marathon de la relève en fut une historique. D’abord, le plus jeune nageur était du départ, soit Thomas Langlois, 14 ans. Il a excellé avec une 10e position, juste à temps pour être dans les délais réglementaires.

« Au départ, je voulais arrêter de pratiquer la nage, mais finalement, je me suis fait des amis et j’ai continué, a souligné Thomas Langlois, de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les entraînements sont plus le fun. »

Plus jeune à prendre le départ, l’adolescent a réussi ce que bien des gens n’oseraient jamais tenter au cours de leur vie.

« C’était long, a-t-il avoué. Au début, je suivais des nageurs, mais ils ont accéléré et d’autres ont abandonné. Je suis fier parce que je suis le plus jeune et j’ai battu des nageurs qui sont pas mal plus vieux que moi. »

De son côté, la paranageuse Miori Hénault, une jeune femme qui a une déficience intellectuelle, a réalisé le 11e meilleur temps parmi les 24 nageurs, et le quatrième chez les femmes. À 23 ans, rien ne l’empêche d’aller au bout de ses rêves.

L’émotion était bien visible chez son entraîneur Michel Tremblay, à l’arrivée. Ce dernier a indiqué n’avoir même pas eu à motiver sa protégée tout au long du parcours, régulière comme une horloge pendant 10 km.

« C’était le fun et j’ai adoré ça, a mentionné Miori Hénault, une Vietnamienne d’origine adoptée par des parents québécois. Au début, c’était difficile, mais vers la fin, j’étais correcte. »

Le duo vise maintenant une participation aux Jeux paralympiques d’été de 2020, à Tokyo.

« Miori s’entraîne 20 heures par semaine, de septembre à juillet, et elle a toujours le sourire, a expliqué Michel Tremblay, son entraîneur depuis trois ans. Miori et moi avons trouvé une façon de travailler ensemble et ça fonctionne. C’est une belle victoire d’équipe. »