Dominic Jalbert vivra une nouvelle expérience cet été alors qu'il évoluera pour une équipe de Canberra, en Australie.

Jalbert jouera en Australie

Après avoir vécu une troisième campagne en France, Dominic Jalbert entame présentement la plus courte saison morte de sa carrière de hockeyeur. Elle durera à peine trois semaines. À compter du 22 avril, l'ancien défenseur des Saguenéens de Chicoutimi évoluera pour l'équipe de Canberra, en Australie.
L'Australie et le hockey ne vont traditionnellement pas ensemble et Dominic Jalbert est le premier à en convenir. Mais le sport lui offre une opportunité qu'il ne pouvait laisser passer.
« Comme bien du monde, j'ai été longtemps sans savoir qu'il y avait une ligue là-bas ou qu'on jouait au hockey en Australie, raconte Dominic Jalbert. C'est un de mes bons amis, Luc-Olivier Blain, qui a joué avec les Saguenéens durant trois saisons, qui a joué là-bas parce qu'un de nos entraîneurs adjoints alors que nous étions avec les Gee Gees d'Ottawa avait travaillé en Australie et dirigé une équipe là-bas. J'y pensais depuis deux ans. Notre ancien entraîneur adjoint a amené quelques joueurs en Australie et je me disais que je pourrais y aller un jour. Un de mes anciens coéquipiers à l'Université d'Ottawa, Stephen Blunden, est entré en contact avec moi cette année. Il m'a demandé si j'étais intéressé à jouer en Australie. Le ''timing'' était bon et j'ai accepté.
« Je vais jouer dans une ligue semi-professionnelle. Elle donne l'opportunité à des joueurs canadiens, qu'ils soient des étudiants ou des professionnels comme moi, de jouer là-bas au cours de l'été. Il ne faut pas oublier que l'hiver en Australie est notre été au Canada. Leur saison de hockey se marie bien avec la nôtre. J'ai terminé ma saison en France en mars et celle en Australie débutera en avril pour se terminer en août. Ils payent toutes les dépenses, en plus de te trouver un travail. La ligue m'offre une belle opportunité d'aller en Australie, de visiter un pays que j'ai toujours voulu visiter.
« Je suis vraiment excité. Ce sera une belle expérience. Je m'en vais en Australie pour jouer au hockey et je n'en reviens pas encore. »
Dominic Jalbert s'estime chanceux de pouvoir voir du pays grâce au sport. Il y a quelques jours, il a terminé une troisième saison en Europe et une deuxième avec la formation de Chamonix-Morzine, dans la Ligue Magnus de France. Depuis qu'il s'est tourné vers l'Europe, il a découvert Rome, Barcelone, Budapest, l'Écosse...
« J'adore l'expérience en Europe, poursuit-il. Le rêve numéro un de tout joueur de hockey est de jouer dans la Ligue nationale. Quand tu réalises que tu n'atteindras pas ce but, le hockey européen est toute une alternative. Le hockey me permet de voir tellement de choses. Pour l'expérience de vie, voir d'autres cultures et rencontrer des gens, c'est extraordinaire. C'est vraiment enrichissant. Quand je joue au hockey, je le fais avec beaucoup de sérieux, mais le sport m'offre des opportunités incroyables. Mon but premier en jouant dans d'autres pays, ce sont les expériences de vie, mais je prends mon hockey très au sérieux.
« Après le junior, j'ai eu une décision à prendre. Est-ce que j'allais m'essayer dans la East Coast et faire mon chemin comme (Antoine) Roussel, (Julien) Brouillette et d'autres gars ? Tout a bien tourné pour eux et je suis content parce qu'ils le méritent, mais combien de joueurs n'y arrivent pas ? J'y suis allé avec les probabilités et j'ai fait le choix sécuritaire en allant à l'université et je n'ai pas de regrets. »
Un agent
Pour l'instant, Dominic Jalbert ne sait pas ce que lui réserve l'avenir après l'Australie. 
Parce qu'il veut pleinement profiter du moment et avoir la tête en paix pendant son séjour en Australie, Dominic Jalbert a retenu les services d'un agent (Nicolas Riopel) pour la suite de sa carrière. Il aimerait beaucoup poursuivre l'expérience du hockey européen. Mais si la porte se ferme, il rentrera au Québec la tête haute et attaquera le marché du travail tout en évoluant dans la Ligue nord-américaine de hockey (ses droits appartiennent à Saint-Georges-de-Beauce).
« J'aimerais retourner en Europe, mais je serais aussi en paix de revenir au Québec et de faire une transition avec le semi-pro, assure le hockeyeur natif de Hull. Mais si une offre intéressante et que les conditions sont bonnes, j'aimerais rester en Europe. »