Les Gaillards du Cégep de Jonquière (blanc) et les Couguars du Cégep de Chicoutimi auront une saison écourtée à compter de la fin septembre.
Les Gaillards du Cégep de Jonquière (blanc) et les Couguars du Cégep de Chicoutimi auront une saison écourtée à compter de la fin septembre.

Football collégial: une saison de quatre matchs pour les Couguars et les Gaillards

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Les Couguars du Cégep de Chicoutimi et les Gaillards du Cégep de Jonquière auront finalement une saison au football collégial division 3, bien qu’écourtée et uniquement dans la section Nord-Est. Les matchs locaux des deux équipes régionales seront disputés sans spectateurs.

Dans un vote unanime tenu mercredi matin, les responsables des sports des institutions concernées du Réseau du sport étudiant du Québec ont accepté la formule proposée, qui comprend notamment un calendrier de quatre rencontres, la moitié qu’habituellement. Les grandes lignes avaient été élaborées lors des derniers jours et tout a été validé lors de la rencontre virtuelle. La division 3 emboîte ainsi le pas de la division 1 qui avait fait de même la veille tandis que le vote est attendu en division 2. L’horaire a déjà été concocté, avec un début prévu à la fin septembre et doit maintenant être entériné par les officiels. Le premier match devrait normalement mettre aux prises les deux rivaux, le 27 septembre. «Ce ne sera pas huit matchs. On n’a pas le temps», indique le responsable des sports du Cégep de Chicoutimi, Jean-Pierre Bolduc.

«C’est quatre matchs. C’est quand même intéressant. Ce n’est pas huit, mais c’est mieux que rien», ajoute son collègue du Cégep de Jonquière Steeve Dufour.

«Ça nous permet au moins de débuter une vie étudiante au niveau du sport. C’est super intéressant. Les jeunes attendaient ça. Il ne faut pas oublier qu’ils sont sur le terrain depuis la mi-août et sont assidus aux entraînements et ce qui est proposé par les entraîneurs. C’est important pour eux, mais aussi pour les collèges», témoigne-t-il.

«Les jeunes ont hâte que ça commence, valide son confrère jonquiérois. C’est un pas en avant en espérant qu’on va pouvoir continuer. Par contre, on est réaliste. On sait qu’il y a plusieurs données et que c’est une question de santé. On va suivre les événements de près et on va tout faire en notre possible pour que toutes les règles soient respectées et qu’on puisse jouer jusqu’à la fin.»

Pas de Bol d’Or

Pour cette saison exceptionnelle, il n’y aura pas de finale provinciale du Bol d’Or afin de limiter les déplacements entre régions. La tenue des matchs dépendra également de la situation dans les régions concernées avec les code de couleurs qui devront demeurer au vert ou jaune. En cours de route, une équipe pourrait se retirer pour une semaine ou pour la saison sans sanction.

Comme il n’y aura pas de finale provinciale face aux champions de la section Sud-Ouest, les cinq équipes de la conférence Nord-Est batailleront pour quatre places éliminatoires qui se dérouleront ensuite selon la formule conventionnelle (4vs1, 2vs3 puis finale). La section Sud-Ouest a quant à elle été scindée en deux afin encore une fois de diminuer les déplacements. En plus des Couguars et des Gaillards, les cégeps de Rimouski, La Pocatière et de la Beauce font partie de la section Nord-Est.

Sans spectateurs

Tant à Chicoutimi qu’à Jonquière, les amateurs ne seront pas admis pour les parties locales. Après vérification auprès de la Santé publique, le RSEQ laissait entre les mains des directions de chaque collège le choix ou non d’accueillir 250 spectateurs, incluant les joueurs et les entraîneurs. Les dirigeants des deux institutions ont opté pour la prudence. «Pour le moment, c’est plus sage», indique Jean-Pierre Bolduc, précisant que la situation sera analysée pour le deuxième match local des Couguars plus tard cet automne.

«Pour l’instant, pour le premier, c’est clair qu’on y va à huis clos», confirme-t-il.

«C’est une déception dans le sens que c’est tout le temps le fun pour le happening, mais avec la situation qu’on vit présentement, c’est une décision logique», signale pour sa part Steeve Dufour, rappelant que des ligues professionnelles ainsi que la Ligue de hockey junior majeur du Québec ont pris la même décision.

«C’est le premier sport qui part. Il faut prendre le temps de voir comment ça va aller», convient-il, mentionnant qu’avec une cinquantaine de joueurs en plus des entraîneurs de part et d’autre, le nombre de spectateurs admis aurait été marginal.

«Un moment donné, il faut être réaliste aussi», indique le responsable des sports du Cégep de Jonquière.