La communauté autochtone de Mashteuiatsh a accueilli les cyclistes du 1000 km pour une première fois, très tôt vendredi matin.

GDPL: Deux peuples unis

La communauté autochtone de Mashteuiatsh a accueilli les cyclistes du 1000 km pour une première fois, très tôt vendredi matin. Un comité d’accueil s’est fait un honneur d’être présent, à quelques heures du lever du soleil.

Tout ce beau monde s’est de nouveau rassemblé en matinée pour le départ du peloton vers Dolbeau-Mistassini, sur une distance de 85 kilomètres.

« C’est une grosse marque de reconnaissance et de respect de Pierre Lavoie et de l’organisation envers Mashteuiatsh, a partagé le chef de bande de Mashteuiatsh, Clifford Moar. Pierre et moi, on se connaît depuis quelques années et quand on s’est parlé du projet d’accueillir les cyclistes ici pour une étape, ça n’a pas été très long avant d’embarquer dans l’aventure. La cause est bonne, on fait ça pour développer de saines habitudes de vie chez nos jeunes. Ils sont tellement importants pour nous ici. Si on peut les encourager par ce bel exemple, c’est très positif ».

Clifford Moar n’a pu s’empêcher de penser à ceux qui se sont implantés en premier à Pointe-Bleue, au moment où les cyclistes faisaient vibrer le secteur en plein cœur de la nuit.

« J’avais une petite pensée à nos ancêtres en me demandant de quelle façon ils voyaient ça de l’autre bord, a-t-il illustré. J’aurais aimé voir passer des outardes à l’arrivée des cyclistes, parce que ces oiseaux sont le symbole de nos ancêtres. Il y a quelques siècles, il y a eu un accueil ici et aujourd’hui, on le vit d’une manière différente, mais avec le même esprit de fraternité et de respect. »

Pour Pierre Lavoie, il était important que les cyclistes du GDPL passent par Mashteuiatsh, ne serait-ce qu’au moins une fois. Il a rappelé que plusieurs écoles autochtones participent aux événements du Grand défi, dont le défi des Cubes énergie et la Course au secondaire.

« Cette communauté a des défis à relever auprès de sa société, a reconnu le cofondateur du Grand défi. C’était important d’être là-bas et de passer un message qui est bien reçu, en plus que c’est chez nous. Ils savent aussi qu’on a une très grande ouverture par rapport aux communautés. C’était une façon de dire qu’on travaille ensemble. »