L'entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean

Kody Gagnon, la dernière transaction

Yanick Jean réservait une dernière transaction pour la dernière journée, mais rien de majeur. Il a fait l'acquisition du défenseur format géant de 19 ans Kody Gagnon des Wildcats de Moncton afin d'ajouter de la profondeur à sa brigade.
Le directeur général des Sags a payé un choix de 3e ronde pour sa nouvelle acquisition, mais a récupéré un choix de 5e ronde dans l'entente conclue peu avant midi. Les Sags l'avaient à l'oeil depuis un bon moment l'arrière ontarien de 6 pieds 3, 215 livres. «Après les départs d'Adam Holwell et Zach Malatesta, dans les dernières semaines, il a vu son temps de glace augmenter grandement et a très bien réagi», a souligné Yanick Jean.Il a eu plusieurs discussions vendredi matin, sans passer près d'amener un autre joueur de premier plan.
L'ajout d'un autre défenseur devenait nécessaire parce que Simon Monette, qui souffre d'un virus, pourrait s'absenter pour une période prolongée. Il ne restait donc que six défenseurs en santé, ce qui limitait les options. «Ça nous prenait un autre défenseur», de certifier le DG des Sags.
Réservant l'essentiel de son bilan pour lundi matin, Yanick Jean a tout de même annoncé avoir atteint ses objectifs lors de la période des transactions. Dans les besoins, les dirigeants de l'organisation chicoutimienne avaient identifié la vitesse, le talent individuel offensif et l'expérience. Il a l'impression d'avoir réussi en allant chercher Kevin et Kelly Klima, Joey Ratelle à l'attaque et le défenseur Olivier Galipeau, sans oublier l'ajout de German Rubtsov qui se joindra prochainement à l'équipe. Dans son esprit, Olivier Galipeau et Simon Bourque, qui s'est retrouvé avec les Sea Dogs, étaient les deux défenseurs d'impact disponibles sur le marché.
«Je suis convaincu qu'on est beaucoup améliorés. Il reste maintenant à mettre en place la chimie et la rapidité avec laquelle on va arriver à créer l'unité», d'estimer Yanick Jean, annonçant que la roue avait fait un tour depuis l'an dernier.
Il a fait remarquer que l'an dernier, les vétérans Gabryel Boudreau, Garrett Johnston et Jonathan Bourcier ont tous les trois permis aux Sags de mettre en banque des choix de 2e et 4e ronde, ce qui s'est avéré très utile lors des dernières semaines.
«On est contents de la manière qu'on a travaillé. L'an dernier, on avait mis des choix en banque. On savait qu'on en aurait besoin pour amener des joueurs», d'indiquer Yanick Jean, très heureux de ne pas avoir eu besoin de sacrifier de jeunes, sauf David Noël.
Olivier Tremblay formera dorénavant un duo avec son compatriote régional et ancien coéquipier avec les Élites de Jonquière, Samuel Harvey.
Un duo de gardiens de la région chez les Huskies
Le duo de gardiens des Huskies de Rouyn-Noranda est maintenant entièrement régional. Ayant déjà l'Almatois Samuel Harvey comme numéro un, le directeur général Gilles Bouchard a fait l'acquisition du Chicoutimien Olivier Tremblay à la première heure vendredi matin.
Les deux gardiens ont tous les deux défendu le filet des Élites de Jonquière dans le midget AAA lors de la première moitié de la saison 2013-2014. Olivier Tremblay, qui avait été réclamé en deuxième tour au repêchage quelques mois plus tôt, avait été rappelé par l'Océanic à la période des Fêtes.
La saison suivante, il était passé aux Tigres en retour de deux choix de deuxième ronde dans l'espoir qu'il s'impose entre les deux poteaux, ce qui ne s'est jamais concrétisé. Hier, le prix était considérablement en baisse pour ses services. Les Huskies l'ont obtenu pour un choix de 6e ronde. Il affichait une moyenne de 3,74 et un pourcentage d'arrêt de .874 en 17 parties. Il était conscient qu'une transaction était possible. Il évaluait les probabilités qu'il change d'adresse à 50%. «J'haïssais ça jouer contre eux et je me retrouve là», exprime Olivier Tremblay qui rejoindra ses nouveaux coéquipiers samedi à Gatineau.
Dans son analyse des derniers mois, il estime qu'il avait entamé la saison régulière en force, mais une suspension de sept rencontres pour avoir frappé un adversaire a ralenti son momentum. «Ça m'a un peu mis les bâtons dans les roues. J'apprends de ça et je prends le blâme», reconnaît Olivier Tremblay, qui a ensuite été blessé. Il a donc vu de l'action dans seulement six rencontres depuis deux mois.
«Je ne peux pas dire que j'ai connu un mauvais début de saison, je n'ai pas joué», de plaider Olivier Tremblay qui a discuté quelques minutes au téléphone avec son nouveau partenaire devant le filet.
«On a le même agent et on s'entraîne ensemble pendant l'été. On se retrouve. En plus, les Huskies ont un entraîneur des gardiens à temps plein. C'est un bonus», fait valoir le gardien chicoutimien.
«On a le même but et on va tout faire ce qu'on peut pour gagner», assure Olivier Tremblay. Celui-ci a eu une pensée pour l'ancien directeur général des Tigres, Daniel Fréchette, aujourd'hui décédé, qui avait fait son acquisition en décembre 2015.