Le temps que Benoit Gratton purge une suspension d’un match, les Marquis de Jonquière retrouveront leur ancien entraîneur-chef, Claude Bouchard, derrière le banc jeudi, au Colisée Cardin pour le match #5 de la série finale contre les Éperviers de Sorel-Tracy.

Gratton s’attend à une guerre de tranchées

Même si les Éperviers de Sorel-Tracy seront privés d’éléments importants pour le match numéro 5 de jeudi au Colisée Cardin, les Marquis de Jonquière ne devront pas tomber dans le piège de penser qu’ils auront beau jeu. « Ça peut être un piège de penser que ce sera plus facile parce qu’ils ont des joueurs clés sortis de l’alignement », met en garde l’entraîneur-chef des Marquis, Benoit Gratton.

Les Éperviers seront privés des services de deux joueurs de leur meilleur trio, Étienne Brodeur et Marc-André Huot, en raison des suspensions découlant du match de samedi au Palais des sports. Plus tôt dans cette série finale 4 de 7, Sorel a vu tomber au combat André Bouvet-Morrissette et David Rose. Chez les Marquis, la majorité des joueurs seront présents, incluant le capitaine Alexandre Quesnel qui, malgré un nez fracturé protégé par une grille, ne lèvera pas le pied pour autant.

« Souvent, quand il y a des équipes maganées, on dirait qu’il y a d’autres joueurs qui prennent le flambeau. Il faut s’attendre à ce qu’ils compétitionnent. Si on pense que ce sera facile, on va se tirer dans le pied », estime le pilote des Marquis qui s’attend à une nouvelle guerre de tranchées.

« On devra plus que jamais se présenter avec le couteau entre les dents, plus que les deux derniers matchs à Sorel et s’attendre à affronter une équipe qui va vouloir se battre jusqu’au bout, avec l’énergie du désespoir. »

Pour l’instant, chez les Marquis, Danick Paquette ratera les matchs de jeudi et vendredi. Quant au défenseur Spiro Goulakos, il était en discussion avec son employeur pour être libéré. Il devrait être fixé mercredi. « Certains joueurs vont peut-être arriver un peu plus serré. Même Jean-Michel Bolduc sera en uniforme et on va appeler Yann Poirier puisque ce sera trois matchs en trois jours », mentionne l’entraîneur-chef.

Bien qu’il souhaiterait compter sur la présence de nombreux partisans des Marquis, Benoit Gratton aimerait revenir à Jonquière avec une avance de 3-2. « Imagine l’atmosphère qu’il y aurait dans le Palais des sports vendredi. Ce serait incroyable ! »

Claude Bouchard en renfort

Comme Benoit Gratton a hérité d’un match de suspension, l’ancien entraîneur-chef des Marquis et actuel adjoint des Saguenéens de Chicoutimi, Claude Bouchard, effectuera un retour derrière le banc jonquiérois pour l’occasion. « C’est quand même moi qui vais faire la préparation d’avant-match », mentionne Benoit Gratton, qui pourra compter sur Bouchard, Martin Gagné et Luis Tremblay.

Pour sa part, Claude Bouchard est heureux de pouvoir donner un coup de main à son ancienne équipe et mettre à profit son expérience. Le coloré entraîneur avoue qu’il se sent aussi redevable envers l’organisation puisqu’en février 2016, il avait quitté l’équipe en pleine fin de saison pour aller diriger les Cataractes de Shawinigan dans le junior majeur. « Dans les circonstances, Marc Boivin et Éric Claveau ont toujours été très respectueux de la décision que j’avais prise et je suis toujours resté en bon terme avec eux », rappelle le vétéran entraîneur qui retrouvera quelques visages familiers.

« Il y a des joueurs que j’ai coachés à l’époque et qui jouent encore actuellement. Et j’avais aussi une belle relation avec Benoit (Gratton) quand il jouait. Honnêtement, ça me fait bien plaisir d’aller les aider. Mais ce sera vraiment pour assurer de faire la circulation sur le banc de la bonne façon, car pour les joueurs, le plan de match, leur routine, etc. restent les mêmes », souligne celui qui s’est tenu au courant de la série. « Ce sera une série chaudement disputée jusqu’à la fin et j’espère pouvoir les aider du mieux que je peux pour la partie numéro 5 ! »

Pétroliers errants

Comme bien d’autres, Benoit Gratton est déçu que la municipalité de Saint-Jérôme ait mis fin à son association avec les Pétroliers du Nord. « Je trouvais qu’il y avait un beau potentiel à Saint-Jérôme. Je ne sais pas si l’histoire de Diaby a pu peser dans la balance, mais je sais qu’il y a eu beaucoup de négatif autour de cette histoire. Il y avait beaucoup de promotion pour la bataille et la violence. L’impression que ça m’a donnée, en écoutant parler les gens de ma région, c’est qu’ils ne donnaient pas une belle image de notre ligue et je pense que ç’a joué contre eux », avance celui qui réside tout près du centre sportif de Saint-Jérôme.

Les propriétaires des Pétroliers, bien que très déçus, travaillent donc à relocaliser la franchise qui avait été sauvée in extremis en milieu de saison 2018-19.