La Course des dieux, pour le plaisir

Plus de 800 personnes ont participé samedi à la sixième édition de la Course des dieux, tenue sur le terrain escarpé du Mont-Fortin à Jonquière. Cette année, l’aspect compétitif a été mis de côté pour laisser toute la place au dépassement de soi et au plaisir de faire de l’activité physique.

Les courageux qui se sont donné comme défi de franchir les quelque vingt-cinq obstacles étalés sur six kilomètres l’ont fait sans être chronométrés. Le seul objectif était de terminer la course.

Le président de la Course des dieux, Denis Gravel, espère que plus de gens se mettront ainsi à faire du sport et se lanceront des défis.

«Cette année, on vise monsieur et madame Tout-le-Monde, qui veut se donner un objectif personnel. On n’a plus de puce pour mesurer les temps. Il n’y a plus de pénalités quand on n’est pas capable de franchir un obstacle. C’est une partie de fun. On veut faire vivre quelque chose d’extraordinaire aux participants, entre amis», indique-t-il.

Une dizaine de départs ont eu lieu entre 9h et 1h30. Les coureurs, dont environ les deux tiers étaient des femmes, mettaient entre une et trois heures pour compléter le parcours.

Un participant, Éric Maltais, a décidé de s’inscrire pour tester ses limites. Après avoir franchi le dernier obstacle de la course, il était fier de l’exploit qu’il venait d’accomplir.

«Le plus difficile, c’est de monter les pentes de ski alpin. C’est fait pour descendre ces pentes-là», lance-t-il, alors qu’il recevait la médaille qui était offerte à tous les participants.

Pas moins de 250 enfants, qui pouvaient faire un plus petit parcours d’environ un kilomètre, étaient aussi présents samedi.

Bootcamp

L’événement s’est associé avec l’entreprise spécialisée dans l’organisation de course thématique, JustRun, pour sa sixième édition. Cette collaboration a permis d’offrir de nouveaux obstacles inspirés des bootcamps militaires.

Le chef de direction de JustRun, Michel Rochon, explique en entrevue vouloir continuer ce partenariat. «On a pensé que ce serait une bonne idée d’ajouter l’aspect militaire, pour qu’il y ait plus d’obstacles, plus de bouette. On regarde pour d’autres thématiques dans les prochaines années», indique celui qui participe à l’organisation de 27 événements différents à l’échelle du Québec.

Pour la bonne cause

Les profits de la Course des dieux seront remis à la Fondation de ma vie. Plus de 20 000$ ont été amassés lors des cinq premières éditions. «On s’attend à donner le même montant que par les années passées, soit entre 4 et 6000$», pense Denis Gravel.