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David Ménard, lors du camp d’entraînement des Carabins, en 2011.
David Ménard, lors du camp d’entraînement des Carabins, en 2011.

David Ménard revient avec les Carabins comme préparateur physique

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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David Ménard revient à ses anciennes amours, en attendant de pouvoir rejoindre les Alouettes. Entre autres occupations dans cet éternel entre-saison de la Ligue canadienne de football (LCF), le joueur de ligne défensive aide l’organisation des Carabins de l’Université de Montréal en tant que préparateur physique.

Depuis le début de l’année, celui qui est diplômé du programme de kinésiologie de cette même université prête main-forte à Pierre-Mary Toussaint dans la préparation hivernale de son ancienne équipe. Pour lui, ce retour aux sources n’en est pas vraiment un, puisqu’il n’a jamais vraiment quitté le giron des Carabins.

« J’ai toujours gravité un peu dans le coin, même depuis que je joue professionnel, raconte-t-il. L’hiver, je revenais souvent à Montréal pour m’entraîner et tout. Le physio de l’équipe des Carabins, Patrick Gendron, je le considère comme étant mon physio. […] Je n’ai jamais été très loin de l’organisation. Ça fait plaisir de savoir qu’ils ont pensé à moi pour revenir travailler avec eux. »

À coups de séances d’entraînement Zoom, lui et ses nouveaux collègues essaient de maintenir les joueurs dans la meilleure forme possible, pour ainsi « limiter les dégâts » en prévision de leur retour au gymnase.

Ce rôle s’inscrit dans un processus « d’essais-erreurs » amorcé par David Ménard en vue d’un éventuel après-carrière, lui qui a aussi été chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et surveillant au Collège Notre-Dame à Montréal, depuis mars dernier.

« Je n’ai pas encore vraiment trouvé la partie erreur. J’essaie des affaires, je vois ce qui me plaît un peu plus, ce qui me plaît un peu moins. Moi, la kinésiologie, je pratiquais surtout sur moi-même. Toutes les fois que je lisais et que j’approfondissais mes connaissances, c’était toujours dans cette optique-là, en pensant à moi. Là, en travaillant avec des athlètes plus jeunes, c’est quelque chose que je trouve vraiment l’fun. Je me creuse l’esprit un peu à savoir si c’est ça que je veux faire après. Pour l’instant, c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, que j’ai du plaisir à faire. »

Durant cette attente qui n’en finit plus, ces diverses occupations sont aussi un moyen pour le Saguenéen de s’assurer d’un revenu, de s’occuper l’esprit et de développer une routine, tout en s’ouvrant des portes. Dans son nouvel emploi du temps, il doit aussi faire de la place pour l’entraînement, car il devra être prêt, si jamais le nuage d’incertitude qui plane au-dessus de la prochaine saison dans la LCF finit par se dissiper.

La première vague de la pandémie avait frappé fort, pour le trentenaire, alors qu’il avait dû s’entraîner dans un stationnement près de chez lui avec de l’équipement emprunté, en prévision d’une campagne qui n’a finalement jamais eu lieu. Une fois de plus, cet hiver, il fait avec les moyens du bord, en espérant pouvoir jouer ses premiers matchs avec les Alouettes cet été.

« C’est une situation qui est vraiment difficile à gérer. Ils nous disent qu’ils croient qu’il va y avoir une saison de 18 matchs, mais plus ça va, plus il y a des articles qui sortent en disant que c’est presque impossible, s’il n’y a pas de fans dans les estrades. […] Alors nous, on fait quoi ? On ne peut pas attendre à la dernière minute pour commencer à se préparer. On ne peut pas se trouver une job 40 heures semaines et essayer d’être un athlète à temps plein en plus de ça. »

En bon professionnel, David Ménard fait fi des rumeurs et met le nombre d’heures nécessaires pour être prêt le moment venu. « On continue de s’entraîner pareil, on est des athlètes, on est des professionnels dans ce qu’on fait, on n’arrivera pas là en mauvaise forme en espérant que les fans viennent nous voir et gardent leur intérêt. »

C’est presque dans une autre vie qu’il a signé son premier contrat avec les Alouettes de Montréal, quand tout était encore « normal ». Il se dit encore excité, malgré tout, à l’idée d’enfin pouvoir enfiler son nouvel uniforme.