Frédéric Allard a été prêté par les Prédateurs à la formation de Villacher SV afin de pouvoir disputer quelques matchs avant le début des activités en Amérique du Nord.
Frédéric Allard a été prêté par les Prédateurs à la formation de Villacher SV afin de pouvoir disputer quelques matchs avant le début des activités en Amérique du Nord.

Frédéric Allard en Autriche pour jouer des matchs

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Après huit mois à s’entraîner, le défenseur Frédéric Allard en avait assez. Il voulait jouer. En attendant la reprise en Amérique du Nord, l’ancien des Saguenéens s’exile en Autriche où il évoluera en première division professionnelle avec Villacher SV.

« Ça fait huit mois que je n’ai pas joué et que je m’entraîne. Ce sera de mettre en application ce que j’ai fait au cours des derniers mois à l’entraînement. Ce n’est pas que je suis tanné, mais après huit mois, c’est une saison morte de football. J’ai hâte de jouer et pour moi, ce sera un avantage sur les autres quand je vais arriver au prochain camp d’avoir joué des matchs et pratiqué avec une vraie équipe, comparativement à ceux qui demeurent chez eux», fait valoir en entrevue téléphonique Frédéric Allard, joint jeudi matin alors qu’il était dans ses derniers préparatifs en vue de son départ vendredi, en fin de journée.

« Je pense aussi que c’est l’une des plus belles expériences que je vais vivre depuis que je joue au hockey. Je vais pouvoir vivre l’Europe et voir ce que c’est vraiment de l’autre bord de l’Atlantique. Beaucoup de monde en parle et pouvoir le vivre à mon âge, ça va être vraiment l’fun de le faire. L’Autriche, c’est vraiment un beau pays avec des beaux paysages, souligne-t-il au passage. Ce n’était pas dans mon plan à court terme. Ça l’aurait peut-être été vers la fin de ma carrière, mais à 22 ans ce n’était pas le cas. Je suis un peu surpris de pouvoir y aller et le vivre cette année. »

Les choses se sont enclenchées rapidement pour le hockeyeur de 22 ans natif de Québec. Quand son agent a communiqué avec lui pour connaître son intérêt à passer quelques semaines, voire quelques mois en Europe, ce qu’il a rapidement validé, les dirigeants des Prédateurs de Nashville ont entamé les démarches. Deux semaines plus tard, tout était réglé pour son prêt.

« Avec le début de saison qui n’est pas trop clair, ils voulaient que je joue et que je ne sois pas arrêté pendant près d’un an. Moi non plus en fait, donc ça fait bien », exprime Frédéric Allard qui ne sait pas s’il sera invité au prochain camp d’entraînement des Prédateurs.

« On ne sait pas trop comment le camp va être organisé, s’ils invitent juste l’équipe ou d’autres joueurs. On ne sait rien. On sait pas mal la même chose que les journalistes en ce moment. Ma mentalité est d’aller là-bas et d’attendre d’avoir des nouvelles et de savoir que quand ça va recommencer, je vais avoir un avantage dès le début sur les autres joueurs qui restent à la maison. Pour moi, c’est juste un avantage d’aller là-bas », estime le choix de 2e ronde des Prédateurs en 2016 qui en sera à une dernière année de contrat la saison prochaine. Jusqu’à maintenant, il n’a pas encore eu sa chance avec le grand club, malgré des statistiques intéressantes dans la Ligue américaine avec les Admirals de Milwaukee. La saison dernière, avant la pause avec les Admirals en tête du classement général, il a cumulé 21 points en 61 rencontres, tout en affichant un différentiel de +24, le cinquième meilleur du circuit.

« Je ne dis pas que je recule en ce moment d’aller jouer là-bas. J’ai profité des mois d’entraînement. Tout le monde savait que la force physique, ce n’était pas ma première qualité, mais j’ai pu l’améliorer et devenir plus fort et plus gros. J’ai eu beaucoup de temps pour le faire et ça va m’aider pour le futur », annonce Frédéric Allard.