Entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de patinage de vitesse courte piste, le Saguenéen d’origine Frédéric Blackburn est à nouveau en nomination en prévision du 47e Gala SPORTQUÉBEC, pour le Maurice de la catégorie Entraîneur en sport individuel.
Entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de patinage de vitesse courte piste, le Saguenéen d’origine Frédéric Blackburn est à nouveau en nomination en prévision du 47e Gala SPORTQUÉBEC, pour le Maurice de la catégorie Entraîneur en sport individuel.

Frédéric Blackburn à nouveau parmi les trois finalistes au gala SPORTQUÉBEC

Entraîneur de l’équipe nationale féminine de patinage de vitesse courte piste, Frédéric Blackburn est à nouveau en lice pour le Maurice d’entraîneur en sport individuel dans le cadre du 47e gala de SPORTQUÉBEC. Le natif de Chicoutimi fait face à une forte concurrence puisqu’il est finaliste en compagnie de Sylvain Bruneau, entraîneur de la reine 2019 des Internationaux de tennis des États-Unis, Bianca Andreescu, et des entraîneurs Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon en patinage artistique.

Pour le Saguenéen qui dirige l’équipe nationale depuis 2012-13, ce sera au moins une deuxième présence comme finaliste à ce gala annuel, puisqu’en 2018, il était aussi en lice dans cette catégorie qui avait été remportée par le tandem Dubreuil-Lauzon.

Mais Fred Blackburn n’est pas du genre à rechercher les honneurs. Il préfère que ce soit ses protégé(e)s qui voient ainsi leurs efforts récompensés et reconnus. D’ailleurs, c’est Le Quotidien qui lui a appris qu’il était finaliste lorsqu’on l’a joint mardi. Il était surpris, car malgré « une super belle saison », ce sont les championnats du monde qui lui servent habituellement de barèmes et ils ont été annulés.

« On évalue notre travail à partir des championnats du monde parce que c’est souvent là que se fait l’évaluation du programme », explique celui qui a déjà été couronné entraîneur de l’année au pays en 2018, lors du gala annuel de Patinage de vitesse Canada.

Faut dire que la leader de son équipe féminine, Kim Boutin, a connu une saison spectaculaire, marquée par un record du monde au 500m, le premier sous la barre des 42 secondes en prime. La triple médaillée olympique de PyeongChang a terminé l’année avec sept médailles d’or, une d’argent et une de bronze, en plus de contribuer à quatre podiums du relais féminin. Les membres de l’équipe du relais, dont la Baieriveraine Claudia Gagnon, ont elles aussi brillé en montant sur le podium à toute les Coupes du monde. Plus impressionnant encore, elles ont remporté l’or à la Coupe du monde 4, une première pour le relais féminin canadien depuis la saison 2014-2015 ! Des succès auxquels l’entraîneur-chef n’est certainement pas étranger.

Le suspense durera jusqu’au début mai, où les vainqueurs des Maurice seront dévoilés.

Retour dans le passé

Confinement causé par la COVID-19 oblige, les entraîneurs et les athlètes des équipes nationales de patinage de vitesse courte piste ont eux aussi dû revoir leur façon de s’entraîner. Pour l’entraîneur-chef de l’équipe féminine, Frédéric Blackburn, c’est un peu un retour dans le passé.

« En gros, on fait du télétravail pour la préparation de nos athlètes. On envoie les plans d’entraînement. C’est un peu comme dans mon temps. Mon entraîneur m’envoyait tous les mois mes entraînements à faire. À l’époque, on ne voyait pas nos entraîneurs avant deux ou trois mois. Il fallait suivre les plans et on posait des questions. (Présentement), c’est un peu comme ça que l’on fonctionne. La seule différence, c’est que j’envoie mes plans trois semaines à l’avance. Mais j’y vais chaque semaine, car (la situation) peut tellement changé rapidement que les plans peuvent changer aussi », explique Blackburn, qui supervise les huit filles de l’équipe nationale (dont Claudia Gagnon) et trois gars qui sont ses partenaires d’entraînement.

La réouverture possible des écoles pourrait en effet signifier qu’il pourrait tenir des entraînements à l’extérieur dans le respect des consignes de distanciation, au lieu des entraînements individuels actuels.

« Actuellement, les athlètes font de l’entraînement individuel et on va essayer de faire trois fois semaine du télé-entraînement, dont une fois avec notre préparateur physique. Chaque athlète a pas mal son petit gymnase parce que je leur avais demandé de se procurer pas mal d’équipement avant que tout ferme », mentionne celui qui a toujours de la parenté au Saguenay, dont sa mère, son frère aîné et une tante.

Comme il n’y a pas eu de sélection à la fin de l’année, les groupes (équipe nationale, développement et NextGen) resteront les mêmes.

Pour sa part, Fred Blackburn garde la forme en s’entraînant quotidiennement dans le « mini-gymnase » qu’il a organisé chez lui avant la fermeture des centres. À cela s’ajoutent du vélo et de la course à pied. Lors de notre appel, il venait de terminer un premier 20 kilomètres. « Je cours entre 25 et 30 minutes par jour, été comme hiver, sauf que là, j’ai le temps de faire de plus longues distances ! »