Samuel Girard en compagnie de son frère - et plus grand fan! - Jérémy.

«Il nous impressionne tous»

Trois-Rivières — Ce n’est pas une tempête hivernale qui allait empêcher les proches de Samuel Girard de faire le trajet entre le Lac-Saint-Jean et Montréal, mardi, afin s’assister au premier match au Centre Bell de la Tornade de Roberval.

Une cinquantaine de parents et amis ont pris place à bord d’un autobus mardi matin, quelques minutes avant que certaines routes soient carrément fermées dans ce coin de pays! Après plusieurs heures sur la route, ils ont rejoint en fin d’après-midi quelque 200 autres personnes qui tenaient à être sur place, dans la métropole, pour applaudir l’athlète de 19 ans. 

Au milieu d’eux, il y a Jérémy Girard. Le plus grand fan de Samuel, c’est lui. À l’adolescence, Jérémy s’est volontairement tassé du midget AAA afin de permettre à ses parents de pouvoir continuer à assumer les frais reliés au développement de son cadet. La famille Girard ne pouvait digérer deux factures, Jérémy a laissé le champ libre à Samuel, qu’il savait plus doué que lui. Depuis, ce dernier lui a donné raison. 

«Je savais qu’il réussirait. Mais peut-être pas aussi vite! Il nous impressionne tous. Tout ce qu’il a acquis, il le mérite. Il a tellement travaillé pour se rendre là.»

Jérémy sent que son frère est très reconnaissant. «Il n’y a pas que moi qui ai fait des sacrifices, tous les autres membres de ma famille aussi. Samuel sait tout ça, il tient à nous faire vivre un peu ce qu’il vit. Il nous a invités à Nashville, puis au Colorado. J’ai eu accès à quelques fêtes avec ses coéquipiers. On se parle tous les jours...», confie-t-il. 

«Enfant, on rêve tous de jouer dans la LNH. Samuel a réalisé son rêve, nous sommes tous très heureux pour lui.»

Avant le repêchage de la LNH, Jérémy avait prévenu la planète: l’équipe qui allait passer par-dessus le petit gabarit de son frère n’allait pas être déçue. Il a visé dans le mille! Les Prédateurs, qui l’ont réclamé au milieu de la deuxième ronde, l’ont fait graduer à 19 ans l’automne dernier. Puis, ils l’ont monnayé pour obtenir un centre établi, soit Kyle Turris. 

C’est donc avec l’Avalanche que l’ex-vedette des Cataractes va donner ses premiers coups de patin au Centre Bell. Mardi après-midi, Jérémy ne cachait pas s’attendre à un gros match de Samuel. «Il est comme ça. Plus l’enjeu est gros, plus il se démarque. C’est un match spécial pour lui. Je m’attends à ce qu’il vole sur la glace!»

Girard est au cœur des succès actuels de l’Avalanche. Durant cette séquence folle de 10 victoires d’affilée, il a amassé sept passes, en plus de présenter un différentiel de +5. En l’absence de Tyson Barrie, c’est lui qui est utilisé à la pointe en avantage numérique. 

«On lui a donné une chance, il l’a saisie. Il est en train de prendre tellement d’expérience. Je regarde jouer l’Avalanche, il y a un paquet de bons jeunes dans l’équipe, et d’autres comme (Cale) Makar s’en viennent. L’avenir est prometteur, Samuel va avoir du fun au cours des prochaines années avec cette équipe!»