Le 10 août, Josée Poirier et Régis Pedneault ont amorcé une randonnée de 254 kilomètres en cinq jours en patins à roues alignées sur la Véloroute des Bleuets. Une première expérience qui les a ravis et qui pourrait faire partie des attraits touristiques, estiment-ils.

Ils font le tour de la Véloroute en patins à roues alignées

Bien connue comme une destination de choix pour le cyclotourisme, la Véloroute des Bleuets pourrait-elle développer un nouveau créneau avec la clientèle du patin à roues alignées ? Cela ne fait aucun doute pour Josée Poirier, alias Pépita, qui a effectué un premier tour du lac en patins à roues alignées au début août en compagnie de son conjoint Régis Pedneault.

Leur défi : 254 kilomètres de Véloroute en cinq jours. Pour Josée Poirier, qui est déjà bien connue pour avoir enseigné la Zumba et ses déclinaisons ainsi que l’entraînement de Kangoo Jumps au Saguenay, elle s’est lancée dans l’aventure avec une solide base, puisqu’elle pratique le patin à roues alignées depuis belle lurette. Mais elle avait délaissé sa pratique ces dernières années pour éviter les risques de blessures. Par contre, pour son conjoint, c’était un peu l’inconnu puisqu’il s’était initié à la discipline que l’an dernier. Toutefois, c’est l’étincelle qui avait donné lieu au projet.

« Ce qui nous a donné le goût de faire la Véloroute en patins, c’est lorsque nous avons fait, l’an passé, la portion Roberval/Saint-Gédéon, puis Alma/Saint-Gédéon le lendemain. On s’est alors dit qu’on ferait le tour du lac, qu’on était capables », raconte Josée Poirier.

Le couple avait planifié rouler environ 45 à 50 kilomètres par jour, du 10 au 15 août. « Mais on n’avait pas anticipé que les chevilles seraient aussi douloureuses en partant », avoue la patineuse. De fait, le duo avait vu un peu grand pour la première journée, avec une distance de 64 kilomètres. « Nous n’avions pas les bons bas », estime Josée Poirier.

« Mon chum m’a dit, après la première journée, qu’il ne remettrait pas ses patins de l’été. Le lendemain, on repartait. Moi, j’avais mal aux jambes et lui chantait dans la pluie. Il m’a même dit : ‘‘Josée, l’an prochain, on fait Montréal-Québec ! ’’ »

Des plus et des moins

Le tandem partait le matin vers 9 h et faisait des pauses aux 15 kilomètres. « Parfois plus souvent, selon qu’il y avait des bleuets ou des framboises », rigole-t-elle. Ils arrivaient à destination vers 15-16 h, mais parfois sur l’heure du souper. Pour le duo, il ne fait aucun doute que le tour du lac en roller pourrait devenir un autre attrait touristique, même si certaines sections avaient besoin d’être améliorées. « La piste cyclable est magnifique, mais pas partout. Sur l’accotement, on s’attendait à pire que ça. On est partis d’Alma jusqu’à Sainte-Monique. On nous avait dit qu’il y avait beaucoup d’accotements entre Sainte-Monique et Saint-Henri-de-Taillon, mais ils ont beaucoup asphalté et c’est maintenant le plus beau secteur. L’accotement était vraiment parfait », souligne-t-elle.

Après une pause dans le magnifique environnement de Dolbeau, Régis Pedneault était prêt à repartir sur la Véloroute des Bleuets pour compléter le tour du lac Saint-Jean en patin à roues alignées avec son amoureuse, Josée Poirier.

Par contre, les sections les plus difficiles ont été celles où ils devaient passer dans les villages. « Il devrait y avoir un accotement ou une piste cyclable parce que les rues sont larges. Entre Dolbeau et Sainte-Monique, avant d’arriver à Sainte-Jeanne d’Arc, on passe dans un rang magnifique. Mais après, c’est tellement laid que je n’irais même pas avec mon vélo. Il y a un huit kilomètres où on s’est tellement magané les genoux et les chevilles. C’était comme de la planche à laver. C’était l’enfer et on a été très prudents. Heureusement, après Sainte-Jeanne d’Arc, il y avait une belle piste cyclable qui menait à Dolbeau », raconte la Saguenéenne qui pointe les portions de Roberval/Saint-Gédéon, le secteur en forêt de Dolbeau. « C’était exceptionnellement ma-gni-fi-que », souligne-t-elle.

Le partage de la Véloroute avec les cyclistes s’est fort bien déroulé. « On a jasé avec eux et on les rejoignait en soirée. On roulait un peu moins vite qu’eux parce que notre moyenne était d’environ 20 km/h. Mais la cohabitation était vraiment bien. Il y a juste une fois, dans un village, où un automobiliste nous a klaxonnés parce que nous empiétions sur la chaussée. Mais il y avait tellement de roches sur l’accotement », fait-elle valoir.

Cela dit, le couple a tellement aimé cette première expérience qu’il est prêt à faire partager son expérience à des amis. « On a des amis qui font du rollerblade avec nous au lac et ils étaient déçus de ne pas être en vacances pour pouvoir le faire avec nous. C’est un beau défi. C’est sûr qu’on va encore faire des bouts de la Véloroute ou encore le refaire avec des amis. Je pense que ce serait vraiment le fun », conclut celle qui projette aussi de découvrir les belles pistes au Saguenay en patins à roues alignées l’été prochain.