À défaut de pouvoir tenir le 1000 km et La Boucle en raison de la pandémie, les participants, anciens et actuels, seront invités à réunir leurs forces virtuellement pour amasser un million de kilomètres du 19 au 21 juin.
À défaut de pouvoir tenir le 1000 km et La Boucle en raison de la pandémie, les participants, anciens et actuels, seront invités à réunir leurs forces virtuellement pour amasser un million de kilomètres du 19 au 21 juin.

Grand Défi Pierre Lavoie: le Québec invité à cumuler 1 million de kilomètres

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
(JSP) Le succès de l’application « Bouge-toi l’Cube » pour faire bouger les adolescents a ouvert de nouveaux horizons à l’équipe du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). Si bien qu’à défaut de pouvoir tenir le 1000 km et La Boucle en raison de la pandémie, les participants, anciens et actuels, seront invités à réunir leurs forces virtuellement pour amasser rien de moins qu’un million de kilomètres durant la fin de semaine du 19 au 21 juin.

Joint vendredi matin, Pierre Lavoie se préparait à communiquer, aux différents groupes, les grandes lignes de ce projet qui permettra de multiplier par 1000 le défi du 1000 km habituel. « C’est un nouvel événement qui est proposé. Et ce ne sera pas juste aux cyclistes, mais à tout le monde », précise d’entrée de jeu le cofondateur du GDPL.

« En fin de semaine, je m’adresse à tous les cyclistes qui étaient inscrits au 1000 km et à La Boucle de l’édition 2020 et aux anciens participants de ces deux événements. Nous allons leur donner toute l’information sur le concept en direct via Zoom », a expliqué Pierre Lavoie qui rappelle que les participants à ces deux rendez-vous annuels du Grand défi sont « de grands ambassadeurs des saines habitudes de vie ».

Les coureurs et marcheurs aussi

En ces temps de pandémie, plein de gens se sont mis à marcher et à courir plus que jamais pour s’occuper, mais aussi pour éviter de prendre, disons, un peu trop d’expansion durant le confinement.

La fin de semaine du 19 au 21 juin, toutes les personnes qui le désirent pourront former un groupe ou s’inscrire en solo sur l’application et ainsi contribuer à cumuler les précieux kilomètres. « Ça s’adresse donc à notre clientèle, mais aussi à tout le Québec. Une personne qui marche tous les jours peut s’inscrire en téléchargeant l’application, seule ou en groupe, et accumule des kilomètres », souligne-t-il.

Ainsi, durant ce défi virtuel de trois jours, chaque fois que la personne marche ou court, elle enregistre le nombre de kilomètres qu’elle effectue et ça s’accumule sur son compte ou celui de son équipe le cas échéant. Puis, tous les kilomètres seront comptabilisés dans le but d’atteindre le chiffre magique de 1 million de kilomètres le 21 juin au soir.

« Un million de kilomètres, ça prend du monde pour faire ça ! », insiste Pierre Lavoie. « À la marche et à la course, ça ne monte pas vite. En vélo ça va plus vite, mais ça prend du monde ! C’est difficile à atteindre ! » Et s’il fait moins beau cette fin de semaine là, le défi sera encore plus grand, car ce sera plus difficile de motiver les gens à bouger.

Bouger pour mieux combattre

Le grand manitou des saines habitudes de vie rappelle que l’exercice et une saine alimentation sont deux bons atouts pour combattre la COVID-19. « La seule chose pour combattre le virus si tu l’attrapes avant que le vaccin arrive – et on sait qu’une bonne partie de la population finira par l’attraper, que ce soit dans la deuxième vague ou l’an prochain –, ce sera d’avoir un bon système immunitaire. Et la seule façon d’avoir un bon système immunitaire, c’est d’être en bonne santé. Et être en bonne santé, ça passe par l’alimentation, bien dormir et surtout bouger. On lance un mouvement pour dire aux gens : ‘‘Vous avez pris de bonnes habitudes durant le confinement, il faut les poursuivre ! ’’ Et ensemble, montrons qu’au Québec, nous sommes une société active ! »

Les personnes intéressées pourront en savoir plus au cours des prochains jours, alors que Pierre Lavoie et son équipe devraient diffuser une vidéo sur leur site ou par les médias sociaux.

LE VÉHICULE D'UNITÉ MÉDICALE PRÊTÉ EN RENFORT À MONTRÉAL

(EMF) Pierre Lavoie a offert son véhicule d’unité médicale à la santé publique de Montréal afin d’augmenter les ressources de dépistage et d’ainsi contribuer à améliorer la pandémie dans la métropole. Six employés du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont également portés volontaires pour procéder au dépistage dans le véhicule utilisé habituellement dans le cadre du Grand défi Entreprise.

Si deux autres personnes se proposent, l’équipe de l’unité médicale qui travaillera dans le point chaud de Montréal pourrait ainsi être 100% régionale. 

La directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, a confirmé à Pierre Lavoie que la métropole avait besoin de son véhicule, mais qu’il manquait de personnel pour l’opérer. Après lui avoir envoyé les descriptifs des employés qui pourraient être en mesure de procéder au dépistage, il lui a répondu qu’il s’occuperait de trouver les huit employés qui auront envie de se déplacer dans le point chaud de Montréal.

Le véhicule du Grand défi Entreprise sera utilisé pour accroître le dépistage de la COVID-19 à Montréal. Pierre Lavoie et son équipe souhaitent ainsi contribuer à dépister et ainsi freiner la propagation du virus.

Il a alors envoyé une demande au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, puis une à celui de la Capitale-Nationale, afin de trouver les volontaires. Le personnel de Québec s’est proposé en premier, puis s’est déplacé au point chaud de la métropole pour une période de deux semaines. 

« Notre véhicule était déjà un laboratoire de test, alors nous n’avons eu qu’à le prêter gracieusement à Montréal. Les huit employés de Québec ont commencé à dépister lundi, mais une équipe du Saguenay devra venir les remplacer dans les prochains jours. Actuellement, six personnes se sont portées volontaires, mais nous devons en trouvons deux autres afin que l’équipe soit complète. Le personnel de Québec pourrait la compléter, mais j’aimerais qu’elle soit 100 % régionale », a souligné M. Lavoie. 

Selon lui, les régions ne pourront être complètement libérées tant que la situation de la métropole ne se sera pas améliorée. « Tant que Montréal restera dans le trouble, nous n’aurons pas l’esprit tranquille. Nous devons l’aider. »

Le CIUSSS n’avait pas retourné l’appel du Progrès, vendredi, au moment de mettre sous presse.