Médaillée olympique en rugby lors des Jeux de Rio 2016, la Québécoise Karen Paquin profité de son passage au Saguenay pour rencontrer la jeune équipe de Rugby UQAC au Pavillon sportif et leur prodiguer quelques conseils.

Karen Paquin, une visite inspirante

Les membres de l’équipe Rugby UQAC ont eu droit à de la visite inspirante, lundi soir, au stade du Pavillon sportif de l’Université du Québec à Chicoutimi, alors que la médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Rio 2016, Karen Paquin, a profité de son passage dans la région pour superviser un entraînement et leur prodiguer quelques conseils.

Native de Québec, la sympathique athlète effectue présentement une tournée dans le cadre des Ambassadeurs de l’esprit sportif avec le gouvernement du Québec. « Tant qu’à être ici, pourquoi ne pas parler de rugby avec les gens de l’UQAC qui a une nouvelle équipe qui a vu le jour ici. Alors j’en ai profité pour venir voir comment ça se passe et peut-être donner deux ou trois conseils. »

Coordonnatrice de la jeune équipe de l’UQAC, Manon Bordeleau était ravie de ce tour de force. « (Karen) habite encore en Colombie-Britannique, alors ç’a été un ‘‘timing’’ incroyable qu’elle vienne ici pour rencontrer des jeunes dans les écoles et qu’elle puisse venir voir l’équipe. C’était une logistique assez difficile pour faire en sorte d’avoir un plateau disponible pendant qu’elle serait ici et que les joueurs soient disponibles aussi, car plusieurs sont en fin de session ou sont repartis en Europe. C’est un cadeau de Noël avant le temps ! »

Coordonnatrice de l’équipe Rugby UQAC, Manon Bordeleau (première à droite) était très heureuse d’avoir pu concilier les horaires de l’athlète olympique Karen Paquin (à sa droite) avec celles des joueurs et d’avoir obtenu un plateau pour l’entraînement.

En plein essor

Karen Paquin constate une énorme progression du rugby au Québec, au cours des dernières années. « Ça pousse comme des champignons dans toutes les régions, dit-elle en parlant des clubs. De plus en plus, la fédération de Rugby Québec est très présente dans les régions. Il n’y a pas juste Québec et Montréal. À Chicoutimi, il y a une nouvelle équipe, il y en a qui se développe à Rimouski et on en a vu en Gaspésie. Ça s’en vient de plus en plus gros », souligne-t-elle en entrevue.

Selon elle, il y a autant de garçons que de filles qui pratiquent ce sport. « Ça se développe tant chez les garçons que les filles. Notre équipe féminine est très forte. Les filles de rugby à 15 ont gagné le Championnat canadien, l’an dernier. On peut vraiment dire qu’on est une force autant au féminin qu’au masculin. »

Elle s’attend à ce que ce sport en émergence au Saguenay continue de prendre de l’ampleur. « Avec la présence de Manon (Bordeleau), on espère (aussi) voir une équipe de filles se développer dans les prochaines saisons. Comme c’est tout nouveau, c’est bien de voir le sport prendre de l’ampleur ici », ajoute Karen Paquin qui compte bien revenir si elle est invitée à nouveau et que son horaire le lui permet.

Du volley au rugby

Cette ancienne joueuse de volleyball s’est initiée au rugby durant son secondaire, à l’invitation de son entraîneur de volley. Elle a d’ailleurs pratiqué les deux disciplines jusqu’à la fin de ses études collégiales. « Je ne crois pas vraiment à la spécialisation sportive en bas âge. Pour moi, on fait du sport et ça nous développe comme athlète », résume celle qui est diplômée en génie chimique de l’Université Laval.

À ses débuts, faire partie de l’équipe nationale n’était pas vraiment un objectif. « J’ai joué dans toutes les équipes que je pouvais avec le club de Québec. J’ai ensuite joué avec l’Équipe du Québec et le Rouge et Or de l’Université Laval. Après avoir terminé mon université, j’ai reçu une invitation. C’était complètement inattendu, car je pensais que ma carrière était terminée. J’ai décidé de partir dans l’Ouest. J’ai commencé en 2012 avec l’équipe nationale et après quelques années, je me suis concentré complètement sur l’objectif olympique en 2015 et en 2016 », a relaté celle qui est en retour de blessure. « Le but est de continuer jusqu’en 2020 (pour les Jeux olympiques) et en 2021 pour la Coupe du monde à 15. »

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SA BIO

Âgée de 31 ans, Karen Paquin est certainement une excellente ambassadrice de son sport. En plus d’avoir contribué à la conquête de la première médaille de bronze de l’histoire de l’histoire du Canada au rugby à 7, elle a remporté la médaille d’argent à la Coupe du monde de rugby à sept féminin en 2013, ainsi que la médaille d’argent avec l’équipe canadienne féminine de rugby à 15 à la Coupe du monde 2014. «Les 11 essais qu’elle a marqués pendant la Série mondiale 2013-2014 ont été la troisième performance en importance par une athlète féminine nord-américaine. Nommée au sein de l’équipe mondiale de rêve 2014-2015 de rugby à sept féminin, elle a inscrit huit essais aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, se classant ainsi au premier rang des marqueuses de l’équipe à égalité avec une coéquipière et aidant le Canada à remporter l’or. En 2015, elle est nommée joueuse de l’année par Rugby Canada.»,

Source: Comité olympique canadien