La nouvelle structure du hockey de développement dans la région a demandé des ajustements au début de la saison, explique le directeur général des Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean Leclerc.

Hockey de développement: des ajustements qui rapportent

Il y a un an, toute la structure du hockey de développement au Saguenay-Lac-Saint-Jean était appelée à changer en raison des décisions de Hockey Québec. Douze mois plus tard, le bilan provisoire de cette première saison est positif, même si les ajustements ont été nombreux.
Les équipes pee-wee et bantam ont fait le saut dans le calibre AAA de la Ligue d'excellence du Québec. En plus des formations majeur, deux autres clubs relève ont été formés dans chacune des deux catégories. La saison dernière, le Saguenay et le Lac-Saint-Jean avaient leur équipe. Ce temps est révolu depuis que les Espoirs ont été rassemblés en une seule entité. Dans le midget Espoir, aucun changement n'a été remarqué. Toutes ces équipes font partie de la structure intégrée des Élites de Jonquière.
Il avait été statué en mars dernier que le bantam AAA majeur allait être établi au Foyer des loisirs, tout comme le midget espoir. Pour les trois autres organisations (pee-wee majeur et relève et bantam relève), les hockeyeurs demeurent dans leur institution respective et se rassemblent deux fois par semaine pour un entraînement sur glace.
Logistique avec les écoles
La situation logistique des transports a donc été le principal point à mettre en place. Des ajustements ont été nécessaires au cours du premier mois de la saison, concède le directeur général des Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean Leclerc.
« Il y eu une tonne de réunions avec les commissions scolaires à propos du transport, fait-il valoir, ajoutant que le retour à la maison était plus ardu au départ. C'est une première année et je dirais qu'on est assez satisfait du déroulement jusqu'à maintenant. Ce n'est pas parfait, mais on se donne une note de 85 à 90 pour cent. Il reste encore un pourcentage à améliorer, mais ça va se faire avec le temps et l'expérience qu'on va acquérir. »
Insistant au cours de l'entretien sur le fait que rien n'était parfait, Jean Leclerc assure que la situation régionale se compare avantageusement avec celles des autres régions éloignées.
« Des joueurs dans le bas Bas-Saint-Laurent ou en Abitibi ne pratiquent jamais ensemble, sauf le vendredi avant de partir jouer des matchs la fin de semaine », rappelle-t-il, tout en soulignant que les joueurs ont bien réussi à s'adapter aux nouveautés.
« La fatigue se fait ressentir un peu et c'est normal. Il y a plusieurs changements et on voyage plus que les autres équipes de la province. Il n'y a pas beaucoup de commentaires négatifs de la part des parents. On va faire un post mortem à la fin de la saison et on va voir ce qu'on peut améliorer pour les prochaines années. Une chose est sûre, je ne peux pas dire que ça va mal. »
La nouvelle structure du hockey de développement dans la région a demandé des ajustements au début de la saison, explique le directeur général des Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean Leclerc.
Pee-wee AAA: neuf victoires en 20 rencontres pour les Espoirs
Pendant que la nouveauté laisse place à l'habitude, la saison 2016-2017 est vieille de près de 20 matchs déjà. L'an dernier, les Espoirs pee-wee AA du Saguenay avaient terrassé la compétition, terminant la campagne avec seulement deux défaites, dont une subie au tout dernier match de la saison, en finale de la Coupe Dodge.
Évidemment, la troupe d'Arnaud Dubé ne connaît pas les mêmes succès, évoluant dans un calibre plus relevé, mais conserve tout de même une fiche de neuf victoires et trois verdicts nuls en 20 rencontres.
« Dans le AA, c'était peut-être un peu plus facile et nos joueurs n'étaient pas toujours à fond de train, observe Jean Leclerc. Dans le AAA, ils n'ont pas le choix. On affronte les meilleurs joueurs au Québec et on fait partie du meilleur calibre. Dans l'ensemble, ça va assez bien et les joueurs travaillent. On se débrouille et il n'y a personne qui nous déclasse. Nos joueurs vont devenir meilleurs en affrontant les meilleurs et c'est bénéfique pour notre structure au complet. »
En raison de la nouvelle structure du hockey de développement, certains joueurs des calibres pee-wee et bantam ont décidé de ne pas embarquer dans l'aventure du hockey AAA. Jean Leclerc estime toutefois que les Espoirs peuvent compter à 95 pour cent des meilleurs hockeyeurs de la région.
Midget Espoir: les Nord-Côtiers au sommet
En plus des Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les Nord-Côtiers de la Côte-Nord est l'autre équipe qui fait partie de la structure intégrée des Élites de Jonquière. Alors que l'équipe est passée à un cheveu d'être abolie par Hockey Québec l'an dernier, voilà maintenant qu'elle se retrouve au sommet de la division est de la Ligue d'excellence du Québec.
La première décision des dirigeants de Hockey Québec était de retirer la formation midget espoir aux gens de la Côte-Nord, avant de faire marche arrière quelques mois plus tard. Après 18 matchs, la troupe maintenant dirigée par Marco Pietroniro, l'ancien entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau, montre une fiche de 11 victoires, quatre défaites et trois parties nulles.
Une équipe pee-wee AAA relève et bantam AAA relève est aussi basée en territoire nord-côtier.
« C'est une bonne cuvée de joueurs et ça va bien, exprime le directeur général des Espoirs, Jean Leclerc. C'est le fun pour eux et ils ont le droit de gagner aussi. Ça démontre qu'il y a de bons joueurs de hockey sur la Côte-Nord, après quelques années plus difficiles. »
Les succès actuels des Nord-Côtiers réjouissent la grande famille de la structure des Élites, qui aimerait avoir de moins en moins besoin de se tourner vers le repêchage d'équilibre afin de compléter l'alignement du club midget AAA.
« Ils font partie de la structure des Élites et on travaille en fonction d'amener le plus de joueurs possible avec les Élites, dans le but d'avoir un minimum de joueurs de l'extérieur, soutient Jean Leclerc. Peut-être que ça va arriver un jour. »