L’Américain Paul Asmuth vient de lancer son autobiographie.

La nage en eau libre racontée par Paul Asmuth

Double vainqueur de la traversée de 32 km (1980 et 1983) et une fois vainqueur de l’aller-retour de 64 km en 1989, Paul Asmuth est à Roberval cette semaine pour présenter son autobiographie, Marathon Swimming: The Sport of the Soul.

L’Américain a sorti son livre en février, après plusieurs heures d’écriture. La version française La nage en eau libre : sport de l’âme, devrait être bientôt disponible. Il est déjà possible de commander la version originale.

Paul Asmuth a précisé que son autobiographie n’était pas une œuvre strictement destinée aux nageurs ou aux amateurs de la nage en eau libre. Elle raconte plusieurs facettes de sa carrière et de sa vie, en passant par ses entraîneurs jusqu’aux valeurs qu’il partage.

« L’écriture a vraiment été facile à faire pour moi, a-t-il avoué. Ça m’a rappelé plusieurs grands souvenirs, mais aussi de durs moments de ma carrière. Lorsque j’écrivais sur mes courses, c’est là où c’était le plus émotif pour moi. »

Le premier chapitre du livre est consacré à la traversée du lac Saint-Jean de 1981, qu’il n’avait pourtant pas complétée. « Les gens me demandent souvent pourquoi je commence en parlant d’une course que je n’ai pas terminée, mais je pense qu’on apprend davantage des échecs que des succès », a philosophé Paul Asmuth, présent une dernière fois à la Traversée en 2004, lors du 50e anniversaire de l’événement. Il avait complété l’épreuve en 18e place, à 46 ans. Il était de retour en 2016 pour entraîner Alexander Meyer, champion du 32 km.

Pour Paul Asmuth, la nage en eau libre est beaucoup plus qu’une discipline sportive.

« En nage de longue distance, tu ne vois rien, tu n’entends rien et tu ne sens rien, a-t-il raconté. C’est ton âme qui te donne la trajectoire à suivre. »

Sur la couverture du bouquin de 228 pages, on retrouve Paul Asmuth en action dans le lac Memphrémagog, avec l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. L’ancien nageur a marqué l’histoire de la Traversée du Memphrémagog en la remportant six fois. Une tournée de lancement a d’ailleurs eu lieu là-bas en début de semaine.

L’Américain a pris le temps de remercier plusieurs personnes à la fin de son autobiographie, dont les partisans robervalois. « Ils ont une passion pour leur lac Saint-Jean et ils en sont fiers, a-t-il observé. Pour moi, c’était la course qui représentait le plus grand défi. C’était froid et c’était long. Ici, on arrivait et il fallait aller nager, peu importe les conditions. »