La glace olympique du Centre Georges-Vézina sera de nouveau l’hôte d’une compétition Élite, en fin de semaine.

Kim Boutin a songé à venir au Saguenay

Il s’en est fallu de peu pour que de la grande visite soit de passage au Centre Georges-Vézina, en fin de semaine, pour la compétition de patinage de vitesse Élite 3. Triple médaillée aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 et leader de l’équipe nationale, la Sherbrookoise, qui se remet d’une légère blessure à un genou, a songé à effectuer un retour à la compétition à Chicoutimi, mais la configuration de la patinoire olympique de l’amphithéâtre de la rue Bégin l’a fait changer d’idée.

Président de l’Association régionale de patinage de vitesse, Christian Simard a expliqué que l’impossibilité de retirer les bandes de hockey changeait la donne, rendant les conditions différentes à ce qu’on retrouve sur les autres anneaux de patinage de vitesse courte piste.

« Kim a appelé la présidente du club les Comètes de Chicoutimi, Annie Grandisson, pour connaître la situation de la glace olympique, a mentionné M. Simard. Pour Kim Boutin, ça ne la rassurait pas. C’est malheureux, mais c’est un exemple de plus qui prouve qu’on fait face à des contraintes avec le Centre Georges-Vézina. On a une glace olympique, mais ça ne suffit plus aux exigences modernes. »

Dans un monde idéal, les bandes seraient retirées, totalement ou en partie, pour permettre une meilleure absorption en cas de chute. Dans le jargon, une configuration 360 degrés fait en sorte que toutes les bandes sont enlevées, tandis que la configuration hybride demande le démantèlement temporaire des bandes à la sortie des virages. Des coussins plus épais viennent assurer une meilleure sécurité. Or, cette planification est impossible pour le Centre Georges-Vézina, qui loge le Centre d’excellence Marc Gagnon.

« Cette situation nous empêche d’avancer, a tranché Christian Simard. On peut quand même présenter la compétition Élite, mais on la fait selon les exigences minimales de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, avec les matelas dont on dispose. Ça nous empêche actuellement d’accueillir certains patineurs de haut niveau et de présenter des compétitions nationales. »

Une centaine d’athlètes en action

Malgré tout, une centaine de patineurs sont attendus, samedi et dimanche. En plus des patineurs de catégorie Élite à l’échelle québécoise et d’autres provinces, certains membres de l’équipe nationale B pourraient être présents, a annoncé Christian Simard. L’occasion serait belle pour peaufiner certaines stratégies en vue de la prochaine Coupe du monde, prévue du 7 au 9 février, en Allemagne.

La Baieriveraine Claudia Gagnon a toutefois confirmé qu’elle ne serait pas présente au Saguenay en fin de semaine.