L'entraîneur-chef des Jeannois du Collège d'Alma, Pascal Hudon, estime que ses troupiers ont mal géré les deux dernières périodes, après avoir pris les devants 3-0 face au Boomerang du Cégep André-Laurendeau.

Revers des Jeannois en prolongation

Les Jeannois du Collège d’Alma ont amassé un point dans un cinquième match de suite, mais au passage, ont laissé filer une priorité de trois points, s’inclinant 4-3 en prolongation devant le Boomerang du Cégep André-Laurendeau samedi au Centre Mario-Tremblay.

Charles-Éric Rocheford et Pierre-Luc Guy ont touché la cible en première période, suivi de Marc-Antoine Massé en deuxième, son 13e de la saison, pour donner une priorité substantielle aux locaux qui ont ensuite fait preuve d’indiscipline. Les visiteurs ont marqué quatre fois sans réplique pour quitter la capitale jeannois avec les deux points. 

«On leur a donné la chance de le faire», a laissé tomber l’entraîneur-chef Pascal Hudon qui a appris une bien mauvaise nouvelle en s’amenant à l’aréna en matinée. Blessé à l’entraînement cette semaine, le gardien partant Philippe Bond n’a pas été en mesure de prendre part au match. Étant donné que l’autre gardien de l’équipe, Jérémy Beaudoin-Mireault, se trouve également sur la touche, il a dû faire appel au joueur-affilié des Aiglons d’Alma junior AA Antoine Pelletier qui a ainsi obtenu son premier départ dans la Ligue de hockey collégial division un. 

«C’est sûr qu’on n’a pas joué de la même façon. On voulait jouer serré. En première période, on l’a bien fait et on a pris les devant. On a peut-être eu deux buts chanceux, mais je me disais que si les gars continuaient de bien jouer serré comme on le faisait, on tiendrait le coup. On a commencé à prendre des punitions et ça donné la chance à l’adversaire de prendre du momentum même s’ils n’ont pas marqué tout de suite. Un moment donné, à force d’en avoir, ils ont compté avec l’avantage d’un homme et tout de suite après, ils en ont marqué un deuxième sur une échappée. On dirait qu’après, on a joué sur les talons, chose qu’on ne faisait pas dernièrement. Dès le début de la troisième, ils en ont mis un autre pour faire 3-3-. L’adversaire méritait beaucoup plus la victoire que nous. On n’a pas joué une deuxième et une troisième comme on le faisait dernièrement. Je me considère chanceux d’avoir ramassé un point», d’analyser Pascal Hudon qui a donné une très bonne note à Pelletier qui a fait face à 38 tirs contre 21 pour son vis-à-vis. 

«J’aurais aimé qu’à 3-0, les gars devant lui continuent de jouer serré pour lui donner la chance d’aller chercher une première victoire», a-t-il laissé tomber, précisant que les chances étaient bonnes pour que Bond soit en mesure d’effectuer un retour dimanche. 

«Mentalement, on n’a pas bien géré, d’admettre Hudon, rappelant le classement excessivement serré. Il faut être plus mature dans notre jeu. Je considère qu’on a peut-être des individus qui ont eu peur. Les visiteurs étaient gros et physiques. J’ai senti qu’on a eu de la misère à sortir la rondelle de notre territoire à partir de la deuxième période quand ils ont commencé à nous frapper. Je sens que j’ai des gars qui sont moins braves quand le match devient physique. Nos défenseurs se sont fait mettre beaucoup de pression. On n’a pas géré comme on est capable de le faire et le résultat est là pour en témoigner.

«On a six victoires de suite sur la route. À domicile, on ne joue pas la même façon. Les gars n’ont pas la même concentration. Sur la route, on est capables d’être des robots pendant 60 minutes et d’appliquer les consignes comme on le demande. À la maison, on le fait, mais pas pendant 60 minutes. On est aussi plus indisciplinés. La semaine passée, on a écopé de deux ou trois punitions dans les deux matchs et là, on en a pris huit face à la deuxième attaque massive de la ligue», de noter l’entraîneur-chef.

Les Jeannois auront l’occasion de rebondir devant leurs partisans dimanche, mais la mission sera de taille face aux meneurs au classement général, les Lauréats de Saint-Hyacinte qui n’ont subi que deux défaites depuis le début de la saison régulière. «Si les gars ne sont pas mentalement plus prêts à jouer, ça va être dur, d’indiquer Pascal Hudon. C’est sûr que si on ne joue pas 60 minutes sur la tâche comme on est capable de le faire, ça pourrait mal aller. On doit trouver le moyen de rebondir, de jouer serré et de gagner en faisant les petits détails, ce qu’on n’a pas fait samedi.»