photo courtoisie, RSEQ

Un second Bol d’Or pour Alarie-Tardif

À son dernier match dans les rangs collégiaux, mais certainement pas son dernier match de football, le Chicoutimien Charles-Lee Alarie-Tardif a remporté un deuxième Bol d’Or collégial division un avec les Cougars du Collège Champlain, samedi dernier, à Thetford. Cette conquête avait un petit quelque chose de spécial pour le joueur de ligne défensive, après un début de saison laborieux.

« Tout au long de la saison, on se faisait demander ce qui se passait et ça disait que notre dynastie était finie. Veut, veut pas, ce n’est pas que les Cougars gagnent chaque année, mais quasiment. Ils ont tout le temps une grosse fiche dans les meilleures équipes de la ligue. Le pire là-dedans, c’est qu’on a débuté la saison 0-3. Je pense que c’est encore plus satisfaisant de montrer à tous les gens qu’ils n’ont pas cru en nous qu’on a été chercher le titre à la fin », raconte Charles-Lee Alarie-Tardif, qui célébrait encore mercredi le titre acquis grâce à une victoire de 24-17 contre les Cheetah de Vanier.

Les Cougars sont revenus de loin pour rapatrier le titre qu’ils avaient également gagné en 2017. Septièmes au classement général en saison régulière en vertu d’un dossier de 4-5, ils ont trimé dur face à Grasset en quart de finale, l’emportant en prolongation dans une rencontre où Alarie-Tardif s’est imposé en fin de match, permettant aux siens de bloquer un placement qui aurait permis au Phénix de prendre les devants.

« On a été chanceux un peu, mais on a créé notre chance », insiste le Chicoutimien, mentionnant que la semaine suivante, face aux champions de la saison, les Spartiates du Vieux-Montréal, en demi-finale, les Cougars n’ont permis que six premiers essais dans une victoire de 31-2.

Opération

Malgré une importante opération à la hanche l’hiver dernier, Charles-Lee Alarie-Tardif a complété sa troisième et dernière saison avec une place au sein de l’équipe d’étoiles, comme lors de ses deux premières années. Il précise que la blessure est survenue vers la fin de sa première saison, mais il n’avait pu passer sous le bistouri à ce moment. Il avait tout de même décidé de jouer sa deuxième année, disant avoir « survécu », malgré des statistiques intéressantes.

Charles-Lee Alarie-Tardif a savouré un deuxième titre du Bol d’Or collégial division un en trois ans avec les Cougars du Cégep Champlain.

De retour en force après l’opération, Alarie-Tardif a été l’un des acteurs principaux au sein de la défensive des Cougars, qui, malgré la septième place de l’équipe en saison régulière, a été l’une des meilleures de la division un. Le joueur de ligne défensive, qui sera assurément très convoité par les équipes universitaires, a réussi 21 plaqués, trois pour pertes, dont un sac du quart-arrière ainsi qu’une interception et un touché. Il a également fait sentir sa présence en séries éliminatoires. En quart de finale face à Grasset, le Chicoutimien a bloqué une tentative de placement en fin de match, laquelle aurait permis au Phénix de l’emporter.

« À ma première année, j’avais joué autant. Ça n’a pas changé. Ç’a été plus le rôle de leader et de modèle. C’est drôle à dire, mais les gars me regardaient faire et voulaient jouer avec moi et surtout gagner. Je suis quelqu’un de confiant dans la vie. Je disais tout le temps qu’on allait gagner. Si on ne gagne pas, je suis fâché. Je suis un compétiteur, comme j’aime bien le dire », signale l’athlète de la région, avouant avoir eu besoin d’un certain temps avant de faire complètement confiance à sa hanche. Malgré son impact sur le terrain, il ne faisait tout de même pas partie des capitaines de son équipe.

« Je n’ai pas besoin d’être un capitaine pour mener une équipe. Ce n’est pas un poste que je veux nécessairement avoir. Je ne suis pas la personne qui parle le plus dans mon équipe. Je fais ma job et j’entraîne les autres à travailler fort », d’annoncer Alarie-Tardif qui sera très convoité par les équipes universitaires. Suivra-t-il les traces de son frère Vincent qui a fait partie du champ arrière du Rouge et Or de l’Université Laval ?

L’été dernier, malgré des délais très serrés après son opération, il a même participé à des camps aux États-Unis, devant les dirigeants des universités de Syracuse et du Connecticut.