Les Gaillards à l’assaut d’un troisième titre en quatre ans

Un affrontement entre les Gaillards du Cégep de Jonquière et les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe est devenu un incontournable en séries du football collégial division 3. Cette fois, ce sera pour le titre du Bol d’Or, à Thetford, samedi soir.

« C’est la quatrième année de suite qu’on s’affronte en séries », annonce d’entrée de jeu l’entraîneur-chef des Gaillards François Laberge. En 2017, les Lauréats avaient eu le dessus pour remporter la finale provinciale. En 2016 et l’an dernier, les Jonquiérois l’avaient emporté en demi-finale devant leurs partisans. Pour François Laberge, il ne s’agit pas d’une revanche de 2017.

« Je veux gagner, c’est tout », tranche-t-il, estimant que même si les deux équipes croisent le fer tous les ans, ils n’ont pas nécessairement tous les secrets de l’adversaire.

« Ça dépend tout le temps. On a changé des choses et ils ont changé des choses. Les devoirs sont à refaire tous les ans. Oui, on voit des tendances qui se dégagent, surtout que depuis trois ans, c’est le même entraîneur-chef avec pas mal le même personnel, et de notre côté aussi, avec les mêmes systèmes. Il y a des choses qui se ressemblent, mais il faut toujours valider ; c’est pour cette raison qu’on s’est tapé 10 matchs de Saint-Hyacinthe cette semaine », d’annoncer François Laberge, précisant que l’exercice a pris plus de 20 heures, ce qui a ensuite permis d’ajuster le plan de match qui s’annonce physique.

« C’est un cégep agricole. Ils n’ont pas peur de se salir les mains ni de travailler fort. On s’attend à un match physique et intense, qui va se décider sur les petits détails. Quand deux bonnes équipes s’affrontent, protéger le ballon devient hyper important, tout comme provoquer des revirements. La discipline des assignations, la discipline tout court. L’équipe qui va gagner sera celle qui aura mieux fait dans tous ces facteurs », d’estimer François Laberge.

Les Gaillards tenteront également de conclure une saison « parfaite » pour les matchs qu’ils ont disputés, ayant perdu le premier match par défaut à la suite d’une initiation controversée qui a mené à la suspension des 24 vétérans. Le chemin n’a pas été linéaire, mais l’objectif est tout de même à portée de main pour les Jonquiérois qui défendront leur titre acquis l’an dernier. Ils en seront à une quatrième participation consécutive au match ultime.

« On veut se servir de nos vétérans qui ont de l’expérience. On n’a pas de joueurs de quatrième année, mais plusieurs joueurs de troisième année qui en sont à leur troisième Bol d’Or. C’est de l’expérience. Le Bol d’Or, ça se vit. C’est un gros show, ce n’est pas un match comme les autres même si j’essayais de dire le contraire. Tout ce qui entoure le match est protocolaire. Tout est décidé d’avance, contrôlé et structuré. C’est sûr qu’on se sert de l’expérience pour préparer le voyage le mieux possible. On veut que nos vétérans qui l’ont déjà vécu aident à amener les autres là-dedans parce qu’ils connaissent la routine », de faire valoir François Laberge.

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L'OCCASION DE BOUCLER UNE BRILLANTE CARRIÈRE

Quand il a décidé de s’amener avec les Gaillards du Cégep de Jonquière en 2017, le porteur de ballon français Glodi Halafu le faisait pour avoir la chance de remporter le Bol d’Or. Samedi soir, il aura l’occasion de soulever le trophée remis aux champions au football au Québec pour une deuxième fois en trois ans.

« Je suis venu parce qu’ils avaient gagné le Bol d’Or en 2016 et j’avais envie de le gagner aussi. En 2017, on n’a pas réussi à finir le travail, on l’a fait en 2018 et cette année, on est sur la route pour aller chercher un autre Bol », a raconté le joueur offensif par excellence en division 3, section Nord-Est, après avoir cumulé un sommet de 980 verges en saison régulière.

« On est fiers de nous, mais on doit terminer le travail correctement. On aimerait bien garder notre fiche de deux défaites en trois ans », d’évoquer Glodi Halafu qui devrait voir sa part d’action, tout comme ses coéquipiers qui font la rotation dans le champ arrière, le vétéran Jordan Fortin et un autre Français, la recrue Redval Keita.

« On a beaucoup de profondeur au poste de porteur de ballon. Avec la température de -20 qui est annoncée samedi soir à Thetford, ça va être important d’avoir des porteurs en santé. On va voir si le ballon se lance bien. Si c’est difficile, ça se peut qu’on se retrouve à courir beaucoup, donc c’est mieux d’en avoir plus parce qu’un seul joueur ne pourrait pas être efficace 50 fois », pointe l’entraîneur-chef François Laberge. 

 « J’adore le football et en plus, c’est mon dernier match avec les Gaillards. Peu importe comment ça va se passer, je vais donner mon 100 % et on va le faire en famille », d’assurer Glodi Halafu, qui veut poursuivre son cheminement à l’université, lui qui est fortement courtisé. Il n’a toutefois pas encore fait son choix.

Une cuvée spéciale

« C’est ma première vraie cuvée de Français si on veut », exprime François Laberge sur le groupe de six joueurs qui s’est amené de la France en 2017, complété par Thibault Zimmer, Loukas Garnier, Joshua Vatté et Robin Burgniard, qui avaient été précédés par Faïz Yacoubou et Quentin Offerle ainsi que Maxime Rouyer lors des années précédentes.

« C’est la première fois où je suis allé en France recruter directement. J’ai vraiment recruté des gars que j’ai vu jouer et qu’on a amenés au Québec. Ce sont mes premiers bébés français que je suis allé chercher là-bas et qu’on a élevés en termes de football lors des trois dernières années. On est très fiers de ces gars-là et on veut bien boucler leur boucle », de faire part François Laberge.

Glodi Halafu