Les quelque 1000 cyclistes ont fait leur arrivée a L’Anse-Saint-Jean en fin d’après-midi, jeudi.

GDPL: De grandes retrouvailles familiales

Le passage des cyclistes du 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie à L’Anse-Saint-Jean s’est transformé en grandes retrouvailles entre le héros local et sa famille.

Le peloton a fait son arrivée en fin d’après-midi jeudi, galvanisé par l’appui d’une population en liesse. Le moment le plus intense en émotion est survenu juste avant le départ des cyclistes vers Jonquière, troisième étape officielle.

Le plus vieux survivant de l’acidose lactique, Philippe Pelletier, a été présenté sur la scène. Une surprise pour Pierre Lavoie, qui connaît très bien le battant de 37 ans, puisque les deux sont des petits cousins.

Philippe Pelletier était accompagné de ses parents, Yvon Pelletier et Aurore Morin. « Ça donne de l’espoir », a réagi le paternel après la présentation émotive à laquelle a participé le maire de L’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel.

« On a appris que Philippe était atteint de l’acidose lactique alors qu’il avait neuf ans et quand Pierre a eu sa première fille (Laurie), Pierre s’est joint aux débuts de l’Association de l’acidose lactique », a mis en contexte Aurore Morin.

Sur la rue Saint-Jean-Baptiste, on a pu voir une statue à l’effigie de Pierre Lavoie, du concepteur Gilles MacLean. Le principal intéressé a pu voir toutes ces attentions durant sa descente vers son village natal.

« Ils ont fait de grosses recherches parce que des archives du moment où j’étais jeune, il n’y en a pas, a exprimé Pierre Lavoie, mais ils en ont trouvées. Je ne m’attendais pas à ça du tout. Je ne pensais pas qu’ils allaient me faire remémorer mon enfance ici comme ils l’ont fait. »

En quittant L’Anse-Saint-Jean, nous avons croisé la route de plusieurs tantes de Pierre Lavoie, campées devant l’ancienne maison familiale de ce dernier. Une brochette de dames propulsées par la fierté et l’excitation de voir leur neveu revenir à ses origines.

Étape mémorable
Appelé à revenir sur la première étape entre La Baie et L’Anse-Saint-Jean, longue de 67 kilomètres, Pierre Lavoie s’est dit agréablement surpris de son succès. La météo incertaine et les montées plus ardues lui laissaient certains doutes.

« Ce fut une belle étape et je dirais même qu’elle s’est mieux déroulée que je le pensais, a-t-il résumé. Je m’inquiétais pour certains cyclistes parce que j’avais peur qu’ils soient abandonnés, mais ce ne fut pas le cas. Tout le monde a travaillé fort et je suis content, car c’est le but du Grand défi. On n’a pas perdu personne en cours de route. Pour tout le monde, je pense que l’étape a été agréable et mémorable. »

L’athlète n’a pu s’empêcher d’avoir une pensée pour la première édition du Défi Pierre Lavoie, en 1999, alors qu’il était accompagné d’un petit groupe de cyclistes.

C’est une image sociale importante et forte, a fait remarquer Pierre Lavoie. Au fil du temps, on a créé un mouvement social important. Ça me rend fier de mes racines et de ma région. De venir ici, c’était important pour moi. C’est totalement un succès. »

Un premier arrêt à Jonquière
Premier établissement d’enseignement à prendre complètement en charge une arrivée d’étape, le Cégep de Jonquière a bien exécuté sa mission. Plusieurs activités ont été organisées dès le début de la soirée pour les visiteurs et membres des équipes.

Pour commémorer les participations antérieures au Grand défi Pierre Lavoie, une trentaine d’anciens cyclistes ont parcouru à vélo la dernière partie du parcours emprunté par les cyclistes de l’édition actuelle. Ils ont procédé à ce tour d’honneur avant l’arrivée du peloton.

Parlant du peloton, il est arrivé avec environ 30 minutes de retard, franchissant l’arche un peu après 22 h 30. Le départ de L’Anse-Saint-Jean avait d’ailleurs été retardé d’une demi-heure, le temps de laisser les VR libérer la rue Saint-Jean-Baptiste.

Le nouveau groupe a donc quitté Jonquière vers 23 h 15 en direction de Mashteuiatsh, afin d’y prendre une pause dodo de quelques heures.

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Le Bistrot Summum récidive

Pour une deuxième année, le premier repas officiel du Grand défi Pierre Lavoie était 100 pour cent saguenéen. L’équipe du Bistrot café Summum était en charge du souper à L’Anse-Saint-Jean, ce qui représentait un contrat de 1800 repas.

L’an dernier, le restaurant avait servi le souper du jeudi, peu avant le départ à 18h.

Le chef Maxence Raymond et le président Bénédict Morin planifient depuis plusieurs mois à l’élaboration des assiettes, mais il n’a fallu qu’une petite semaine pour préparer les recettes. Les deux associés ont offert une lasagne au canard et effiloché de veau, avec une salade de pâtes en accompagnement.

Pour accomplir leur mission, les artisans du Bistrot café Summum ont pu profiter des cuisines du chalet d’accueil de la station de ski du Mont-Édouard. Six employés ont été affectés à L’Anse-Saint-Jean.

On a aussi reçu l’aide de 15 bénévoles, prêtés par la Maison des jeunes de L’Anse-Saint-Jean, a fait savoir Bénédict Morin. C’est le bénévolat qui a fait notre force aujourd’hui.»

Bien entendu, les deux associés espèrent renouveler cet important contrat pour la 11e édition du Grand défi. Au terme de l’événement, ils vont faire un récapitulatif avec les organisateurs.

«C’est l’fun de contribuer à un grand événement régional, a partagé Bénédict Morin. On est natifs du Bas-Saguenay et ça nous tient à cœur.»

En plus de nourrir les cyclistes, le Bistrot Café Summum commandite sa propre équipe du 1000 km, dont fait notamment partie le fils de Pierre Lavoie, Bruno-Pierre.

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Échos du Grand défi...

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