L'entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, a souhaité la bienvenue à son nouveau joueur, Joey Ratelle.

Joey Ratelle prêt à relever le défi

Joey Ratelle s'est présenté au Centre Georges-Vézina avec un sourire accroché au visage, lundi, quelques heures après être devenu officiellement membre des Saguenéens de Chicoutimi. Il s'est dit prêt à remplir le mandat que lui confiera son nouvel entraîneur et se réjouit à l'idée d'évoluer en compagnie de Nicolas Roy.
«Je suis convaincu qu'on va très bien se compléter, a mentionné Joey Ratelle, quelques minutes après son arrivée dans son nouveau lieu de travail. J'ai joué un peu avec Nicolas dans la série Canada/Russie quand j'avais 18 ans. C'est un excellent joueur et je suis sûr qu'on va se compléter à merveille sur la glace.»
En mettant la main sur Joey Ratelle, les Saguenéens espèrent combler un point faible de leur équipe. Ils ont acquis ses services dans le but de donner un peu plus de punch à leur attaque.
Attentes
Ratelle est très conscient des attentes à son endroit et il ne s'en inquiète pas vraiment.
«Je sais ce que je suis capable de faire, a-t-il répondu. Je n'ai qu'à continuer à travailler comme je le fais depuis le début de l'année et ça devrait continuer de bien aller.»
Natif de Mont-Saint-Hilaire, Joey Ratelle savait très bien qu'il était fort possible qu'il ne termine pas sa carrière junior dans l'uniforme des Voltigeurs. En revanche, il ne croyait pas avoir à faire ses bagages aussi tôt en décembre. Même le séjour de 48 heures de son ancienne équipe à Chicoutimi, en fin de semaine, ne lui avait pas fourni d'indices sur ce qui se tramait en coulisses. 
«En premier lieu, j'ai été un peu sous le choc parce que je ne m'attendais pas à ce que ça se fasse aussi vite, a raconté le nouvel attaquant de 20 ans des Saguenéens. Finalement, je suis très heureux de changer de place. Je m'attendais un peu à changer d'adresse, mais je croyais que ça se ferait aux Fêtes. C'est ce que me laissaient croire les rumeurs que j'entendais. C'est arrivé plus rapidement que prévu, mais je suis vraiment content d'aboutir ici. Ça fait partie du hockey.
«Je n'ai entendu parler de rien vendredi et samedi (quand les Voltigeurs ont joué à Chicoutimi). Je n'ai rien entendu avant que Stéphane Leblanc, qui fait partie du CA des Voltigeurs, vienne me chercher à ma chambre d'hôtel à Baie-Comeau pour me dire que j'avais été échangé. Il me l'a dit juste avant le match à Baie-Comeau.»
Ratelle s'entraînera pour une première fois avec les Saguenéens mardi matin et il sera en uniforme mercredi, quand l'équipe rendra visite au Drakkar de Baie-Comeau. Il s'agira pour lui d'une deuxième visite sur la Côte-Nord en quatre jours. Mais cette fois-ci, il disputera le match prévu...
De l'aide pour Nicolas Roy
Dans la tête de Yanick Jean, le rôle qui sera confié à Joey Ratelle au cours des prochains mois est déjà très clair. Il sera appelé à seconder Nicolas Roy sur le premier trio des Saguenéens de Chicoutimi.
Comme prévu, la Ligue de hockey junior majeur du Québec a confirmé, lundi matin, la transaction qui a permis aux Saguenéens de mettre la main sur Ratelle. Ils ont obtenu le joueur de 20 ans et un choix de cinquième ronde en 2017 en cédant aux Voltigeurs de Drummondville Ryan Verbeek, Nicolas Guay et un deuxième choix en 2017.
«C'était une priorité pour nous d'amener un ailier de qualité pour Nicolas Roy, a expliqué l'entraîneur et directeur général des Saguenéens. Il joue avec des jeunes joueurs depuis l'an dernier. Nicolas donne beaucoup pour notre équipe. On voulait s'assurer d'amener un joueur d'impact, un joueur qui a de l'expérience de la LHJMQ. Nous voulions un joueur intense qui peut travailler des deux côtés de la patinoire comme Nicolas le fait. Nous cherchions aussi un gars qui peut marquer des buts. C'était une priorité. Nous avons beaucoup de chances de marquer, mais nous avons de la difficulté à terminer le travail. Joey Ratelle va venir combler ce qui est un besoin criant de notre côté.»
Yanick a aussi mentionné que jamais son capitaine n'a exprimé le souhait d'évoluer aux côtés d'un joueur d'expérience. Les Saguenéns ont pris cette décision par respect pour leur vedette.
«Quand un joueur de cette trempe se présente sans dire un mot, peu importe avec qui il joue, tu dois lui rendre service un moment donné, a précisé Yanick Jean. C'est la dernière année de Nicolas (dans la LHJMQ) et nous voulons nous assurer de lui donner l'opportunité d'avoir du succès jusqu'à la fin de la saison. Avec tout ce que Nicolas fait pour les Saguenéens, c'était important pour nous. Ça fait partie du respect.»
Dans le portrait qu'il a tracé de la transaction avec les Voltigeurs, Yanick Jean a aussi eu de bons mots pour le joueur de 20 ans que les Saguenéens viennent de laisser aller. Il a souligné que Verbeek a accompli le travail attendu de sa part, mais que les besoins de l'équipe étaient différents.
«Ryan Verbeek était un agent libre que nous avons amené ici durant la période estivale, a rappelé Yanick Jean. Il a marqué une dizaine de buts avec nous et nous nous attendions à ce qu'il en marque une vingtaine pendant la saison. Ryan est un joueur différent. Considérant ce dont Nicolas avait besoin, nous pensons que Joey Ratelle cadrera mieux.»
Dans le cas de Nicolas Guay, qui évolue présentement en Autriche, Yanick Jean a mentionné que sa transaction à Drummondville ne signifie pas que les Saguenéens avaient abandonné l'idée de le voir revenir dans leurs rangs un jour. La formation chicoutimienne avait des plans pour lui, la saison prochaine, mais il faisait partie du prix à payer. Le fait qu'il ne jouait pas avec l'équipe a aussi rendu la décision de l'échanger plus facile à prendre.
Jean n'a évidemment pas discuté de l'échange qu'il a conclu avec les Wildcats de Moncton pour obtenir les frères Kevin et Kelly Klima. Ce marché ne sera confirmé qu'après l'ouverture de la période de transactions, le 18 décembre. Il s'est aussi refusé à dire que les Saguenéens sont carrément «acheteurs», cette année.
«On verra à la fin de la période de transactions où ça nous a menés, a-t-il dit. On laissera les gens décider comment on a fait ça. On avait un plan qui est clair depuis le début. On ne l'expliquera pas tout de suite. On laissera aller les prochaines semaines et, quand les transactions seront terminées, on s'assoira pour expliquer comment nous avons procédé. Mais que ce soit acheteur, vendeur ou statu quo, Joey Ratelle répond à un besoin criant.»