La judoka de Laterrière Amélie Grenier a eu l’agréable surprise d’être la lauréate d’un Maurice dans la catégorie Athlète féminine au niveau québécois, mardi soir, dans le cadre du 47e Gala de SPORTSQUÉBEC.
La judoka de Laterrière Amélie Grenier a eu l’agréable surprise d’être la lauréate d’un Maurice dans la catégorie Athlète féminine au niveau québécois, mardi soir, dans le cadre du 47e Gala de SPORTSQUÉBEC.

Gala SPORTSQUÉBEC: Trois athlètes de la région méritent un Maurice

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Après avoir dû repousser son gala printanier en raison de la COVID-19, SPORTSQUÉBEC a finalement couronné les 20 lauréats d’un Maurice, mardi soir, à l’occasion de son 47e gala. Parmi les gagnants de la soirée, on retrouve trois athlètes de la région, soit la judoka de Laterrière, Amélie Grenier, qui a remporté le trophée dans la catégorie Athlète féminine au niveau québécois, la patineuse de vitesse courte piste Claudia Gagnon de La Baie dans la catégorie Partenaire(s) de l’année, et le gardien William Blackburn dans la catégorie Équipe de l’année.

En entrevue téléphonique, Amélie Grenier avoue qu’elle a été surprise d’être couronnée lors de cette toute première nomination pour un Maurice. «J’étais vraiment fière de moi et contente aussi de voir que tous mes efforts de toute une année soient en quelque sorte récompensés», a confié la judoka issue du club Ju-Shin Kan de Laterrière.

L’athlète de 18 ans, qui s’entraîne depuis août au Centre national à Montréal, n’est pas déménagée à Montréal dans les meilleures conditions, puisqu’en raison de la pandémie, les judokas étaient limités à des entraînements physiques, sans combats.

«Au début, on avait des entraînements extérieurs, mais c’était plate un peu parce qu’on ne pouvait pas faire de judo. Mais depuis une semaine, on a recommencé les combats et c’est plus motivant», a indiqué la Laterroise qui fait partie d’un groupe-bulle de quatre judokas.

Elle se sent aussi privilégiée de pouvoir s’entraîner au centre national. «Il y a un maximum de 40 athlètes qui peuvent s’entraîner au centre national en judo. Dans le fond, on est comme chanceux de pouvoir s’y entraîner. Les autres judokas s’entraînent dans d’autres clubs à Montréal.»

Bien sûr, il y a de nombreuses consignes sanitaires et protocoles à respecter, mais elle s’en accommode très bien. «On suit toutes les consignes sanitaires et il n’y a pas de problème», assure l’étudiante en sciences humaines qui s’est aussi très bien adaptée à l’enseignement en ligne.

En attendant la reprise des compétitions, la Saguenéenne continue de travailler fort. «Je veux revenir en force en compétition, bien qu’on ne sache pas vraiment quand ça va recommencer. C’est sûr que ce ne sera pas avant 2021, mais je suis prête mentalement à recommencer en force», affirme celle qui vise, à long terme, une participation aux Jeux olympiques. «J’aimerais les faire au moins une fois dans ma vie», de conclure celle qui fait partie des étoiles montantes du judo canadien.

Rappelons qu’en 2019, la Laterroise a dominé la scène provinciale chez les cadettes en remportant chacune des compétitions du circuit Jukado dans la catégorie des moins de 52 kg. Elle s’est également distinguée aux derniers Championnats canadiens ouverts, décrochant l’or chez les U18 et l’argent chez les U21 alors qu’elle n’était âgée que de 17 ans. La judoka a poursuivi sa lancée en remportant le bronze en U21 lors du Championnat panaméricain junior présenté en Colombie à l’été 2019.

Claudia Gagnon fière
Dans la catégorie Partenaire(s) de l’année, deux excellentes ambassadrices de La Baie et de la région étaient sur les rangs, soit Claudia Gagnon en patinage de vitesse courte piste et Valérie Maltais en longue piste. C’est finalement l’équipe nationale du relais féminin qui a remporté la palme. Donc, Claudia Gagnon et ses coéquipières, l’Olympienne Kim Boutin, Alyson Charles, Camille De Serres-Rainville et Danaé Blais ont reçu un Maurice pour leur excellente saison. L’équipe nationale avait remporté le bronze lors des Championnats du monde présentés à Sofia, en Bulgarie, avant de poursuivre sur sa lancée à l’automne, étant la seule nation à remporter une médaille lors des quatre Coupes du monde. Les patineuses ont conclu leur année en mettant la main sur l’or à Shanghai, en Chine, une première depuis 2014-15.

La Baieriveraine Claudia Gagnon a remporté le Maurice de Partenaires(s) de l'année avec ses coéquipières de l'équipe nationale du relais féminin de patinage de vitesse courte piste. 

«Je trouve que c’est vraiment flatteur de recevoir ce prix, a commenté Claudia via Messenger. Notre équipe travaille ensemble depuis maintenant trois ans en circuit international et je suis très fière de ce que nous avons accompli dans les dernières années, mais plus particulièrement dans la dernière saison.»

«Partenaires de l’année, c’est beau comme catégorie parce que c’est un travail d’équipe et c’est le résultat de tous les efforts de chacune mis ensemble pour atteindre un but similaire. Ça démontre toute l’énergie et les qualités de chacune des filles. C’est grâce à chacune d’entre nous que nous avons remporté ce prix et c’est quelque chose dont je suis très fière de faire partie.»

Même si elle est restée à Montréal, la Baieriveraine a connu un début d’été a été assez calme. «Mais très vite est arrivée l’intensité. Nous avons fait énormément d’entraînements hors glace, donc vélo, course, circuit, musculation, etc. La glace est arrivée plutôt en juin-juillet environ ! Je crois que malgré la pandémie, nous avons pu mettre le focus sur des aspects et des zones que nous travaillions moins ou que nous avions moins le temps de faire durant les étés et saisons ! Et c’est très positif!»

Difficile de prédire ce que lui réserve la prochaine saison. Il y aura les sélections nationales en octobre et la Baieriveraine compte tirer son épingle du jeu afin d’être en mesure de prendre part à nouveau à des compétitions internationales, si la situation est sécuritaire, évidemment. «Je ne sais pas comment ma saison se passera, mais elle sera certainement différente. Au final, je me prépare pour les Jeux de 2022 et c’est sur cela que je m’accroche !», a-t-elle conclu.

William Blackburn
Dans la catégorie «Équipe de l’année», l’ancien gardien des Élites midget AAA de Jonquière, William Blackburn, qui s’aligne aujourd’hui avec les Foreurs de Val-d’Or dans la LHJMQ, a certainement pu revivre de bons moments en compagnie de ses anciens coéquipiers de l’équipe du Québec en hockey masculin des moins de 16 ans. En remportant l’or aux Jeux du Canada, l’équipe de l’entraîneur-chef Martin Laperrière a mis fin à une disette vieille de 32 ans, soit en signant une première depuis 1987. Il s’agissait seulement du deuxième triomphe du Québec en hockey sur glace masculin dans l’histoire de cet événement. Mardi, ils ont donc mérité le Maurice de l’Équipe de l’année.

Le gardien William Blackburn a aidé le Québec à remporter une première médaille d'or aux Jeux du Canada en hockey sur glace masculin en 32 ans en février 2019. 

Pour sa part, le Chicoutimien d’origine, Frédéric Blackburn, entraîneur-chef de l’équipe féminine canadienne en courte piste, était en lice dans la catégorie Entraîneur en sport individuel. Malgré une année 2019 époustouflante, c’est Sylvain Bruneau, l’entraîneur de la joueuse de tennis Bianca Andreescu, qui a mérité le Maurice. Il a contribué à écrire une page d’histoire du tennis canadien lorsque sa jeune protégée a remporté, entre autres, les Internationaux des États-Unis en 2019 à sa première participation pour ainsi être propulsée dans le top-5 mondial.

Mentionnons enfin que pour une huitième année consécutive, le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury a remporté le Maurice de l’Athlète masculin niveau international. Le roi des bosses a été couronné pour une impressionnante saison 2019 durant laquelle il a dominé à nouveau le circuit de la Coupe du monde pour mettre la main sur un huitième globe de cristal consécutif aux bosses.

La paranageuse Aurélie Rivard a pour sa part reçu le Maurice de l’Athlète féminine niveau international, qu’elle obtient pour une deuxième fois après celui remporté en 2017. Aux derniers championnats du monde de paranatation, en 2019, elle a été l’athlète canadienne la plus décorée avec une récolte de deux médailles d’or, une d’argent et deux de bronze. Elle s’est du même coup qualifiée pour les Jeux paralympiques de Tokyo.

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PRIX MÉRITAS CURLING

Curling Québec a dévoilé les lauréats de ses Méritas 2020. Dans la catégorie Joueur/Joueuse ou Équipe de l’année, l’honneur a été remis au natif de Jonquière, Jean-Sébastien Roy et ses coéquipiers, Amélie Blais, Dan deWaard et Brenda Nicholls d’Équipe Canada Mixte, qui avaient été couronnés lors du Championnat canadien de curling mixte présenté au Foyer des loisirs d’Arvida en novembre 2019. Les gagnants dans les autres catégories sont Jacquelin Lacasse (Club de curling Opémiska) dans la catégorie Bénévole de l’année; Kristy Hewitt et Martin Patry (Club de curling Buckingham) dans la catégorie Intervenant/intervenante de l’année et le Club de curling Magog dans la catégorie Club de curling de l’année. Quant au coup de cœur de l’année, il a été décerné à «Grand Match et Grande Dame», ainsi que Sonny Melançon et Adam Rocheleau.