La Néerlandaise de 23 ans Indy De Vroome a remporté le Challenger Banque Nationale de Saguenay devant l’Américaine Robin Anderson.

Indy De Vroome championne à Saguenay

La Néerlandaise Indy De Vroome a remporté dimanche après-midi les grands honneurs du Challenger Banque Nationale de Saguenay. En finale, elle a vaincu la troisième favorite du tournoi, l’Américaine Robin Anderson, en trois manches de 3-6, 6-4 et 7-5. Les deux joueuses se sont livré une bagarre épique longue de deux heures et 28 minutes sur le terrain central du Club de tennis intérieur de Saguenay.

La 358e raquette mondiale était aux anges à la suite de sa victoire, sa sixième en carrière. « C’est incroyable ! Je suis très heureuse. Je ne me suis jamais sentie aussi bien. » Celle qui pointera désormais au 270e rang à la prochaine sortie du classement était contente de sa performance et avait de bons mots pour son opposante. « C’était du bon tennis. Elle a joué un excellent match tout au long des trois manches. Elle était très forte. Elle a connu un bon tournoi et elle aurait pu gagner. »


À sa première présence à Saguenay, Indy De Vroome a adoré son expérience et n’écarte pas un retour l’année prochaine.

Les deux joueuses ont été solides au service en début de match. La première à connaître des ennuis a été De Vroome, qui a commis deux doubles fautes à 3–2 pour offrir deux balles de bris à sa rivale. Anderson en a profité pour enregistrer le bris sur la deuxième occasion. Elle a ensuite continué d’exceller au service pour remporter la première manche 6–3 en 31 minutes. Anderson n’a offert aucune balle de bris à la Néerlandaise dans cette manche.

De Vroome est revenue sur le terrain avec de grandes ambitions à la deuxième manche. Après avoir essuyé deux doubles fautes et effacé une balle de bris pour remporter son service, elle a été très agressive en retour et n’a laissé aucune chance à sa rivale en allant chercher un bris expéditif qui la plaçait aux commandes 2–0.

À son retour au service, De Vroome a ouvert la porte à sa rivale avec deux autres chances de briser, mais une fois de plus, elle n’a pas bronché et est revenue de l’arrière pour confirmer son bris. À 3-1, le scénario s’est répété. Anderson a manqué d’opportunisme une autre fois en échappant deux occasions de récupérer son bris.

En retard 4 à 1, Anderson a finalement réussi à s’imposer. Elle a tout d’abord remporté son service avant de briser De Vroome pour la première fois de la manche à sa septième occasion. Si les deux joueuses excellaient au service en début de match, la deuxième manche était à l’inverse. Les deux joueuses se sont échangé des bris pour le restant de la manche et De Vroome a forcé la tenue d’une troisième manche en l’emportant 6–4 en une heure sept minutes.

Les deux joueuses ont retrouvé leur aplomb au service en troisième manche. La première chance de briser est survenue à 2–2 et l’Américaine n’a pas raté sa chance. Elle a profité de la huitième double faute de la Néerlandaise pour prendre les devants 3 à 2. Anderson a été intraitable jusqu’à la toute fin, mais alors qu’elle servait pour le titre, De Vroome s’est défendue avec l’énergie du désespoir pour coller trois points de suite et poursuivre le match. Ce moment lui a donné tout ce qu’il fallait pour remporter son service, puis briser Anderson et être sacrée championne du Challenger Banque Nationale de Saguenay.


Le match a échappé à Robin Anderson alors qu’elle était au service.

Les deux joueuses sont revenues sur la balle de match qu’Anderson n’a pu convertir. « J’avais de bonnes sensations. Je n’étais pas nerveuse et je crois que ça m’a aidée. C’était un point formidable qui aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. J’ai frappé un superbe coup et j’ai pris le bris qui était si important , a d’abord expliqué la championne de 23 ans.  Je me suis dit que si j’en avais eu un je pouvais en avoir d’autres, alors je n’étais pas démoralisée, mais je n’en ai finalement pas eu, mais je croyais toujours en mes moyens. »

Anderson était déçue de la tournure des événements. « Je suis très déçue. J’ai joué un bon match. Je me suis retrouvée avec un point de match, alors j’étais près de la victoire. J’ai eu beaucoup de succès avec mon coup, alors je ne peux pas vraiment me plaindre, mais elle a joué un match formidable. »

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«UNE ANNÉE DE GRAND CRU»

Le président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Jean Delisle, dresse un bilan positif de la 14e édition du tournoi de tennis féminin. En plus d’un achalandage important, M. Delisle est confiant en l’avenir du tournoi.

M. Delisle ne pouvait pas confirmer que l’édition 2019 était la plus achalandée de l’histoire, mais il a parlé d’une très belle année.

« C’est une année de grand cru. C’est une de nos bonnes en termes d’assistance. On a eu beaucoup de monde. On était presque salle comble pour la finale. C’est sûr que si Abanda avait fait la finale on se serait marché dessus. On est très heureux des résultats et du succès de l’événement. Les gens sont au rendez-vous et le bouche-à-oreille va se faire et les gens vont en amener d’autres. »

Josée Néron réitère son appui

Durant la cérémonie de remise de prix, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, a réitéré son appui envers le tournoi. « On est derrière l’organisation et ils peuvent compter sur nous. » Cette affirmation de la mairesse a fait grandement plaisir à M. Delisle. « Si je me fie aux propos de la mairesse, le Challenger va être là pour les trois prochaines années. »

Il a poursuivi en mentionnant qu’il était confiant en vue du futur du tournoi. « Moi je dis que c’est pratiquement réglé. Ce n’est pas à moi de faire les annonces et de toute façon ce n’est pas encore officiel. Attendons, mais je suis sûr que ça va se régler rapidement. On signe avec Tennis Canada pour les trois prochaines années. On a aussi trois gros commanditaires qui vont signer pour les trois ans. Ça se présente bien et je crois que l’avenir est assuré. »

La Néerlandaise de 23 ans Indy De Vroome a remporté le Challenger Banque Nationale de Saguenay devant l’Américaine Robin Anderson.

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JEAN DELISLE HONORÉ

Avant la finale, le président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Jean Delisle, a de nouveau été honoré cette année pour son travail qu’il a toujours fait avec une grande passion. 

« C’est mon année Andreescu, mais là, j’imagine que c’est fini maintenant », a mentionné à la blague le grand manitou du Challenger. M. Delisle accepté l’honneur avec beaucoup de modestie. 

« Aujourd’hui ils m’ont pris par surprise. Je l’accepte, mais en mentionnant que je compte sur une équipe qui est vraiment bien rodée, qui est solide et qui ne compte pas son temps. Ce sont des gens généreux et quand tout le monde ce met à la tâche, les résultats suivent. »

Jean Delisle est accompagné de sa fille et professionnelle en chef du Club de tennis intérieur Saguenay, Caroline Delisle.

Le spectacle au rendez-vous

Le président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale a grandement apprécié la qualité des joueuses cette année, mais surtout le spectacle qu’elles ont donné. 

« On a eu du grand tennis de haut calibre. Comme finale, on n’aurait pu avoir mieux. Elle s’est étirée jusqu’au bout. On croit que le public a été servi toute la semaine avec de bons matchs », a résumé Jean Delisle.

Sept Canadiennes étaient du groupe de 32 joueuses dans le tableau principal. Un fait « rare », selon l’organisateur.

« On a beaucoup de jeunes remplies de talent. Les Fernandez, Collard, Bui et autres démontrent que le calibre du tennis canadien est en train de se relever. On a eu Andreescu durant trois ans et on voit ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Sept Canadiennes dans le tableau principal, c’est très bon. »