Carey Price a été solide face aux Penguins.
Carey Price a été solide face aux Penguins.

Garder la même recette et être prêt à contrer les ajustements des Penguins

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
TORONTO — Le Canadien a réussi à appliquer la recette du succès lors du premier match face aux Penguins de Pittsburgh, samedi soir, mais la formation montréalaise garde les deux pieds sur terre.

Le Tricolore a causé l'une des surprises de la première journée du tournoi de relance de la LNH en battant les Penguins 3-2 en prolongation. Après avoir bravé la tempête, les hommes de Claude Julien ont réussi à limiter les dégâts, malgré sept infériorités numériques.

«Au fur et à mesure que le match avançait, nous étions plus à l'aise dans notre manière de jouer contre eux, a souligné Julien en visioconférence, dimanche matin. Nous avons terminé le match en force, et pas seulement en infériorité numérique, mais aussi du côté des lancers et des chances de marquer. Nous avions de l'énergie en prolongation.

«En zone neutre, nous leur donnions trop de vitesse, mais nous nous sommes ajustés. L'échec-avant pourrait aussi être meilleur. Ça nous permettrait de créer des revirements et de créer encore plus de chances de marquer.»

Carey Price et Nick Suzuki ont été les deux vedettes de la rencontre pour le Canadien. Price a été particulièrement solide en début de match, pendant que le reste de l'équipe trouvait ses repères. Pour sa part, Suzuki s'est notamment retrouvé à l'avant-plan en infériorité numérique, alors que Phillip Danault s'est retrouvé trois fois au cachot.

«[Suzuki] n'a pas joué comme une recrue, mais plutôt comme un vétéran, a souligné Danault. C'était un bon test pour lui, et il a répondu de brillante façon.»

Suzuki a également touché la cible tôt en deuxième période, ce qui offrait une avance de 2-0 au Canadien. Les Penguins ont réussi à créer l'égalité, mais Jeff Petry a finalement joué les héros en prolongation.

Quatre trios en rotation

L'entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, n'a pas tenté d'envoyer le trio de Sidney Crosby contre celui de Danault. En général, les deux entraîneurs ont pu utiliser en rotation leurs quatre trios.

Danault a notamment attribué cette situation au fait que Crosby prend beaucoup de mises en jeu et a obtenu beaucoup de temps de jeu. De son côté, Julien s'est dit heureux de compter sur quatre trios équilibrés.

«Je ne connais pas sa philosophie [à Sullivan], mais de notre côté, je sais que nous ne sommes pas très bons quand nous essayons d'imposer une confrontation et que nous commençons à multiplier les changements, a souligné Julien. Nous avons construit notre formation en conséquence. Kotkaniemi se retrouve avec deux vétérans fiables (Paul Byron et Artturi Lehkonen). Suzuki a été probablement notre meilleur attaquant, et je n'ai pas eu à m'inquiéter avec lui, même si c'est tout un défi pour lui de jouer contre Crosby ou (Evgeni) Malkin.

«Le trio de Max Domi s'est aussi retrouvé quelques fois contre Crosby, mais il y a aussi Dale Weise sur ce trio, qui compte beaucoup d'expérience. Je pense que notre approche va nous apporter plus de bénéfices que d'ennuis», a ajouté Julien.

Il a malgré tout admis qu'il était prévu d'employer le duo de Petry et Brett Kulak en appui au trio de Danault, plutôt que la paire de Ben Chiarot et Shea Weber.

«Sans entrer dans les détails ou dévoiler tous les secrets, c'est de cette manière que nous avons décidé de fonctionner, a reconnu Julien. Il y a des raisons spécifiques derrière ces choix-là. C'est ce que nous avons décidé de faire avant le début de la série, et ça nous a bien servis [samedi].»

Le Canadien s'attend maintenant à voir les Penguins effectuer des ajustements pour rebondir lors du deuxième match, lundi soir. Peu importe, la troupe de Julien sait que la route est encore longue avant de pouvoir célébrer.

«[Les Penguins] sont déjà passés par là et ils ne seront pas ébranlés, a rappelé Brendan Gallagher. Ce n'est pas à nous de nous préoccuper de ça. Nous devons continuer à tracer notre chemin. Les deux équipes ont les yeux tournés vers le prochain match, et elles s'attendent à le gagner.

«Nous devons être prêts pour ce qu'ils vont tenter d'ajuster et nous devons comprendre pourquoi nous avons eu du succès. Nous devons continuer de travailler dans notre structure et croire que c'est la clé de notre succès», a-t-il conclu.