Les amateurs de lutte dans son aspect plus théâtral sont désormais bien servis avec la AWE (Attitude Wrestling Entertainment) qui organise régulièrement des spectacles dans ses locaux sur le boulevard Tadoussac. Ci-haut, les cinq administrateurs: Ianrick Villeneuve, Yan Hamelin, Mathieu Villeneuve, Michaël Tremblay et Mathieu Gilbert-Tremblay.

La lutte plus théâtrale gagne en popularité

La lutte se porte très bien dans la région. À preuve, depuis un an, les dirigeants de l’AWE (Attitude Wrestling Entertainment) ont dû procéder au moins deux fois à l’agrandissement de leurs locaux sur le boulevard Tadoussac, à Chicoutimi, secteur nord.

L’organisation avait vu le jour il y a une dizaine d’années, mais de façon beaucoup moins structurée, avec des matelas dans leur cour arrière, image Mathieu Gilbert-Tremblay. Puis, c’est tombé dans l’oubli pendant quelques années. Le projet a ensuite refait surface officiellement il y a environ un an et demi. On a fait la location d’un local commercial il y a un an (1531, boulevard Tadoussac) et ça fait presque trois fois qu’on est obligés d’agrandir de l’intérieur depuis la première année. »

L’organisation, qui vise une clientèle différente de la JCW (Jonquière Championship Wrestling), a le vent dans les voiles. La AWE organise de petits galas les vendredis soirs et un spectacle de plus d’envergure toutes les trois ou cinq semaines les dimanches, ce qui donne une cinquantaine de spectacles par année.

Au fil du temps, de plus en plus de gens assistent à ces événements. « On a eu un premier gala Brawling Fest dimanche dernier et c’était vraiment la première édition où l’on pouvait comparer avec l’an passé. L’année dernière, on avait environ une quinzaine de personnes dans la salle, dont une dizaine qui était des lutteurs ayant fait leurs combats. Cette fois-ci, on a eu au-dessus de 100 spectateurs et, lors de la vente de billets, on en a vendu 40 en quatre ou cinq minutes ! », fait valoir fièrement le responsable des communications de l’organisme à but non lucratif.

Divertissement
La AWE mise davantage sur le côté théâtral de la lutte, son aspect divertissement. « On parle de la lutte des années 80, avec des costumes fluorescents. On tient pour acquis que les gens vont avoir du plaisir en famille et entre amis en proposant des personnages un peu éclatés et des histoires qui se tiennent. Nous, on travaille plus sur des scénarios crédibles que la clientèle apprécie. »

« À Jonquière, c’est plus de la lutte technique. Ici, c’est vraiment du théâtre, nuance-t-il. Par exemple, si le méchant fait vraiment sa job et que les gens l’haïssent, et que le gentil fait aussi sa job et que les gens l’adorent, si on est capable de développer une histoire où les gens se sentent interpellés, la réaction sera vraiment explosive. »

Si les protagonistes s’entendent sur une histoire de base, il y a toutefois une bonne part d’improvisation. En plus de 16 lutteurs réguliers et de deux ou trois qui sont en formation dans les cours offerts chaque semaine, l’organisation a développé d’excellents liens avec les autres fédérations un peu partout au Québec et quelques lutteurs de l’extérieur viennent régulièrement prendre part aux spectacles.

Actuellement, les organisateurs planchent sur des projets d’envergure. « On a des projets pour 2018 avec certaines municipalités pour prendre de l’ampleur. On considère qu’on a une bonne croissance et qu’on offre un produit intéressant. De plus, on a signé un partenariat avec le Marché Centre-Ville qui nous fournit la bière et ils ont même fait des produits en magasin à notre effigie », ajoute Mathieu Gilbert-Tremblay tout en soulignant la contribution de l’équipe de bénévoles « sans qui rien ne serait possible ».

Mentionnons enfin qu’un gala « High Voltage » aura lieu vendredi soir, à compter de 21 h. Pour plus d’information, il suffit de visiter la page Facebook de l’AWE.