L’entraîneur-chef des Gaillards du Cégep de Jonquière, François Laberge, s’est adressé à ses troupes.

Les Gaillards s’avouent vaincus

La guerre des tranchées a été remportée par les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe contre les Gaillards du Cégep de Jonquière, samedi soir, en finale du Bol d’Or de la troisième division au Complexe sportif Claude-Robillard à Montréal. Jonquière a donc dû s’avouer vaincu au compte de 35 à 20.

En plus d’avoir réalisé quatre sacs du quart, les Lauréats ont malmené la jeune ligne offensive de Jonquière tout au long de la rencontre. L’attaque des Gaillards a véritablement pris son rythme au deuxième quart, mais des erreurs coûteuses avaient déjà été commises.

« On a montré du caractère, mais on a fait des erreurs qui nous ont coûté le match en première demie. On a mieux joué en deuxième demie, mais nous n’avons pas été parfaits. Nous savions que leur front défensif était agressif, mais nos joueurs de ligne offensive ont eu de la misère à s’ajuster », de confier l’entraîneur-chef des Gaillards, François Laberge.

Après avoir arrêté les Gaillards sur un quatrième essai et court, les Lauréats ont profité de la malchance du botteur des Gaillards qui a trébuché à sa ligne de deux. Saint-Hyacinthe a inscrit le majeur quelques jeux plus tard pour porter la marque à 19-0.

Le porteur ballon recrue Jordan Fortin, natif de Dolbeau-Mistassini, a complété une belle séquence par la suite en inscrivant le majeur à la porte des buts. Ce dernier a terminé la rencontre avec une récolte de 108 verges sur les 155 de son équipe au sol.

Trop peu, trop tard

La ligne défensive des Lauréats a réalisé un gros jeu en bloquant un botté de dégagement des Gaillards au troisième quart pour le reprendre à l’intérieur de la ligne de 10 de Jonquière. Le touché a été inscrit par la suite sur une course du quart-arrière Frédérick Leblanc.

En retard 29 à 7 à la fin du troisième quart, les Gaillards ont passé le ballon avec succès. Le quart finissant des Gaillards, Anthony Ouellet, a lui-même porté le ballon dans la zone des buts sur le dernier jeu du troisième engagement. Il a par la suite repéré Willliam MacDuff dans la zone payante à mi-chemin du quatrième quart. Après avoir raté le converti, Jonquière tirait de l’arrière 29-20. 

« Anthony (Ouellet) a bien lancé le ballon en deuxième demie. Nos porteurs de ballon ont été très bons, mais ils ont été laissés à eux-mêmes », soutient François Laberge. 

Le receveur de Jonquière William Langlais, natif d’Alma, s’est également illustré avec une récolte de 113 verges sur les 230 verges par la passe de son équipe en neuf attrapés. 

La défensive des Lauréats accordait en moyenne moins de huit points par match à l’adversaire cette saison.

Cette même unité a ensuite freiné les Gaillards à deux occasions sur un quatrième essai. Le botteur des Lauréats, Samuel Ouellette, recruté par les Carabins de l’Université de Montréal pour la saison prochaine, a complété deux placements après avoir vu son équipe réalisée de longs jeux aux dépens de la tertiaire jonquiéroise.

« On a surtaxé notre défensive en première demie avec de courtes séquences offensives. On était prêts, mais il faut donner crédit à l’adversaire. Les ballons lancés étaient à la bonne place », de préciser l’entraîneur des Gaillards.

Sur les 24 partants de Jonquière, 16 joueurs n’étaient pas de la formation gagnante du Bol d’Or en 2016. Au terme de leur sixième participation en finale, François Laberge n’a pas caché ses ambitions de reconquérir le titre dès la saison prochaine.

Il l’a mentionné aux joueurs après la rencontre pour les motiver à redoubler d’ardeur. « On veut un bon recrutement. Chaque année, on a des trous à la fin de la saison. Nous avons un bon noyau et nous voulons nous servir de cette défaite comme motivation pour atteindre le sommet l’an prochain. Il faut se servir de cette douleur-là pour revenir plus fort », de conclure François Laberge.