En finale de l’atome A, les Hurricanes de Mashteuiatsh/Roberval ont eu le meilleur sur les Dynamos de Saguenay dimanche après-midi, dans le cadre de la Ronde des champions présentée à l’aréna Marina Larouche. Ce tournoi vient couronner les champions de la ligue simple lettre dans les catégories novice à midget, A et B.

Hockey mineur: mieux encadrer au lieu de sévir

Malgré les mesures préventives instaurées durant le tournoi de la Ronde des champions tenue en fin de semaine à l’aréna Marina Larouche, Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a pas l’intention de recourir en permanence à la présence d’agents de sécurité pour calmer l’ardeur des parents ou de spectateurs durant les matchs de hockey mineur. Pas question non plus d’interdire l’accès à l’aréna au public, tant lors des matchs en saison régulière qu’en série.

Coordonnateur régional de Hockey SagLac, Alexandre Lallemand espère que les organisations de hockey ne seront jamais obligées de recourir à une mesure aussi radicale. « Ce n’est pas non plus ce qui est souhaité. (...) Ce serait un chemin facile d’interdire l’accès à certaines personnes, mais en faisant cela, on n’enrayerait pas le comportement ; on ne ferait que le déplacer », nuance-t-il.

En fin de semaine, les dirigeants de l’Association du hockey mineur de Saguenay, de concert avec Hockey SagLac, ont préféré miser sur la prévention en recourant à la présence de deux agents de sécurité et de deux étudiantes en techniques ambulatoires durant tout le tournoi. « On voulait s’assurer qu’il n’y ait pas de débordements et que l’événement se déroule bien », dit-il.

Cette décision fait suite aux récents débordements survenus lors de matchs de hockey mineur au Saguenay. L’Association de hockey mineur du Saguenay avait d’ailleurs lancé un appel au calme peu avant le tournoi en raison de débordements et de comportements déplorables qui avaient été signalés.

« Ce n’est pas la première fois qu’on recourt à de telles mesures. On le fait de façon sporadique, comme ce fut le cas entre autres pour le midget BB où on avait une série qui brassait beaucoup et où la ligue JMS et le hockey mineur (de Roberval) avait pris des agents de sécurité pour un match #7 à Mashteuiatsh. C’est vraiment en fonction des demandes que ce genre de mesures sont prises », souligne Alexandre Lallemand.

Encadrer et enrayer

M. Lallemand précise aussi qu’il n’y a pas eu plus d’incidents déplorables actuellement que par le passé. « On a eu beaucoup de débordements dans les deux dernières semaines, mais en recensant nos trois dernières années, on a pu constater qu’il n’y a pas de hausse des mauvais comportements ; c’est plus une augmentation de la médiatisation de ces cas. Et c’est correct parce qu’il ne faut pas cacher ça. Et en parler, c’est une des façons de le contrer », fait valoir le porte-parole de Hockey SagLac.

« Le problème, c’est qu’on gère des situations émotives où les gens commettent des gestes sur le coup de l’émotion au lieu d’agir de façon rationnelle », fait-il valoir.

C’est pourquoi Hockey SagLac entend plancher sur des mesures qui viendront « encadrer et enrayer les comportements inadéquats dans les estrades plutôt que de recourir à des mesures répressives ». L’organisme cherche des solutions qui auront un effet à plus long terme.

« On inscrit les jeunes pour qu’ils pratiquent un sport, qu’ils aient du plaisir et qu’ils se dépassent. Actuellement, on a beaucoup de débordements qui ne sont pas nécessairement reliés à des gestes des jeunes sur la glace. Pour les jeunes, il y a des officiels présents pour enrayer les mauvais comportements et des entraîneurs qui sont là pour leur enseigner les bons comportements. Mais dans les estrades, qui a-t-on pour enrayer les mauvais comportements ? C’est un peu cela notre réflexion. On veut identifier les mauvais comportements et trouver comment travailler pour les modifier et les enrayer. »

Hockey SagLac compte réunir autour d’une table à la fin avril, début mai, les ressources provenant de différents milieux (UQAC, associations de hockey mineur, entraîneurs, parents, etc.) qui peuvent contribuer à contrer cette problématique. Des approches ont été faites auprès de certaines personnes et d’autres le seront au cours des prochains jours.

« On veut partir des bonnes initiatives, des expertises des gens sur le terrain, de celles de l’université et voir ce qui peut être fait. On veut aller chercher des gens de tous horizons pour faire une bonne réflexion de ce qui peut être fait et comment le concrétiser. »