Jean-Philippe Gauthier dirige depuis trois ans les Volontaires du Cégep de Sherbrooke.

Gauthier a su faire son chemin

Originaire de Dolbeau-Mistassini, Jean-Philippe Gauthier a fait son chemin dans le monde du football jusqu’au poste d’entraîneur-chef des Volontaires du Cégep de Sherbrooke, un programme de division 2.

Il était présent avec toute son équipe vendredi soir sur le terrain du Cégep de Jonquière pour une partie amicale avec les Gaillards, eux qui évoluent plutôt en division 3. En plus d’exercices par position, les deux clubs se sont affrontés dans un match simulé de quatre quarts. L’année dernière, le même événement avait été tenu, mais du côté de Sherbrooke.

Jean-Philippe Gauthier a fait ses premières armes dans le football comme porteur de ballon dans la défunte ligue de printemps régionale. Il a ensuite joué un an avec les Dragons de la Beauce avant de porter les couleurs des Jeannois du Collège d’Alma pendant quatre saisons et finalement avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke, où il s’est rapidement retrouvé dans le personnel d’entraîneurs.

« J’ai fait mon baccalauréat en éducation physique en m’occupant des porteurs de ballon du Vert et Or. Quand j’ai fini, j’ai été engagé à temps plein. J’ai fait trois ans sur les unités spéciales et trois ans comme préparateur physique en chef. La dernière année, j’étais entraîneur adjoint et par la suite, j’ai pris les Volontaires. Je commence ma troisième année », explique Jean-Philippe Gauthier, ne cachant pas sa joie d’effectuer un retour dans sa région natale, ce qu’il n’a pas manqué de souligner à ses joueurs.

Le Dolmissois, qui aura bientôt 32 ans, rêvait de devenir entraîneur et c’est dans cette optique qu’il a fait ses choix. « J’ai été entraîneur-chef dans la ligue de printemps avec le Bowater et les Patriotes. Je suis allé faire mon bac justement pour me rapprocher du coaching. Finalement, ç’a super bien marché. C’est ma huitième année que je suis à temps plein dans le football », fait remarquer celui qui a également connu sa conjointe à Sherbrooke, avec laquelle il vient d’avoir une fille âgée de 6 mois.

Les joueurs des Volontaires et des Gaillards se sont affrontés dans différents exercices avant un match simulé.

Sous sa tutelle, les Volontaires n’ont toujours pas remporté de match éliminatoire, terminant deux fois au septième rang du classement de la division 2. Jean-Philippe Gauthier estime que le programme s’en va dans la bonne direction.

« Il fallait se donner le temps de tout mettre en place et de refaire les traditions. Avant moi, il y avait eu cinq entraîneurs-chefs en six ans. Le programme avait un peu perdu ses bonnes habitudes, si on peut dire. Ce n’est pas que le programme n’était pas bien dirigé, mais autant de changements, c’est difficile. Après deux bonnes années, on entame la troisième avec un bon feeling », partage-t-il.

« Nos deux derniers recrutements se sont vraiment bien passés. On n’a jamais été aussi nombreux dans l’équipe. Ça fait deux ans qu’on recommence en février avec une centaine de joueurs. Les sélections sont beaucoup plus agréables pour les entraîneurs. On voit aussi de plus en plus nos valeurs et notre éthique de travail à travers nos joueurs. Ils apprennent à nous connaître et savent nos attentes et nos objectifs », raconte Jean-Philippe Gauthier, analysant avoir sous la main une défensive mature avec une offensive un peu plus en reconstruction après le départ du quart-arrière partant et de plusieurs receveurs et joueurs de ligne.

« L’envers de la médaille, c’est qu’on a eu un très bon recrutement grâce à cette situation. Ça donne des opportunités aux joueurs. C’est de la compétition à l’intérieur pour savoir qui va prendre les postes. Les gars sont intenses et ça fait de bons entraînements », assure-t-il.

Ayant joué quatre ans pour les Jeannois, Jean-Philippe Gauthier a bien sûr été bien attristé par la fermeture du programme almatois après plus de 40 ans, faute d’un nombre suffisant de joueurs.

L’ambiance était très amicale entre les joueurs des Volontaires et des Gaillards.

« Ça me brise le coeur, exprime-t-il. C’est là que j’ai fait tout mon football collégial. En plus, Jean-Philip Caron est un très bon ami avec qui j’ai joué à Alma et avec le Vert et Or. C’est sûr que c’est un coup dur. Ça fait partie de cette compétition dans le recrutement et de cette folie du football. Il y a plusieurs programmes qui ont de la difficulté. Il faut s’assurer de garder une barre de performance assez haute pour ne pas que ça nous arrive. »