Plusieurs services offerts par la Corporation de la Véloroute des Bleuets font partie des atouts qui ont contribué à son succès. Le président de la corporation, Michel Chiasson, pose ici près de l’un des cinq VéloVoûtes aménagées l’an dernier, lesquelles ont fait en sorte que la Véloroute est le premier réseau cyclable à offrir le service de recharge pour les vélos à assistance électrique.
Plusieurs services offerts par la Corporation de la Véloroute des Bleuets font partie des atouts qui ont contribué à son succès. Le président de la corporation, Michel Chiasson, pose ici près de l’un des cinq VéloVoûtes aménagées l’an dernier, lesquelles ont fait en sorte que la Véloroute est le premier réseau cyclable à offrir le service de recharge pour les vélos à assistance électrique.

La gamme de services, un atout du succès de la Véloroute des Bleuets

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
En plus de ses magnifiques panoramas, la Véloroute des Bleuets se distingue par sa gamme de services aux cyclistes, laquelle est devenue l’un des atouts incontournables de 20 ans de succès. Par exemple, l’implantation, l’an dernier, de VéloVoûtes, des stations de recharge pour les vélos à assistance électrique, a permis à la Véloroute de devenir le premier réseau cyclable en Amérique du Nord à être doté de telles installations.

Autre avantage : la station de recharge, un produit créé par le Saguenéen Louis Fournier et son entreprise qui offre également un stationnement sécuritaire pour quatre vélos et des cases barrées pour entreposer casques et matériel si le client décide, par exemple, d’aller visiter les environs.

Avec l’engouement fulgurant que connaît le vélo à assistance électrique cette année, il n’est pas étonnant que la Corporation de la Véloroute des Bleuets planifie l’aménagement d’autres stations au fil des ans, en fonction des sommes qui seront disponibles.

« Cette année, je suis allé au Salon du vélo à Québec et la tendance pour les vélos à assistance électrique est vraiment à la hausse. Souvent, dans un couple, l’un des deux est capable de faire pas mal de distance, mais même si l’autre qui est moins en forme, cela lui permet d’être capable de faire les mêmes distances et d’aller aux mêmes endroits », souligne Michel Chiasson, président de la corporation.

Dans plusieurs municipalités ceinturant le lac Saint-Jean, les cyclistes ont accès à des stations de réparation. Ils y retrouvent des outils pour réparer des bris mineurs.

L’an dernier, les cinq premières bornes étaient en service aux Maisons du vélo d’Alma, de Roberval et de Dolbeau-Mistassini, à la Plage publique le Rigolet de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et au Carrefour d’accueil Ilnu de Mashteuiatsh. Toutefois, cet été, en raison de la pandémie, seules celles des Maisons du vélo d’Alma et de Dolbeau-Mistassini sont accessibles.

Outils pour bris mineurs

Près de ces stations, et dans plusieurs municipalités ceinturant le Piékouagami, on retrouve aussi des stations qui mettent à la disposition des cyclistes une dizaine d’outils pour effectuer des réparations mineures ou de petits ajustements.

Et si un pépin survient entre deux sites, il y a de bonnes chances de tomber sur l’un des 75 ambassadeurs qui arpentent la Véloroute. Ces derniers sont équipés pour effectuer de petits dépannages, comme réparer une crevaison ou ajuster un siège. « Avec la COVID-19, c’est plus compliqué, parce qu’ils ne peuvent pas vraiment aider. Ils doivent donner le tube aux gens ou les référer à un magasin partenaire situé à proximité de l’endroit où les gens se trouvent. »

Voyager léger

Le service de transport des bagages pour les touristes ou les petites familles qui se donnent quelques jours pour parcourir la Véloroute est aussi extrêmement prisé. Les gens qui réservent dans les lieux d’hébergement partenaires peuvent en effet voyager léger puisque ce service de navette assure le transfert de leurs bagages durant tout leur périple.

« Pour des parents avec deux enfants, ça fait beaucoup de bagages. J’en ai rencontré la semaine passée et ils me disent qu’avec le service de bagages, c’est parfait. Ils arrivent à l’hôtel et leurs bagages sont là. C’est vraiment apprécié et c’est l’un des gros atouts », soutient M. Chiasson.

Pour une deuxième année consécutive, c’est la Corporation de la Véloroute des Bleuets qui a pris en charge le service. Tous les jours, Stéphane Lavoie, de Taxi Lavoie de Saint-Félicien, fait le tour du lac Saint-Jean pour récupérer et acheminer les bagages au bon endroit.

« Pour ceux et celles qui le veulent, on peut mettre les bagages dans des sacs en plastique, mais en général, les gens se lavent les mains et désinfectent leurs valises », mentionne le président de la corporation.

Le service est très populaire et le nombre d’utilisateurs est déjà en hausse par rapport à l’an dernier.

Vélomobile

Depuis l’an dernier, la Véloroute jouit d’une belle visibilité grâce à sa Vélomobile Desjardins, une sorte de camion de rue qui se déplace dans les festivals et les municipalités pour promouvoir la Véloroute, fournir de l’information sur ce joyau, de même que sur les sites d’hébergement, et vendre des articles de la collection Prestige, dont ceux du 20e anniversaire.

Les jeunes qui sont en charge disposent, eux aussi, de quelques outils pour dépanner dans le cas d’un bris mineur.

moins de sections sur l’accotement

Enfin, lorsqu’on demande au président son voeu le plus cher pour la Véloroute, il rétorque rapidement que ce serait d’offrir un circuit cyclable sans section en bordure de la circulation routière. « C’est le côté négatif de la Véloroute présentement. Ça ne se réalisera peut-être pas en cinq ans. Mais d’ici la fin de 2023, on a reçu des subventions 9,6 M $ des différents paliers de gouvernements et les secteurs privilégiés pour les investissements sont ceux qui longent toujours la route », rappelle M. Chiasson.

Ainsi, d’ici 2023, 18 des 22 kilomètres ciblés sont des sections sur l’accotement. Elles seront rendues plus sécuritaires pour tous les usagers, notamment les touristes et les familles.