Audrey Boily.

La médaille d’or pour Audrey Boily

La Saguenéenne Audrey Boily a réalisé «l’objectif d’une vie» jeudi au Mont Sainte-Anne en remportant la médaille d’or de l’épreuve de descente des Championnats du monde des maîtres de vélo de montagne dans la catégorie 40-44 ans et la troisième position au classement général féminin. Le pire, c’est qu’elle a bien failli ne pas être en mesure de participer à la compétition internationale.

«Ça fait longtemps que je préparais ça. C’était beaucoup d’efforts. C’est un gros sentiment d’accomplissement personnel, a laissé tomber Audrey Boily lors du chemin du retour.

Elle a débuté le vélo de montagne il y a une dizaine d’années, mais dans la discipline d’enduro. Elle s’est convertie à la descente en 2017 et dès sa deuxième année, a pris la troisième place du classement de la Coupe du Québec chez les élites. Quand elle a su que les Championnats du monde allaient se tenir au Québec, elle a décidé d’embarquer pleinement dans l’aventure. «Je me suis dit que je devais m’y mettre et que j’y participe. Ça fait un an que je planifie ça», annonce Audrey Boily.

Après avoir fait du fatbike pendant l’hiver ainsi qu’un voyage en compagnie de son conjoint en Italie, la malchance a frappé en avril alors qu’elle a subi une fracture de l’épaule ce qui l’a contraint à une arrêt de trois mois. Elle n’est remontée en selle qu’à la fin du mois de juillet. «Ça aurait été encore mieux parce qu’il y avait encore le facteur peur qui était là», concède Audrey Boily, mentionnant que la piste très technique du Mont Sainte-Anne est sans contredit la plus difficile au monde, ce qui a été validé lors des derniers jours par les participantes. En plus, la pluie s’est mise de la partie. «C’était vraiment intimidant», raconte la Saguenéenne qui n’a pas chuté à l’entraînement, ni en course.

«Je me sentais solide. C’était mon genre de terrain», avance Audrey Boily qui a notamment devancé la double championne de l’Union cycliste européenne, l’Hollandaise Manon Hooijschuur qui a terminé deuxième. Toutes catégories confondues, elle a pris la troisième place et n’a pas manqué de souligner la complicité avec son conjoint Yves Larouche.

«C’est lui qui m’a montré à pédaler, qui s’occupe de l’entretien technique de mes vélos. Il me supporte, il me montre les bonnes lignes. Il me ‘‘coache’’, en même temps mon technicien et mon amoureux», de dévoiler la nouvelle championne.