Phil Desgagné

Golf: un début de saison bien meilleur qu’anticipé

CHRONIQUE / Avec la pandémie de COVID-19, la saison de golf s’annonçait extrêmement difficile. Surtout que depuis quelques années, il faut le dire, le sport du golf n’était pas en très bonne situation financière. Le nombre de membres diminuait partout et c’était également plus difficile de recruter de nouveaux adeptes.

Avec l’arrivée du coronavirus, la majorité des clubs étaient déjà en mode solution pour passer à travers cette saison tout en évitant un gros déficit. De plus, les organisateurs, avant même le début de la saison, avaient dû composer avec de nombreuses annulations de tournois et les salles de réception ont été fermées. Ajoutez à cela qu’ils ne connaissaient pas non plus la date du début de la saison.

Dans la région, le golf a débuté avec un retard de deux semaines par rapport aux années antérieures. Dès que la date d’ouverture a été annoncée, le 20 mai dernier, les clubs ont vu le nombre de nouveaux membres augmenter. Et aussitôt que les terrains ont été ouverts, l’achalandage dans les clubs de golf a été excellent.

Arvida

J’ai parlé avec le DG du club Saguenay Arvida, Stéphane Maltais, qui se disait satisfait de l’achalandage, surtout durant les fins de semaine. Il espère pouvoir accueillir quelques tournois à compter du mois d’août, mais il reste prudent sur la saison en cours. Jusqu’à maintenant, il se dit quand même heureux du début de la saison.

La Baie

À La Baie, la DG du club de golf Port-Alfred, Martine Desgagné, s’est dite surprise du début de la saison, et surtout de l’achalandage. Elle est surtout emballée de voir l’affluence les dimanches. Au cours des années antérieures, c’était beaucoup plus difficile les dimanches, alors que cette année, on parle de 270 à 280 golfeurs qui se présentent, ce qui est beaucoup plus que par le passé. Elle remarque aussi l’arrivée de nouvelles clientèles, soit les 25-40 ans et les juniors. Des clientèles que les clubs souhaitent bien entendu attirer, car c’est bon pour l’avenir du golf.

Chicoutimi

Au club Chicoutimi, le DG Carl Bouchard se montre très optimiste pour la saison, mais pour lui, le beau temps et l’état du terrain ont été deux facteurs extrêmement importants pour favoriser ce bon début de saison. Des records pour le club qui a accueilli beaucoup de nouveaux membres et l’achalandage a été exceptionnel. Il m’a donné un comparatif avec l’an passé. Malgré 11 jours de plus au calendrier, le club n’affichait que deux journées de 300 golfeurs et plus. Cette année, le club cumule déjà 12 journées de 300 joueurs et plus. Et ça semble vouloir se poursuivre. En dépit d’une augmentation extrêmement importante, le DG demeure quand même prudent, car la saison est longue et on ne connaît pas l’avenir concernant ce fameux virus. Lui aussi espère être en mesure de présenter quelques tournois à partir du mois d’août.

Saint-Prime

J’ai aussi parlé avec Junior Juneau, le DG du Domaine Lac-Saint-Jean à Saint-Prime. Il est très heureux du début de la saison et de la présence de beaucoup de nouveaux adeptes comme dans les autres clubs. Toutefois, la fermeture de la salle à manger va faire énormément mal sur le plan financier, tout comme l’annulation de nombreux tournois. Mais Junior Juneau me disait qu’il travaillait à trouver de nouvelles solutions pour augmenter les revenus.

Retenir les nouveaux

Ce qui arrive dans la région ne semble pas unique. Il semble que la majorité des clubs à travers tout le Québec vit cette même situation. Est-ce que la COVID-19 va devenir un point déterminant pour l’avenir des clubs de golf? Est-ce que les nouveaux adeptes vont être au rendez-vous pour les prochaines années? Auront-ils la piqûre? Tous les dirigeants des clubs l’espèrent. Mais il est assuré que la catastrophe qui s’annonçait en début de saison sera moins négative qu’anticipée. On ne parle pas ici de profits extraordinaires, mais si les clubs peuvent passer à travers la pandémie sans nécessairement faire de déficits importants, ce sera déjà un gage de très grand succès.

Sports collectifs

Le déconfinement se poursuit pour les sports d’équipes et ça, c’est une très bonne nouvelle! J’ai été quelques fois très sévère envers la ministre Isabelle Charest. Toutefois, lors de sa dernière conférence, elle a donné beaucoup d’espoir pour le monde du soccer, du baseball et même du hockey. On parle de revenir presque comme ce qui se faisait avant la pandémie, et ce, plus rapidement que prévu. Hockey Québec ose même passer de l’étape 1 à l’étape 5, ce qui voudrait dire que l’on pourrait jouer presque la même formule qu’avant au début octobre.

D’ailleurs, dans les circuits juniors de l’Ouest, on serait près d’une entente avec la majorité des provinces pour débuter les activités dès le début octobre avec un calendrier normal de 68 parties. Rappelons qu’il y a quelques jours, le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Gilles Courteau, parlait également du début octobre pour amorcer la saison de son circuit.

Encore une poursuite

Toujours au sujet du hockey junior, la semaine dernière, on apprenait qu’une autre poursuite contre les trois ligues canadiennes de hockey avait été déposée. Cette fois-ci, on parle d’initiation. J’espère que vous n’êtes pas tombés en bas de votre chaise. Il n’y a pas seulement qu’au hockey qu’il y a eu des initiations, mais dans beaucoup d’autres organisations de tous genres. Les initiations sont maintenant chose du passé.

Mais ce qui me dérange le plus, c’est de voir encore Gilles Lupien, l’ancien joueur de la LHJMQ, tomber à bras raccourcis sur le junior majeur. À ce que je sache, Gilles Lupien a bâti sa réputation et sa carrière avec le hockey junior. Il semble qu’il l’a oublié. Car chaque fois qu’il en a l’occasion, il s’attaque au hockey junior. Monsieur Lupien a peut-être la mémoire courte, car ce sont les propriétaires du temps qui lui ont donné sa chance et qui lui ont permis d’atteindre un jour la Ligue nationale de hockey (LNH) et d’avoir une autre carrière comme agent de joueurs.