Pierre Lavoie

Gestion du Marathon de Montréal: Pierre Lavoie réessaiera en 2021

Pierre Lavoie et son organisation du Grand défi (GDPL) n’ont pas été retenus par la Ville de Montréal pour la gestion et la présentation du 30e Marathon Oasis de Montréal les 19 et 20 septembre. En fait, l’administration Plante a choisi de rester avec les promoteurs américains pour l’édition 2020. Toutefois, Lavoie compte revenir à la charge pour l’édition 2021.

« Lundi, nous avons eu une discussion avec les hauts fonctionnaires de la Ville, responsables des sports, et ils nous ont expliqué qu’ils allaient poursuivre avec les Américains », a-t-il indiqué lors d’un entretien téléphonique. Dans les circonstances, cette décision fait en quelque sorte l’affaire de Lavoie et son groupe puisqu’il était déjà très tard pour aller chercher des commandites et des partenaires. De plus, déjà quelque 5000 coureurs se sont inscrits sur le site dans les différentes distances au programme de cet événement de la Rock’n’Roll Marathon Series.

« Nous ne sommes pas déçus. Au contraire ! L’avoir repris dans le peu de temps donné, ça aurait mis en péril l’une des nos valeurs qui est de livrer de la qualité. La Ville a pris une bonne décision (dans les circonstances). Nous avons la main levée pour 2021. On va voir comment ça va se passer en 2020 et on verra si on a toujours de l’intérêt », a-t-il résumé.

Délais trop courts

En novembre dernier, la Ville de Montréal avait manifesté son intérêt de trouver de nouveaux gestionnaires. Outre Pierre Lavoie et son équipe, les organisations de Gestev et des Courses thématiques étaient sur les rangs. Pour Lavoie, même si Montréal avait décidé de le choisir en janvier dernier, il aurait décliné l’offre. « Ça ne nous intéressait plus, car il était trop tard », tranche-t-il.

Car les entreprises qui pourraient être sollicitées comme commandites font leur budget en novembre. « Novembre était passé et tu étais même rendu en janvier, donc tu ne peux plus aller chercher de grosses commandites dont tu as besoin pour financer et livrer un événement de qualité. De deux, ils veulent quelque chose d’international et de haut niveau, mais ils ne donnent pas assez de temps pour l’organiser », explique Pierre Lavoie.

Ce dernier préfère passer son tour cette année pour tenter le coup en 2021. « Ce n’est pas grave parce que nous avons fait l’exercice. Nous étions trois groupes qui ont déposé des propositions pour reprendre la gestion de l’événement. La Ville les a analysées et a finalement décidé de continuer avec les Américains. Je leur ai dit que c’était une bonne décision vu le temps qu’il restait et le nombre de personnes déjà inscrites, mais que l’an prochain, qu’ils s’y prennent plus tôt. Nous sommes toujours intéressés pour 2021 et c’est pourquoi nous étions là (lundi). Nous voulions connaître les raisons. »

L’organisation du GDPL a développé une expertise pour les événements de masse. Dans les visées du cofondateur Pierre Lavoie, les profits du Marathon auraient été retournés dans les écoles. Il avait même dans ses plans l’idée d’ajouter un volet participatif pour les jeunes du primaire et du secondaire.