Un lancer de punition a été accordé à Benoit Gratton, mais sans l'effet escompté.

Gratton derrière le banc des Marquis

Les Marquis de Jonquière n'ont pas eu à regarder plus loin que dans leur cour pour trouver leur nouvel entraîneur-chef. Ils ont annoncé la nomination de Benoît Gratton à ce poste, passant de la glace à derrière le banc.
L'expérimenté hockeyeur a passé les deux dernières saisons dans l'uniforme des Marquis, où il a amassé 94 points en 63 rencontres. L'annonce officielle a été faite jeudi avant-midi, au Resto Pub La Zone de Jonquière. Le principal intéressé n'était pas présent en raison d'obligations professionnelles, mais il a répondu aux questions des journalistes via une vidéoconférence. L'entente entre les deux parties s'est concrétisée mardi.
Benoît Gratton succède donc à Richard Martel, qui a accepté le poste de commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey le 5 juillet. Même s'il fait le saut comme entraîneur, Gratton n'annonce pas officiellement sa retraite en tant que joueur. Il pourrait enfiler l'uniforme des Marquis au moins cinq fois, histoire d'être éligible pour les séries éliminatoires. Rien n'est toutefois coulé dans le béton.
« La dernière saison a été difficile sur mon corps, je vais être honnête avec vous, a commenté l'homme de 40 ans. J'avais du ruban et de la glace un peu partout pendant les séries, j'avais l'air d'une momie. J'avais mal au dos, dans le cou, aux genoux... J'avais quand même l'intention de revenir au camp cette année, je m'étais mis en forme cet été, mais quand j'ai vu que Richard avait eu son nouveau poste, je ne vais pas vous mentir que l'idée me trottait dans la tête. C'est une belle transition de passer de joueur à entraîneur et d'aller chercher cet esprit de compétition. Tout ce que je fais, je le fais à 100 pour cent, il faut que ce soit intense et vous l'avez vu dans le passé, je ne fais rien à moitié. Ça va être la même chose en tant qu'entraîneur. »
Fort d'une très longue carrière de hockeyeur, Benoît Gratton avoue que l'appel de la glace risque de se faire sentir à l'occasion, mais il se dit prêt pour un nouveau défi. Aura-t-il tout de même cette envie folle de sauter sur la glace à l'occasion ?
« Ça va peut-être arriver, mais j'ai parlé à Martin (Gagné, l'entraîneur adjoint) et il va être là pour me retenir, a-t-il lancé en riant. Pour avoir été entraîneur au niveau juvénile depuis deux ans, je suis un entraîneur qui est un peu plus calme derrière le banc. C'est sûr que lorsque ce n'est pas toi qui manges les coups, tu prends une certaine distance, sauf que je ne peux pas changer de personnalité et mon intensité va ressortir en tant qu'entraîneur. Je pense que les joueurs me connaissent bien et ils savent que je veux gagner. J'étais prêt à tout pour gagner en tant que joueur et je vais garder la même philosophie comme entraîneur. »
Le copropriétaire des Marquis Marc Boivin, qui va aussi occuper les fonctions de directeur général pour le début de la saison, a fait savoir qu'il avait eu des discussions avec quelques candidats, dont Martin Lacroix, un Québécois qui dirige des équipes en Europe depuis 2009. Il s'est finalement tourné vers Benoît Gratton. « C'est un gagnant, il a beaucoup de caractère et c'est un gars très respecté dans le vestiaire, a décrit Marc Boivin. Il n'est jamais sorti du hockey, il connaît ça et il a un excellent leadership. »