Hommage à Guy Carbonneau: « C’est là que tout a commencé »

Guy Carbonneau a bouclé la boucle de son intronisation au Temple de la renommée du hockey avec l’hommage en son honneur rendu par les Saguenéens de Chicoutimi vendredi soir avant le match contre les Cataractes de Shawinigan.

« C’est là que tout a commencé », a rappelé Guy Carbonneau, lors d’un point de presse très populaire devant plusieurs partisans entre la première et la deuxième période.

« Depuis le mois de juin, quand j’ai reçu le coup de téléphone de Lanny MacDonald, je suis retourné loin dans mes souvenirs de jeunesse et de joueur de hockey. Chicoutimi fait partie de ces souvenirs. C’est vraiment l’étape où tu passes d’enfant et d’adolescent à un homme. C’est là que j’ai appris à devenir un joueur de hockey pour espérer en faire une carrière », s’est-il remémoré.

Il s’agissait également d’un moment unique pour l’organisation chicoutimienne, car Guy Carbonneau est devenu en novembre le premier ancien des Sags à être élu au panthéon à Toronto.

« Je suis devenu un adulte à Chicoutimi. La femme de ma vie est une Saguenéenne pure laine. Je suis devenu un homme », a exprimé le héros de la soirée, lors de son allocution à la foule pendant la cérémonie, portant fièrement son veston du Temple de la renommée. Il a pris la peine de remercier tous ceux qui ont marqué son passage à Chicoutimi, à commencer par les amateurs, qui ont été « au coeur de sa réussite », ainsi que plusieurs anciens coéquipiers, entraîneurs, dont quelques-uns étaient présents pour l’occasion, sans oublier Rénald Nepton et Diane Girard, ainsi que ses anciens comparses comme gestionnaires de l’équipe de 2000 à 2012.

La soirée de vendredi marquait le retour de Guy Carbonneau au centre Georges-Vézina depuis qu’il n’est plus à la tête de l’organisation.

« On était tous un peu déçus. L’important, c’est que l’équipe continue de grandir et soit encore en place. Je suis très ami avec Marc Denis, qui est dans le groupe actuel. Je travaille avec lui. On a une bonne relation. Ce n’était pas une question de chicane. Les circonstances faisaient qu’on n’aimait pas la situation. On aurait aimé rester et faire ce qu’on aimait avec la passion qu’on avait. Présentement, l’équipe est entre bonnes mains. On voit quelque chose annoncer », a-t-il mis de l’avant, convenant que cette époque lui manquait.

« Ça ne me manque pas juste à moi, mais aux autres qui étaient avec moi. On avait tellement de plaisir. Le hockey junior est une passion. Je l’ai vécu à 16 ans et encore aujourd’hui, j’ai ça à coeur », d’indiquer Carbonneau.

Parmi les personnes présentes vendredi qui ont marqué son passage, son ancien entraîneur Yvan Gingras a eu un gros impact sur sa carrière. Il avait tenu à lui faire une place dans l’équipe en 1976, même s’il n’était qu’un lointain choix de 5e ronde. Congédié en début de saison suivante, Gingras a finalement eu raison, comme en font foi ses 435 points en 273 matchs dans les rangs juniors. « Il a été marquant pour moi, avec les histoires qui ont été sues un peu après. On aime ça vivre au jour le jour en tant que joueur de hockey et on ne sait jamais ce qui va se passer demain. Oui, j’étais un bon joueur de hockey et j’en ai profité, mais l’année où Yvan a décidé de me garder au lieu de me laisser aller, il n’y a personne qui est capable de réécrire ce qui ce serait passé si j’étais retourné à Sept-Îles. J’en suis vraiment reconnaissant », d’exprimer Guy Carbonneau.