Henderson reste champion des Régates

Bert Henderson s'est imposé pour une 2e année d'affilée aux Régates de Saint-Félicien lors d'une finale endiablée.
Henderson n'a pas eu la tâche facile. Éric Langevin l'a talonnée un bon bout de temps. Il lui a soufflé dans le cou pendant deux tours, puis, coup de théâtre, le bolide de Langevin a frappé la queue d'eau de Henderson et son hydroplane s'est envolé pour retomber sur « ses pieds ».
<p>Bert Hendersen</p>
Les amateurs ont eu droit à 2 minutes 42 secondes de grande intensité. Tout un spectacle. Les vrais « fans » attendent tout le week-end pour vivre cette adrénaline. La catégorie Grand-Prix représente l'apothéose des Régates. Les quelque 2500 spectateurs ont été impressionnés de voir huit bolides prendre le départ et tenter de sortir devant après le premier virage sur la rivière Ashuapmushuan.
« Ç'a été une course très difficile. Je sentais qu'Éric était très rapide. Je me suis battu pour rester à l'avant. Je suis vraiment content de gagner à nouveau à Saint-Félicien. C'est une rivière qui est vraiment agréable à "courser". Nous atteignons de très grandes vitesses », a commenté l'Ontarien qui a gagné quatre fois à Saint-Félicien. Il a remercié son équipe qui a travaillé fort pour lui fournir un bolide rapide et stable.
Tout de suite après la course, il a fait une longue accolade avec Langevin. Le pilote de Mercier aurait bien aimé signer une première victoire à Saint-Félicien. « Je n'ai pas eu le temps d'avoir peur quand j'ai levé dans les airs. Mon bateau s'est bien replacé et j'ai pu continuer et assurer ma deuxième place. Je voulais cette victoire et j'ai tout donné. Je vais revenir l'an prochain et cette fois pour gagner », a-t-il réagi après la course.
Marty Wolfe a terminé au 3e rang.
<p>À 55 ans Jimmy King a démontré qu'il était encore capable de gagner des courses d'hydroplanes. </p>
Hydro 350
Dans la classe Hydro 350, le spectacle a été aussi palpitant. Bien que l'Américain Jimmy King se soit imposé, il a dû surveiller Nicolas Rousse qui lui a fait une chaude lutte pendant trois des cinq tours de l'épreuve. 
Surtout que Rousse a failli ne pas prendre le départ. Le pilote a eu de la difficulté à démarrer son bolide. Il a réussi à le faire 1 minute 45 secondes avant le décompte final. Le coureur de Valleyfield a dû faire le tour du circuit rapidement pour réussir à se placer pour le départ.
« J'ai une équipe merveilleuse qui m'a donné un bateau ultrarapide ce week-end. C'est facile de conduire dans ce temps-là. Je n'ai pas de mérite », a mentionné humblement Jimmy King, 55 ans, du Michigan, qui fait un retour comme pilote cette année.
F 2500
Le vétéran Donald Leduc a démontré que l'expérience favorisait la victoire. Patient derrière Yan Beaupré, qui espérait signer une première victoire à vie, il a réussi à se positionner pour le doubler dans le dernier tour.
« Il me poussait vers l'extérieur pendant la course et j'ai attendu qu'il commette une petite erreur pour pouvoir me faufiler à l'intérieur. À ce moment, j'ai été avantagé et j'ai pu gagner cette première course à vie à Saint-Félicien. C'est le seul endroit où je n'avais pas encore de victoire », a commenté le charmant pilote du Cannonball vivant à Valleyfield.
Cette finale a dû être reprise à cause d'un accident entre deux hydroplanes. Le meneur lors de la première course, Rob Stevenson, n'a pas pu reprendre le départ.
2,5 litres
Claude Abott a connu un week-end presque parfait, ce week-end, à Saint-Félicien, en gagnant la finale, deux qualifications et une 2e place dans la catégorie 2,5 litres. Lors de la finale, il a pris les devants dès le départ sans regarder à l'arrière.
<p>Samuel Pagé-Morin regarde les dégâts à son hydroplane après son accident.</p>
Toute une frousse pour Samuel Pagé-Morin
Samuel Pagé-Morin a eu toute une frousse, dimanche, quand il a vu son hydroplane piquer du nez pour ensuite faire une pirouette et retomber à la renverse.
La foule a retenu son souffle le temps que le pilote de 26 ans s'extirpe par la trappe de secours située sous la coque.
« Je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Je vais le savoir quand je vais voir le bateau. Je soupçonne que j'ai perdu une pièce située à l'arrière », a-t-il raconté quelques minutes après l'accident.
Samedi, lors des qualifications, Pagé-Morin avait aussi été victime d'un accident après avoir été coupé par un adversaire. Son équipe a dû réparer le bateau endommagé pour prendre le départ hier. C'est probablement cette pièce réparée qui s'est détachée de son engin.
<p>La facture sera salée.</p>
Le sympathique pilote n'était pas blessé, mais redoutait d'être très courbaturé au cours des prochains jours. Il faut dire que les bolides Hydro 350 atteignent près de 200 kilomètres/heure en ligne droite. C'est la vitesse à laquelle il « roulait » quand le bateau s'est envolé.
« C'est un peu plate, car j'allais bien pour cette finale consolation. J'adore courir à Saint-Félicien. C'est la plus belle place après Valleyfield. J'y ai connu du succès quand j'ai été champion canadien en 2014. C'est un endroit formidable avec une organisation fabuleuse », a-t-il souligné.
Il s'agit du seul accident important à être survenu durant le week-end. On se souviendra que l'an dernier on avait frôlé la catastrophe quand Yan Beaupré avait passé sur le bateau de Steve Armstrong, à seulement quelques centimètres de sa tête.