Samuel Girard ne s’attend pas à revêtir l’uniforme pour le premier match de la saison jeudi, mais il compte bien se garder prêt au cas où l’entraîneur Peter Laviolette ferait appel à ses services.

Girard a convaincu les Predators

Les Cataractes devront poursuivre leur route sans Samuel Girard. Avant de sauter sur la glace pour l’entraînement quotidien des Predators mardi matin, le défenseur vedette a appris qu’il avait convaincu l’état-major de l’équipe de lui faire une place dans le vestiaire pour amorcer la saison, même s’il était admissible à un retour dans le junior à 19 ans.

Choix de deuxième ronde au repêchage de la LNH en 2016, Girard est l’arrière le plus productif au pays au sein de la Ligue canadienne de hockey ces deux dernières saisons. Mais c’est son brio lors du camp d’entraînement, jumelé à la blessure de Ryan Ellis, qui lui vaut cette rapide promotion. 

Il a disputé quatre matchs au cours des trois dernières semaines et il a plusieurs fois été jumelé au capitaine Roman Josi. À son dernier match, jeudi dernier, Girard a été utilisé pendant plus de 24 minutes, le deuxième plus haut total au sein de l’équipe. En tout, durant ces quatre matchs, il a amassé une aide et présenté un différentiel de +6, étant de plus choisi une fois au sein des étoiles.

«J’étais nerveux en arrivant à l’aréna [mardi matin]. La nervosité a grimpé d’un cran quand on m’a dit que j’étais attendu pour un meeting! Finalement, ça s’est très bien passé. L’entraîneur (Peter Laviolette) et le directeur-gérant (David Poile) m’ont félicité pour mon camp, et ils m’ont dit qu’ils me gardaient avec eux à Nashville», témoigne Girard.

Le plan établi par les Predators, c’est que la Tornade de Roberval dispute neuf matchs avant de prendre une décision définitive sur son statut. Une étape normale pour un jeune joueur, étant donné que les clubs de la LNH ne brûlent pas une année de contrat tant que la barre des 10 matchs n’est pas atteinte.

Girard ne s’attend pas d’ailleurs à être en uniforme quand les Predators vont ouvrir leur prochaine saison jeudi contre les Bruins à Boston. «Je sais que je ne jouerai pas tous les matchs. Pour l’instant, rien ne m’indique que je serai en uniforme jeudi. Il se pourrait bien que je regarde quelques matchs des gradins avant d’avoir ma chance. C’est correct, je vais continuer à pousser fort dans le gym et sur la glace. Quand on va faire appel à moi, je serai prêt.»

En attendant, Girard savoure le moment. La journée de mardi a été un peu folle avec tous ces appels et ces messages qui sont arrivés. Girard peinait à répondre à tout le monde en fin d’après-midi. 

«J’étais sous le choc quand ils m’ont annoncé la nouvelle. Puis le stress est parti, j’étais vraiment à l’aise sur la glace pour la pratique. Ensuite, en sortant de l’aréna, j’ai pu parler à ma famille et c’est devenu émotif pas mal. Je suis content de vivre ça avec mes proches, ce fut un travail d’équipe pour me rendre jusqu’ici. Il y a eu des larmes un peu de la part de mes parents… C’est le début d’une nouvelle aventure pour nous.»

Pour l’instant, Girard va s’installer à l’hôtel. Il a poliment décliné la proposition des Predators de lui dénicher une pension. «J’aime mieux être dans mes affaires. Être tranquille à l’hôtel, si j’ai besoin de relaxer. Il y a la question de la bouffe, mais je suis capable de m’en faire. Et puis ma blonde va venir me rejoindre. L’hôtel, en ce moment, c’est la meilleure option pour moi.»

Il espère évidemment être invité plus tôt que tard à se trouver une niche permanente dans la ville du country. «Une chose à la fois. Je ne tiens rien pour acquis, bien au contraire. Ça change vite, dans le hockey. Mon travail, c’est de continuer à m’améliorer. J’espère pouvoir encore gagner quelques livres de muscles dans les prochaines semaines. Pour le reste, on verra bien comment les choses vont se dérouler.»