Le nouveau président du CTIS, Kévin Flamand-Lapointe (au centre), connaît très bien l’organisation, lui qui a grandi en ses murs. Il souhaite continuer à faire progresser l’organisation.

Kévin Flamand-Lapointe mise sur le recrutement

Nouveau président du Club de tennis intérieur Saguenay (CTIS), Kévin Flamand-Lapointe, a littéralement grandi dans ce milieu dont il connaît à peu près toutes les facettes. Il souhaite d’ailleurs aider le club à poursuivre son développement, notamment avec le recrutement de nouveaux joueurs de tous âges.

«Ça fait environ 25 ans que je joue au tennis ici», confirme-t-il en riant lors de la conférence du Challenger Banque Nationale de Saguenay (21 au 27 octobre). Malgré sa jeunesse – 31 ans –, Kévin Flamand-Lapointe est en fait un président aguerri à la barre du conseil d’administration du club.

«Ça fait environ six ou sept ans que je siège au conseil d’administration. J’ai commencé en étant trésorier, puis vice-président, et je suis maintenant président depuis décembre.

«J’ai fait mes classes et nous avons quand même une équipe bien rodée. Jean-Arnaud (Poirel) et Caroline (Delisle) gèrent bien le quotidien. La présidence, c’est plus de gérer les gros dossiers de développement du club. Mais comme on a fait beaucoup de projets ces dernières années, ce sera peut-être un peu plus tranquille côté investissements. Par contre, on aura la toiture à refaire au cours des prochaines années», résume le président.

D’ailleurs, le CTIS et le comité du Challenger ont continué d’améliorer les installations afin de bonifier l’expérience des joueuses et des spectateurs. Cette année, ils ont investi 4000 $ dans l’éclairage, «ce qui permettra de se conformer à l’une des exigences de l’ITF (Fédération internationale de tennis)», souligne Kévin Flamand-Lapointe.

Assurer une relève

Pour Flamand-Lapointe, le défi du CTIS pour les prochaines années sera de développer une relève. «Nos membres sont quand même vieillissants. On en a plusieurs qui arrêtent de jouer à cause des blessures. D’autre part, par le passé, on avait un heureux problème parce que le club était toujours plein et c’était donc difficile de recruter de nouveaux membres. Mais maintenant, le défi des prochaines années sera d’aller chercher de nouveaux membres», estime-t-il.

L’engouement pour le tennis ne cesse de s’accroître. Les succès des joueurs de tennis canadiens, autant chez les hommes que les femmes, contribuent à générer de l’engouement pour ce sport. «Les Shapovalov, Auger-Aliassime et Andreescu nous donnent une belle visibilité. Mais en même temps, c’est sûr que ça reste difficile parce l’offre de sports est tellement grande. Et on ne se le cachera pas, le tennis est quand même dispendieux (à pratiquer).»

Il est possible de s’initier au tennis à tout âge. «Tous les calibres jouent ici et on offre des cours à l’école de tennis Delisle-Poirel. On a aussi des programmes ‘‘cours et ligues’’, pour les personnes qui commencent à jouer. Les gens suivent des cours et par la suite, ils forment une ligue. Ce sont donc tous des joueurs de même calibre qui apprennent à jouer au tennis et qui peuvent ensuite continuer dans la formule ligue et jouer chaque semaine. Maintenant, on a un peu plus de plages horaires disponibles, alors pour les personnes qui veulent commencer à jouer, c’est une belle option», a-t-il conclu.

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LE CHALLENGER EN BREF

• Sur le dépliant du Challenger, cette année, l’organisation a misé sur deux joueuses qui sont passées par Saguenay avant de rafler un titre en tournois du Grand Chelem, soit l’Allemande Angelique Kerber (Internationaux d’Australie 2016) et l’Ontarienne Bianca Andreescu (Internationaux des États-Unis 2019)...

• Classée 5e au monde, Bianca Andreescu a participé au Challenger de Saguenay de 20l6 à 2018. Son couronnement aux Internationaux des États-Unis a évidemment eu de belles retombées pour l’organisation locale. « C’est une gloire pour nous! Ça a fait parler du tennis et de notre tournoi et on espère que d’autres vont la suivre. On a accueilli des joueuses qui se sont retrouvées parmi les dix meilleures au monde. Ça veut dire qu’on présente du tennis de qualité et au prix qu’on charge, ça vaut la peine de venir les voir jouer », a lancé Jean Delisle, président du comité organisateur du Challenger...

• Les succès des Canadiens Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime, entre autres, ont eu un impact sur le taux d’inscription des jeunes à l’école de tennis du club. On parle d’une hausse d’environ 10 %...

• L’organisation a augmenté légèrement le coût des billets par séance, ainsi que le prix du passeport. Ce dernier est passé de 30 $ à 40 $. Malgré tout, le Challenger BN de Saguenay reste très accessible. À 40 $, le passeport est « trois fois et peut-être même quatre fois moins cher que d’autres tournois auxquels on peut se comparer », souligne M. Delisle...

• L’organisation a ajouté de nouvelles loges VIP et déjà la moitié ont trouvé preneur. Les loges non occupées permettront à l’organisation d’inviter des entreprises qui, si elles sont séduites par la qualité du tournoi, pourraient être intéressées à devenir commanditaires...

• Gros défi pour l’organisation du Challenger puisque tous les matchs de qualification seront joués le lundi 21 octobre. 32 joueuses sont sur les rangs...

• L’organisation a décidé de poursuivre son effort pour l’environnement avec l’achat de gourdes qui seront remises à chaque joueuse, au personnel et aux bénévoles... 

• Le comité organisateur a eu une réponse mitigée à son offre d’assumer la moitié des coûts de transport des jeunes de 5e-6e année et de 1re et 2e secondaire pour qu’ils viennent assister aux matchs durant le jour. Le président Delisle rappelle qu’il reste encore une quinzaine de jours pour que d’autres écoles s’en prévalent...

• L’organisation a aussi décidé d’investir dans le développement de la relève régionale en subventionnant un nouveau programme, Les Petits Espoirs, pour un montant de 3500 $ à 4000 $. « Ça va permettre à 12 jeunes de la région de se développer en suivant des cours de tennis à coût modique », mentionne le président du club. Une bourse sera également remise au jeune Maxime Mareschal-Hay qui a bien fait aux Championnats canadiens et qui a remporté les titres en simple et en double au Wadadli Bowl d’Antigua, dans les Antilles.

JEAN DELISLE À L'HONNEUR

Président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Jean Delisle a vu son dévouement pour la promotion et le développement du tennis, principalement au Saguenay, être souligné devant les membres de l’Assemblée nationale à la fin septembre. 

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest (2e à partir de la gauche), a profité de son moment de «déclaration de député», qui précède la période de questions à l’Assemblée nationale, pour souligner l’importante contribution de M. Delisle au cours de près de 40 ans pour faire rayonner le tennis dans la région et dans le monde du tennis, en plus de la reconnaissance obtenue par Tennis Canada durant la Coupe Rogers.

 Pour l’occasion, M. Delisle était accompagné de ses proches, sa fille Caroline, son épouse, Denise Fortier, et leur gendre, Pierre Tremblay.