L’équipe du Venturi, le nouveau club de soccer unifié du Saguenay, a trimé dur pour surmonter les aléas engendrés par la COVID-19. L’équipe composée de Sébastien Masias, directeur technique, Maxime Pepin-Larocque, DG, et Charles-Olivier Hébert, adjoint au DG, ont préparé des ateliers qui devraient stimuler les jeunes durant les différentes phases du plan de retour au jeu.
L’équipe du Venturi, le nouveau club de soccer unifié du Saguenay, a trimé dur pour surmonter les aléas engendrés par la COVID-19. L’équipe composée de Sébastien Masias, directeur technique, Maxime Pepin-Larocque, DG, et Charles-Olivier Hébert, adjoint au DG, ont préparé des ateliers qui devraient stimuler les jeunes durant les différentes phases du plan de retour au jeu.

Impact de la COVID: un bon test pour la direction du nouveau club Venturi

La direction du club de soccer Venturi de Saguenay aura subi un bon test pour sa première année d’existence. Alors que toutes les pièces du puzzle se mettaient en place allègrement, la pandémie est venue chambarder tous les plans. De sorte que l’équipe en place a dû effectuer de petits miracles pour réussir à maintenir le bateau à flot et continuer à naviguer avec probablement moins de moussaillons à bord qu’en temps normal.

«C’est spécial pour nous parce que nous sommes un nouveau club et que ça roulait à vitesse grand V à aller jusqu’au 13 mars. Tout allait super bien. On engageait notre monde, on faisait notre budget et on avait des commandites, le conseil d’administration était super dynamique et puis bang! Tout s’est arrêté», raconte le DG du club, Maxime Pepin-Larocque.

Le club a dû composer avec les dettes laissées par certains clubs et comme il avait déjà commandé les nouveaux uniformes au logo du nouveau club, les finances se sont rapidement amenuisées. À cela s’ajoute qu’il risque d’y avoir beaucoup moins d’inscriptions qu’habituellement avec le plan de relance, parce que la première phase s’adresse au 7 à 17 ans. Et contrairement à d’autres sports qui ont haussé de tarif en raison des nouvelles mesures sanitaires, le coût d’inscription sera réduit au soccer.

«On a eu des difficultés financières et on réalise des miracles avec certaines entités pour s’en sortir. Et ce n’est pas le retour sur le terrain avec la phase 1 qui va nous sortir de là, reconnaît le DG. En plus de travailler fort pour mener à bien la phase 1, il faut travailler fort pour rester en vie et revenir à la normale. Heureusement, nous avons une très bonne équipe et un bon CA, ce qui nous permet d’avancer.»

Cela dit, l’équipe du Venturi est très heureuse de pouvoir enfin accueillir les joueurs, même si elle a bien hâte de voir l’échéancier pour franchir les différentes phases (5). «Au moins, on va pouvoir revoir notre monde et les jeunes vont aussi pouvoir se revoir, revoir l’entraîneur et l’équipe ainsi que les nouveaux uniformes.»

Bonne réponse

Lorsque le Québec a été mis sur pause, le club a lancé ses inscriptions la semaine suivante. À la grande surprise du DG, il y a eu 500 inscriptions. «Je ne m’attendais vraiment pas à ça étant donné la situation», avoue-t-il. Mais à l’époque, les gens étaient très optimistes et ils ne savaient pas quelle forme prendrait le retour au jeu et peut-être qu’ils ont déchanté depuis.

Le club tiendra d’ailleurs un Facebook Live jeudi (11 juin) à 19h, sur sa page Soccer Saguenay pour expliquer les différentes phases du plan de relance et le processus qui sera mis en branle pour respecter les consignes sanitaires de la Santé publique. Une fois les gens informés du plan de match, ces derniers pourront ensuite inscrire leur au cours des deux prochaines semaines sur la plateforme du club. Les inscriptions se feront uniquement en ligne. La saison devrait donc prendre son envol vers la fin du mois. «On aime autant commencer une semaine plus tard et être vraiment prêt qu’une semaine plus tôt et que ce soit tout croche», fait valoir le DG.

Pour la phase 1, le potentiel de joueurs est de 1000, mais le club sera satisfait s’il en recrute 500. «Dans la phase 1, les 4 à 6 ans ne sont pas inclus parce que c’est plus difficile à gérer concernant la distanciation sociale et que le ratio d’entraîneur est de un pour quatre joueurs au lieu de un pour huit. On parle d’un groupe de 600 joueurs, c’est énormément de logistique. Ce groupe ne sera de retour que pour la phase 2. Quant aux seniors, qui représentent un autre groupe de 400-500 joueurs, ils ne sont pas intéressés par la phase 1», rappelle Maxime Pepin-Larocque.

Dans la phase 1, ce sera de l’entraînement individuel, mais le club a ajusté le tir pour proposer des défis stimulants pour les jeunes. «Notre force, c’est qu’on a une équipe de travail solide. Notre directeur technique, Sébastien Masias, est une tête de soccer comme j’ai rarement vu et il possède beaucoup de bagage technique. Il a monté des ateliers et des exercices vraiment incroyables qui permettront d’avoir une certaine compétitivité au sein du groupe», fait-il valoir.

Pour les équipes AA, le produit sera très dilué par rapport à ce qu’ils connaissent, admet Maxime Pepin-Larocque, mais l’équipe technique sera sur place pour proposer des activités plus relevées pour eux. «Ce sera plus poussé comme programmation. Les jeunes vont pouvoir se jaser, oui, à deux mètres, mais ils pourront se retrouver. Dans la phase 2, on va pouvoir mettre les matchs intraéquipe à 5 contre 5, sans gardien de but ni arbitre et au moins, on va pouvoir faire du collectif. Dans la phase 3, ce seront des matchs à l’intérieur de notre club, avec gardien et arbitres, mais ce sera limité à du 7 contre 7. La phase 4, ce sera des matchs régionaux et la phase 5, ce sera comme avant.»