Après avoir effectué un retour la saison dernière avec le Rouge et Or, Marc-Antoine Claveau a maintenant les yeux sur le repêchage de la Ligue canadienne de football.

Le rêve de la LCF

Le rêve de la Ligue canadienne de football demeure bien présent pour les Chicoutimiens Vincent Alarie-Tardif et Marc-Antoine Claveau. Les deux anciens coéquipiers avec le Rouge et Or de l’Université Laval ont participé aux tests physiques régionaux cette semaine, à Montréal.

Plaqueur défensif, Marc-Antoine Claveau a disputé deux saisons dans les rangs universitaires après avoir passé quatre ans avec les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon. Au cours des derniers mois, malgré un horaire chargé pour le finissant au baccalauréat en design industriel, il a mis les bouchées doubles à l’entraînement lors des derniers mois dans l’objectif de bien faire. Dans l’ensemble, il se montre satisfait de ses résultats malgré une petite déception au développé-coucher, terminant tout de même avec 22 répétitions. « Je sais de quoi je suis capable », de faire valoir Marc-Antoine Claveau. 

Porteur de ballon, Vincent Alarie-Tardif aurait également aimé mieux faire au développer-coucher (13) tout comme au 40 verges (4,94), mais il se montre très satisfait de son rendement lors des exercices un contre un et d’unités spéciales. 

Les deux joueurs n’ont pas reçu d’invitation pour les tests physiques nationaux qui se dérouleront à la fin du mois à Winnipeg. Seulement quatre joueurs ont été conviés à rejoindre les espoirs de premier plan. « J’étais déçu, mais en partant, il y en a beaucoup qui vont là, mais ils n’en prennent jamais plus que 3 ou 4 sur environ 70. Ce n’est pas parce que tu n’es pas invité aux tests nationaux que tu ne seras pas repêché », de philosopher Marc-Antoine Claveau. 

« Ce n’est pas plus grave que ça. Il n’y a pas un porteur de ballon qui a été invité. À moins de faire le premier rang dans tous les exercices, ils ne donnaient pas d’invitations », commente pour sa part Vincent Alarie-Tardif qui a participé à quelques rencontres avec des responsables d’équipes. 

« Je garde la même approche. Je n’ai pas fait des temps incroyables. Sûrement que ma position de repêchage a un peu baissé. Si je ne suis pas repêché, je ne pourrai pas dire que je n’ai pas essayé », poursuit le Chicoutimien qui publiera prochainement ses faits saillants afin d’attirer l’attention. 

Maintenant cette étape passée, les deux joueurs restent zen par rapport au processus. Avant tout, ils ont le sentiment d’être allés au bout des choses. « Si je suis repêché, toute mon énergie sera mise là-dedans. Même en ce moment, toutes mes décisions et les sacrifices sont orientés vers cette possibilité. Je ne me ferme pas de porte à mettre tous mes oeufs dans le même panier non plus », fait valoir Marc-Antoine Claveau. 

« J’étais plus nerveux pour le combine. Pour le repêchage, maintenant, je ne peux plus rien faire. Ma saison est jouée et les tests physiques sont faits », renchérit Vincent Alarie-Tardif, déjà de retour au Saguenay pour participer au Salon Expo-Habitat toute la fin de semaine pour faire connaître son entreprise, Peinture Écono Pro, qu’il a démarré l’année dernière avec son ami Olivier Marcotte. « Si mon nom est appelé, je vais être content. Sinon, je vais être déçu, mais je vais avoir tout fait ce que je pouvais », d’assurer Alarie-Tardif. 

« Si je ne suis pas repêché, je vais m’arranger pour recevoir une invitation à un camp, précise-t-il. C’est sûr qu’être repêché donne plus de stabilité parce que tu sais tu vas à quel camp, mais tu peux être coupé quand même. C’est arrivé à des amis l’an dernier. C’est sûr que tu sais où tu t’en vas et à quelle date avec quelle équipe, mais tu peux autant être retranché. C’est sûr que tu es moins négligé. 

« Être repêché, c’est un objectif que j’ai depuis des lunes. Si mon nom sort en mai, je vais être accompli, peu importe ce qui va se produire après », d’exprimer Vincent Alarie-Tardif.

Vincent Alarie-Tardif a bien fait sur les exercices individuels lors des tests physiques régionaux qui se déroulaient à Montréal.

Pas facile d’arrêter du jour au lendemain

SAGUENAY — Après une saison avec le Rouge et Or de l’Université Laval, Marc-Antoine Claveau (photo) a mis sa carrière en veilleuse afin de démarrer son entreprise. Le football lui manquait trop et a décidé de rentrer au bercail l’an dernier pour disputer sa dernière année d’éligibilité. 

Un an plus tard, Claveau a maintenant les yeux sur le repêchage, ce qui est remarquable pour le plaqueur défensif de 6’2” et plus de 265 livres. «Quand ça fait 10 ans de ta vie que tu pratiques un sport, ça devient une partie de toi et un peu de ton identité. Tu mets beaucoup d’énergie là-dedans et arrêter du jour au lendemain, ce n’est vraiment pas facile. J’y pensais à chaque jour et je me suis dit que je n’avais pas l’impression d’avoir accompli ce que je voulais accomplir. Je voulais pousser mon potentiel jusqu’au bout», raconte Marc-Antoine Claveau.

Il se dit satisfait de sa dernière saison, même s’il aurait aimé conclure sa carrière en mettant la main sur la précieuse Coupe Vanier. Le Rouge et Or s’est incliné en grande finale face à l’Université Western, en Ontario. Il ne regrette pas du tout sa décision. 

«Quand on arrête et on revient, on mature et on grandit en tant que personne», observe Claveau. «Je voyais les choses d’une manière différente. Quand tu fais un sport depuis longtemps, on est en plein dedans et on a le nez à deux pouces du cadre. Quand je suis revenu, j’étais motivé et j’avais faim, c’est sûr,

«J’ai beaucoup grandi avec l’équipe, en tant que personne et comme joueur de football. Le Rouge et Or, ça reste une école de vie. Je suis content de mon parcours. Je vais pouvoir me dire que j’ai tout donné ce que j’ai pu», confie Claveau.