Guy Larouche

Guy Larouche craint « la mort du junior AA »

Le président des Sabres de Roberval junior AA, Guy Larouche, appréhende l’arrivée d’une deuxième équipe élite dans la municipalité.

L’ex-maire craint que si une franchise de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) s’y établit, elle pigera dans les mêmes réserves de commanditaires que l’équipe junior AA déjà en place et risque d’attirer les mêmes spectateurs.

Il estime qu’une équipe de la LNAH fonctionne normalement avec un budget annuel entre 300 000 et 400 000 $ en raison des coûts élevés liés au transport, aux assurances et aux salaires des joueurs. En comparaison, un club de calibre junior AA a besoin de 75 000 $ par année, selon lui. 

« La Ville de Roberval n’a pas la capacité d’accueillir deux équipes. Le bassin est trop petit. Automatiquement, c’est la mort du junior AA si ce projet d’équipe est concrétisé », croit M. Larouche. 

Il avance que déjà, les Sabres vivent certains problèmes de recrutement, notamment parce que les athlètes de Saint-Félicien font partie du bassin de Normandin, où évoluent les Éperviers.

Vendredi, le commissaire de la LNAH, Richard Martel, doit rencontrer le maire de Roberval, Sabin Côté, pour lui présenter les nouvelles priorités de la ligue et évaluer le potentiel du centre Benoît-Lévesque à accueillir un nouveau club.

Sabin Côté a indiqué qu’actuellement, beaucoup de questions demeuraient en suspens et que ce projet ne devait pas compromettre la viabilité des Sabres. 

Guy Larouche estime que pour bien prendre sa décision, l’administration de la ville doit d’abord connaître l’historique des Sabres. 

La création d’une équipe junior AA à Roberval visait à permettre aux hockeyeurs de poursuivre au-delà du midget tout en restant chez eux, d’après M. Larouche. « À l’époque, on considérait aussi que le senior et la LNAH, c’était trop violent », se souvient-il.