Sports

Laurent Duvernay-Tardif fait bouger les jeunes

Tout ce que touche Laurent Duvernay-Tardif semble se transformer en succès. Que ce soit sa carrière professionnelle avec les Chiefs de Kansas City dans la NFL, ses études en médecine, ses chroniques des coulisses des Jeux olympiques de PyeongChang et même sa jeune fondation éponyme qui vise à faire bouger les jeunes de 11-12 ans. Mais la beauté de la chose, c’est que ce béni des dieux est conscient de sa chance et qu’il souhaite partager avec le plus de gens possible, notamment les jeunes.

Lundi, l’inspirant athlète et son équipe de la Fondation LDT sont débarqués au Pavillon sportif de l’UQAC où les attendaient une centaine de jeunes de 6e année désireux d’ouvrir leurs horizons en découvrant de nouveaux sports — et qui sait, peut-être de nouvelles passions —, par le jeu. Ces 110 jeunes provenaient de quatre écoles de la région qui ont eu le bonheur de remporter le tirage au sort de la journée festive multisport de la Fondation, soit les écoles primaires Lac Horizon, des Deux-Lacs de Lac-Bouchette, Notre-Dame-du-Rosaire et Sainte-Lucie.

L’équipe LDT a donc traversé la Réseve faunique des Laurentides à bord de son « autobus sportif » pour amorcer sa première tournée provinciale « Bougez avec LDT ! » qui l’amènera dans cinq autres villes, soit Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke. La Fondation a conclu des partenariats avec les universités de chacune de ces régions afin que des sportifs et étudiants-athlètes viennent donner un coup de main à son équipe pour l’animation. À Chicoutimi, les Inuk de l’Université du Québec à Chicoutimi ainsi que le Dolmissois Shayne Gauthier des Blue Bombers de Winnipeg (LCF) ont stimulé les jeunes durant les différents ateliers offerts (flag football, escalade, parcours d’obstacles et kinball). 

« Le but de la fondation, c’est vraiment de promouvoir le lien entre les sports, les arts et les études. De promouvoir l’équilibre pour que les jeunes soient plus épanouis à travers leurs passions. De se retrouver dans un contexte universitaire, ça va les aider à se projeter dans ce qui pourrait ressembler leur carrière d’étudiants-athlètes plus tard dans leur parcours. », a indiqué en point de presse celui qui est aussi porte-parole de la Foire Papier.

Sur le terrain

Véritable touche-à-tout à qui tout semble réussir, LDT ne se considère pas comme un modèle pour autant. « J’estime que j’ai encore beaucoup à accomplir. Mon but ultime est de graduer en médecine et d’être le premier médecin à fouler le terrain de la NFL à titre de joueur. Quand ce sera fait, je vais considérer que j’ai accompli quelque chose de plus important », explique l’athlète de 27 ans qui espère que son but se concrétisera en septembre.

« D’ici là, j’essaie de rester terre à terre et d’être le plus près possible des jeunes parce que c’est bien les messages à la radio ou à la télé, mais quand tu es avec les jeunes sur le terrain, c’est là que concrètement tu as le plus gros impact sur eux. Ça vaut donc la peine d’avoir un autobus et de se déplacer partout au Québec pour aller toucher les jeunes directement dans leur milieu », ajoute celui qui aimerait non seulement que sa tournée provinciale soit de même ampleur l’an prochain, mais même qu’elle grandisse. 

Et où trouve-t-il le temps de conjuguer tous ses centres d’intérêt ? « Pour moi, il faut juste trouver le temps de le faire, car c’est hyper-important de redonner et de mettre l’étincelle dans les yeux des jeunes. Mais aussi, je pense que ça m’apporte vraiment beaucoup en tant qu’être humain de voir les jeunes, ici, être super intéressés et dynamiques, qui ont du plaisir. Ma fin de semaine aurait pu être du samedi au dimanche, mais j’ai décidé de faire la route dimanche et de passer ma journée de congé d’étude à avoir du fun avec les jeunes. Je trouve que c’est le meilleur moyen de décrocher et d’être ainsi plus optimal quand vient le temps d’étudier. »

Duvernay-Tardif préfère que les gens retiennent qu’il est de ceux qui ont décidé de suivre leurs passions même si on leur dit qu’elles sont impossibles à concilier. « Il ne faut pas avoir peur de s’impliquer, de suivre ses passions et de trouver l’énergie en soi pour les faire quand on se fait dire que ce n’est pas possible de combiner les deux. (...) Si on est impliqué et qu’on aime ce qu’on fait, on ne comptera pas nos heures et on va s’assurer que le travail soit bien fait. Quand on suit nos passions, je pense que les bons résultats vont suivre aussi. »

Sports

Des joueurs des Alouettes en tournée dans la région

Les Alouettes de Montréal tiendront deux activités distinctes, la semaine prochaine, dans la région.

D’abord, deux joueurs de la formation montréalaise de la Ligue canadienne de football prendront part à la toute nouvelle tournée Ultimate football, dont le but est d’initier les jeunes de 5e et 6e année du primaire au football et de le promouvoir avec un jeu simple et sécuritaire, sans contact. 

Ces deux joueurs des Alouettes seront en matinée du jeudi 22 mars à l’école des Jolis-Prés de Laterrière, puis en après-midi à l’école Saint-David de Saint-David-de-Falardeau. Le lendemain, ils seront du côté d’Alma, à l’école Saint-Joseph. Au cours de leur tournée, ils visiteront un total de 65 écoles primaires à travers le Québec. 

Parallèlement, des membres de l’équipe prendront part à la tournée au secondaire Ensemble à l’école, dont l’objectif est de promouvoir la persévérance scolaire. Le 22, en matinée, ils s’adresseront aux étudiants de l’école des Grandes-Marées de La Baie, avant de se rendre à l’école Odyssée en après-midi. Ils se retrouveront également à Alma le lendemain, plus précisément au pavillon Wilbrod-Dufour. 

Lancé en 1998, le programme a permis aux joueurs de réaliser environ 2000 visites pour rencontrer plus de 75 000 étudiants. 

Sports

Laurent Duvernay-Tardif à l'UQAC lundi

Le joueur de la Ligue nationale de football (NFL) Laurent Duvernay-Tardif sera de passage à l’UQAC, lundi, afin de faire bouger une centaine de jeunes de quatre écoles primaires de la région.

L’année dernière, le garde des Chiefs de Kansas City a créé sa propre fondation ainsi que la tournée Bougez avec LDT, dont le premier arrêt en 2018 aura lieu au Saguenay. 

L’objectif est de promouvoir les saines habitudes de vie chez les jeunes tout en encourageant un équilibre entre les études et le sport. 

Un autobus scolaire a été complètement transformé et mis aux couleurs bleues de la fondation, ce qui permet d’offrir des journées multisports aux élèves de sixième année qui ont été choisis par tirage au sort. 

Les jeunes des écoles l’Horizon, des Deux-Lacs, Notre-Dame-du-Rosaire et Sainte-Lucie participeront à l’activité de lundi qui se déroulera de 10 h à 14 h 30. Ils auront l’occasion de participer à des ateliers de soccer, de parcours, d’escalade, de kin-ball et de flag football. 

« C’est vraiment un autobus typique, mais les sièges à l’intérieur ont pratiquement tous été retirés pour faire place à de l’équipement sportif, ce qui nous permet d’être mobiles, de se déplacer à différents endroits au Québec et nous-mêmes initier des activités sportives », mentionne la directrice générale de la fondation, Marie-Christine Boucher. 

Partenariat avec des universités

Cette année, dans la tournée de six régions, un partenariat a été mis en place avec les universités, ce qui permet d’abord d’offrir de plus grands plateaux et de mettre à contribution des étudiants-athlètes locaux. 

Les universités de Trois-Rivières, Bishop, Concordia, McGill et Laval seront également visitées au cours de cette tournée qui s’étendra jusqu’en juin.

« Le but n’est pas de faire des Laurent Duvernay-Tardif de chacun des jeunes présents. On veut leur montrer plusieurs modèles et que les jeunes deviennent la meilleure version d’eux-mêmes. On veut seulement les inciter à découvrir de nouveaux sports et développer des passions », signale Marie-Christine Boucher.

Études et sport

Laurent Duvernay-Tardif est bien placé pour témoigner de l’importance du sport et des études. En plus de sa carrière avec les Chiefs, avec lesquels il a signé un contrat de cinq ans d’une valeur de plus de 40 millions $, l’athlète de 27 ans poursuit parallèlement des études en médecine à l’Université McGill. Il est question de son parcours dans son livre, publié l’an dernier par l’auteur et journaliste Pierre Cayouette, L’homme le plus intéressant de la NFL.

Sports

Le rêve de la LCF

Le rêve de la Ligue canadienne de football demeure bien présent pour les Chicoutimiens Vincent Alarie-Tardif et Marc-Antoine Claveau. Les deux anciens coéquipiers avec le Rouge et Or de l’Université Laval ont participé aux tests physiques régionaux cette semaine, à Montréal.

Plaqueur défensif, Marc-Antoine Claveau a disputé deux saisons dans les rangs universitaires après avoir passé quatre ans avec les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon. Au cours des derniers mois, malgré un horaire chargé pour le finissant au baccalauréat en design industriel, il a mis les bouchées doubles à l’entraînement lors des derniers mois dans l’objectif de bien faire. Dans l’ensemble, il se montre satisfait de ses résultats malgré une petite déception au développé-coucher, terminant tout de même avec 22 répétitions. « Je sais de quoi je suis capable », de faire valoir Marc-Antoine Claveau. 

Porteur de ballon, Vincent Alarie-Tardif aurait également aimé mieux faire au développer-coucher (13) tout comme au 40 verges (4,94), mais il se montre très satisfait de son rendement lors des exercices un contre un et d’unités spéciales. 

Les deux joueurs n’ont pas reçu d’invitation pour les tests physiques nationaux qui se dérouleront à la fin du mois à Winnipeg. Seulement quatre joueurs ont été conviés à rejoindre les espoirs de premier plan. « J’étais déçu, mais en partant, il y en a beaucoup qui vont là, mais ils n’en prennent jamais plus que 3 ou 4 sur environ 70. Ce n’est pas parce que tu n’es pas invité aux tests nationaux que tu ne seras pas repêché », de philosopher Marc-Antoine Claveau. 

« Ce n’est pas plus grave que ça. Il n’y a pas un porteur de ballon qui a été invité. À moins de faire le premier rang dans tous les exercices, ils ne donnaient pas d’invitations », commente pour sa part Vincent Alarie-Tardif qui a participé à quelques rencontres avec des responsables d’équipes. 

« Je garde la même approche. Je n’ai pas fait des temps incroyables. Sûrement que ma position de repêchage a un peu baissé. Si je ne suis pas repêché, je ne pourrai pas dire que je n’ai pas essayé », poursuit le Chicoutimien qui publiera prochainement ses faits saillants afin d’attirer l’attention. 

Maintenant cette étape passée, les deux joueurs restent zen par rapport au processus. Avant tout, ils ont le sentiment d’être allés au bout des choses. « Si je suis repêché, toute mon énergie sera mise là-dedans. Même en ce moment, toutes mes décisions et les sacrifices sont orientés vers cette possibilité. Je ne me ferme pas de porte à mettre tous mes oeufs dans le même panier non plus », fait valoir Marc-Antoine Claveau. 

« J’étais plus nerveux pour le combine. Pour le repêchage, maintenant, je ne peux plus rien faire. Ma saison est jouée et les tests physiques sont faits », renchérit Vincent Alarie-Tardif, déjà de retour au Saguenay pour participer au Salon Expo-Habitat toute la fin de semaine pour faire connaître son entreprise, Peinture Écono Pro, qu’il a démarré l’année dernière avec son ami Olivier Marcotte. « Si mon nom est appelé, je vais être content. Sinon, je vais être déçu, mais je vais avoir tout fait ce que je pouvais », d’assurer Alarie-Tardif. 

« Si je ne suis pas repêché, je vais m’arranger pour recevoir une invitation à un camp, précise-t-il. C’est sûr qu’être repêché donne plus de stabilité parce que tu sais tu vas à quel camp, mais tu peux être coupé quand même. C’est arrivé à des amis l’an dernier. C’est sûr que tu sais où tu t’en vas et à quelle date avec quelle équipe, mais tu peux autant être retranché. C’est sûr que tu es moins négligé. 

« Être repêché, c’est un objectif que j’ai depuis des lunes. Si mon nom sort en mai, je vais être accompli, peu importe ce qui va se produire après », d’exprimer Vincent Alarie-Tardif.

Football régional

Trois joueurs de la région sélectionnés

Charles-Lee Alarie-Tardif, Charles-Émile Bouchard et Philippe Lavoie sont maintenant des abonnés de l’équipe canadienne junior de football. Les trois joueurs régionaux ont été sélectionnés sur la liste de 45 joueurs qui participeront au Championnat du monde 19 ans et moins, en juillet, au Mexique.

Le trio en sera à une deuxième expérience internationale en 2018, ayant participé à l’International Bowl, face aux Américains, à Arlington au Texas, dans le domicile des Cowboys de Dallas de la Ligue nationale de football (NFL). Le duel avait été tout à l’avantage des Américains.

Tout de même, 33 des 45 élus sur la liste dévoilée cette semaine ont pris part à cet affrontement. « Certains gars ont vraiment élevé leur jeu d’un cran et démontré leur valeur au sein du programme. Ce sera intéressant en juillet de réunir tous ces gars et de mettre sur le terrain la meilleure équipe possible pour représenter notre pays, a indiqué dans un communiqué l’entraîneur-chef Steve Sumarah qui sera épaulé par le coordonnateur à l’attaque Jean-Philippe Asselin et son homologue en défensive Jeff Cummins. 

« Je suis très enthousiaste à propos de ce groupe que nous avons réuni », a vanté Sumarah.

À Mexico, le Canada tentera de défendre son titre acquis en Chine en 2016. Charles-Émile Bouchard, le plus vieux du groupe, était d’ailleurs de cette aventure. Les deux autres en seront à leur première expérience à ce tournoi qui regroupera bien sûr les États-Unis et le Mexique, mais également le Japon, la Chine, l’Australie et l’Allemagne. 

Alarie-Tardif, de Chicoutimi, et Bouchard, de Saint-Félicien, évoluent sur la ligne défensive alors que Lavoie, de Sainte-Jeanne-d’Arc, occupe la position de secondeur. Cette nomination vient boucler une saison 2017 spectaculaire pour Alarie-Tardif qui a remporté le Bol d’Or division un à sa première saison au niveau collégial avec les Couguars du Collège Champlain-Lennoxville.

Charles-Émile Bouchard portait quant à lui les couleurs du Campus Notre-Dame-de-Foy alors que Philippe Lavoie se retrouvait avec les Gaillards du Cégep de Jonquière, s’inclinant en finale du Bol d’Or de la division 3. 

Football régional

Le pire est à venir

« On arrive à la croisée des chemins, lance l’entraîneur-chef de l’équipe de football des Gaillards du Cégep de Jonquière, François Laberge. Si la situation régionale ne change pas, ça va être impossible de faire survivre trois programmes collégiaux dans la région. »

Selon François Laberge, le problème qui frappe Alma au sommet de la pyramide provient de la base du football régional : il n’y a plus assez de joueurs qui jouent au secondaire, ce qui fait en sorte que les joueurs de la relève sont peu nombreux. Dans ce contexte, aligner une équipe de près de 50 joueurs représente tout un défi.

« Il y a seulement trois équipes juvéniles qui jouent du football à 12 dans la région, explique François Laberge. Si j’inclus Sept-Îles, il y a aussi trois équipes de football juvéniles qui jouent à huit contre huit et il n’y a pas de ligue de printemps. Donc, je ne suis pas un génie en mathématique, mais on peut voir immédiatement que ça ne peut pas fonctionner pour alimenter trois équipes avec ce bassin ».

La perte de plusieurs programmes de football de calibre juvénile au Québec, dans les dernières années, jumelée à une hausse de 16 équipes en moins de 20 ans au football collégial québécois pose un sérieux problème, selon l’entraîneur.

Manque de diversité 

Il observe que le football est moins populaire chez les jeunes dans la dernière année. François Laberge insiste sur le manque de diversité dans le champ sportif québécois.

« Plusieurs jeunes jouent au hockey à l’année, déplore François Laberge. En plus de finir par s’écoeurer, ils ne développent pas d’aptitude pour d’autres sports. Dans le temps, il n’y avait pas autant de camps de hockey à l’année. Le jeune pouvait découvrir d’autres sports et finir, éventuellement par se spécialiser ensuite dans une discipline. »

L’entraîneur des Gaillards juge que les trois programmes de la région n’ont pas encore affronté le pire de la tempête. Il ne s’agirait que de la pointe de l’iceberg.

« Cette année bouleverse les données, car c’est une assez bonne année en terme de recrutement, relate-t-il. Mais quand je regarde l’an prochain, ça s’annonce très difficile. Il y a moins de jeunes qui pratiquent le football et ça va paraître très bientôt au sein des équipes ». 

Nicolas menachi

Pour sa part, l’entraîneur des Couguars du Cégep de Chicoutimi, Nicolas Menachi, croit qu’il est temps qu’Alma se redresse pour la sécurité des joueurs.

« C’est certain que c’est préoccupant de voir ça dans la Ligue », a confié l’entraîneur-chef des Couguars.

« L’an dernier, j’ai vu des gestes de frustration de la part des joueurs des Jeannois. Ça arrive, parce que c’est "tough" physiquement un match de football et c’est certain qu’être surtaxé affecte le moral. Par contre, je tiens à leur lever mon chapeau. Ils se démènent constamment ! »

« De notre côté, on avait une douzaine de blessés, on jouait à 40 joueurs et on stressait en fin de saison. Je n’ose même pas imaginer comment ça peut être de leur côté. »

Point de vue d’un joueur

Le receveur William Langlais, un joueur de premier plan des Gaillards du Cégep de Jonquière, a raconté au Progrès pourquoi il a décidé de quitter Alma pour aller étudier en sciences humaines, à Jonquière, tandis qu’il avait joué avec les Lynx du Pavillon Wilbrod-Dufour et qu’il est natif d’Alma. Le manque de joueurs chez les Jeannois du Collège d’Alma a pesé fortement dans la balance, au moment de prendre sa décision.

Le joueur par excellence du Bol d’Or 2017, dans le camp de Jonquière, confie qu’il était hors de question pour lui de s’aligner avec l’équipe de football du Collège d’Alma. 

« Il n’a pas un joueur que je connais qui a envie de jouer des deux côtés du terrain (à l’attaque et en défensive). On ne se le cachera pas, le programme d’Alma est encore sur la pente descendante. Cela a un effet d’entraînement. C’est difficile pour eux de gagner dans ce contexte. Les joueurs des Lynx sont des gagnants, c’est pour ça que plusieurs quittent pour Jonquière », juge William Langlais, soulignant au passage que près d’une vingtaine d’anciens Lynx évolueront au Cégep de Jonquière en 2018.

Les Jeannois s’attaquent au problème en apportant plusieurs changements

La direction du Collège d’Alma a un plan pour remédier au manque de joueurs au sein de son équipe de football, une situation qui a un impact sur ses propres joueurs et sur les autres équipes. En 2017, les Jeannois ont dû annuler un match. 

Ce dernier événement a soulevé beaucoup de questions auprès des équipes du circuit parce qu’il influençait le classement général et aurait pu interférer sur la participation aux séries de fin de saison.

Conseillère à la vie étudiante et responsable des sports de l’établissement, Héléna Longpré mentionne que le programme vient d’embaucher Jean-François Doré, qui travaillera sur une base annuelle, étant aussi assigné à la même tâche pour l’équipe de hockey.

« C’est sûr qu’on a un plan. On a changé l’entraîneur-chef et la plupart des autres entraîneurs, explique-t-elle. On veut les mettre dans des conditions de réussite. Pour nous, on recommence à l’an 1 l’année prochain ». 

« On a fait des changements pour la pérennité du programme. On va de l’avant. [...] On veut évidemment grossir notre équipe, c’est la deuxième année qu’on va en Europe. On a développé un partenariat avec un centre de conditionnement physique. On veut devenir plus attirant ! On a une entente avec le Centre santé multi fitness et la Ville d’Alma travaille de près avec nous aussi. On est optimiste, on va la remplir notre équipe », promet Héléna Longpré.

Selon cette dernière, l’avenir passe également par un recrutement à l’extérieur de la région.

« Le bassin est de moins en moins grand, nous n’avons plus le choix ! »

Au sujet du taux de rétention difficile, puisque les Couguars du Cégep de Chicoutimi et les Gaillards du Cégep de Jonquière recrutent aussi au Lac-Saint-Jean, la responsable a, de son propre aveu, « pesé ses mots » à ce sujet qui semble visiblement sensible dans le camp des Jeannois. « On espère un meilleur taux de rétention. Les Lynx du Pavillon Wilbrod-Dufour sont chez eux, mais il y a des choses qu’on ne contrôle pas, comme la carte de programmes. On est un plus petit cégep et Chicoutimi et Jonquière ont de meilleures cartes de programmes pour le football. On veut grossir notre équipe et attirer les joueurs avec des victoires, laisse-t-elle savoir. On a eu beaucoup de blessures l’an passé et nos gars s’entraînent très fort. On les veut prêts et on veut qu’ils s’entraînent depuis plusieurs mois pour qu’on puisse connaître du succès. » Frédéric Marcoux

Football

Alexandre Gagnon signe pour deux ans

Sélectionné par les Stampeders de Calgary au printemps 2017, le Dolmissois Alexandre Gagnon vient de parapher officiellement un contrat de deux ans avec la formation albertaine de la Ligue canadienne de football (LCF). L’ailier défensif aborde d’ailleurs avec confiance cette nouvelle étape chez les professionnels.

Joint mardi, l’athlète de 25 ans a expliqué qu’il se consacrait à temps plein à l’entraînement en vue de se présenter fin prêt pour le camp printanier et de se tailler un poste dans la formation. « Je suis vraiment confiant de faire ma place. Je ne pense pas de voir beaucoup de terrain à court terme sur la ligne défensive ; ce sera plus sur les unités spéciales comme la plupart des joueurs canadiens », explique-t-il.

Sports

Super Bowl: les entraîneurs de la région se prononcent

La 52e édition du Super Bowl se déroulera dimanche soir au Minnesota. Les Eagles de Philadelphie affronteront les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. L’entraîneur des Jeannois du Collège d’Alma, Jean-Philip Caron-Tremblay, et le pilote des Couguars du Cégep de Chicoutimi, Nicolas Menachi, favorisent les Patriots, tandis que celui des Gaillards, François Laberge, y va avec son cœur en favorisant les Eagles.

François Laberge, Gaillards du Cégep de Jonquière

L’entraîneur des Gaillards ne s’en cache pas : sa tête lui dicte de donner l’avantage aux Patriots menés par le quart Tom Brady, mais son cœur le force à mettre la formation de Philadelphie victorieuse.

« J’espère qu’on va avoir un match serré ! En début de match, les équipes vont s’étudier et je ne m’attends pas de voir un début de match explosif. C’est la grosse attaque des Patriots contre la grosse défensive des Eagles et l’attaque de Philadelphie qui manque de constance contre la défensive des Pariots inconstante. Ces éléments vont faire qu’on va avoir tout un match de football ! »

Blessé, le quart arrière numéro un des Eagles, Carson Wentz, est absent depuis le début des séries. Son remplaçant, Nick Foles, devra jouer un fort match, puisque les Eagles ne pourront gagner le championnat en misant uniquement sur leur jeu au sol, selon Laberge.

Laberge n’aime pas particulièrement les Patriots et je favorise les Eagles pour « y aller avec mon cœur et non avec ma tête. Si j’avais un gros montant d’argent à parier, c‘est difficile de miser contre Tom Brady dans un match comme ça, confie le principal intéressé. »

L’entraîneur-chef écoutera la rencontre en famille, puisque les Laberge sont tous passionnés de football.

« C’est ma belle -mère qui met le foot à la télé le dimanche, La première fois qu’elle a fait ça, quand j’ai commencé à sortir avec ma blonde, j’ai tout de suite su que ma copine était la femme de ma vie », de conclure Laberge en riant.

Prédiction : 28-24 Philadelphie

Football

David Ménard choisit de rester avec les Lions

Le Jonquiérois David Ménard portera les couleurs des Lions de la Colombie-Britannique pour encore deux saisons. L’athlète de 27 ans vient en effet de signer un nouveau contrat qui le lie avec l’équipe jusqu’en 2019 inclusivement.

Le joueur de ligne défensive, qui amorcera donc une 6e saison avec les Lions, devenait agent libre en février. Un renouvellement de contrat un peu surprenant dans la mesure où la rumeur voulait qu’il ne s’aligne pas avec les Lions pour la nouvelle saison. Le Jonquiérois a admis que la rumeur était fondée, mais que les changements apportés dans l’équipe depuis ont fait en sorte qu’il ne souhaitait plus partir. 

« J’ai clairement joué la saison passée comme si c’était ma dernière dans l’Ouest, a confirmé Ménard qui se trouve au Saguenay présentement. Je n’étais pas malheureux dans l’Ouest, mais ça me tentait un peu plus de me rapprocher (du Québec). Mais en me rapprochant, ça aurait impliqué de m’habituer à un nouveau milieu, à une nouvelle équipe, un nouvel entourage et ça ne m’intéressait pas plus que ça. »

Ce qui l’a convaincu de rester, ce sont les changements apportés au niveau du personnel d’entraîneurs. « Au niveau football, j’étais insatisfait de certains trucs, mais avec les changements qu’il y a eus, j’ai trouvé que c’était vraiment positif. De plus, j’ai un bon sentiment d’appartenance envers les Lions qui m’ont repêché et je me considère comme quelqu’un de loyal. Je n’avais donc pas envie de recommencer quelque chose de neuf ailleurs. »

Négociations rapides

L’embauche d’un nouvel entraîneur à la ligne défensive a pesé dans la balance. 

« Ils ont engagé un entraîneur pour la ligne défensive que j’avais eu l’an dernier, mais seulement pendant le camp d’entraînement. J’ai vu que cette personne pouvait m’aider à améliorer mon jeu. J’ai vraiment vu ce changement comme étant très positif. J’ai aussi parlé au nouveau DG, Ed Hervey, et il m’a fait bonne impression. J’ai senti qu’il était en contrôle de tout ce qui se passait et ça m’a vraiment inspiré confiance et ça m’a donné le goût de poursuivre l’aventure. » 

Les pourparlers concernant ce troisième contrat avec les Lions se sont déroulés rondement. « Est-ce que j’en ai trop donné ? Est-ce que je n’en ai pas assez demandé ? Je ne le saurai jamais, mais ça s’est très bien déroulé et je suis très content de mon contrat », assure celui qui est le seul des joueurs repêchés en 2014 par les Lions à évoluer encore avec l’équipe.

« Il y a vraiment un roulement énorme dans la Ligue canadienne de football. Je suis vraiment content (d’être encore dans le circuit), mais j’en prends une partie du crédit parce que je fais mes devoirs, je m’entraîne fort et je prends soin un peu de mon corps. Toutefois, il y a aussi une bonne partie de chance qui fait en sorte que je n’ai jamais eu de blessures majeures », met-il en contexte.

« C’est sûr qu’on a des bobos ici et là parce que ça reste un sport de contact, mais je suis vraiment heureux de ne pas avoir subi de blessures qui m’auraient limité dans ma carrière. »

Malgré ses succès, David Ménard continue de se perfectionner. Il songe d’ailleurs à séjourner à Montréal de février à avril afin de profiter des conseils des préparateurs de son ancienne équipe, les Carabins de Montréal. Il estime que ces derniers pourront l’aider à améliorer sa vitesse. 

Mentionnons enfin que sur le communiqué mis sur le site des Lions, on souligne qu’en 70 matchs en saison régulière, il a réussi 15 sacs du quart et 38 plaqués défensifs. Sa meilleure performance en 2017 s’est produite contre les Alouettes de Montréal le 8 septembre, avec trois plaqués et deux sacs du quart.

Football

Trois Bleuets à l'International Bowl

Trois athlètes issus des rangs du football régional tenteront d’aider le Canada à remporter les grands honneurs de la catégorie des moins de 19 ans (U19), dans le cadre de l’International Bowl 2018 en cours à Arlington, au Texas. Charles-Lee Alarie-Tardif (Chicoutimi), Charles-Émile Bouchard (Saint-Félicien) et Philippe Lavoie (Sainte-Jeanne d’Arc) seront en effet en action vendredi sur le terrain du AT&T Stadium, le domicile des Cowboys de Dallas.

Les trois colosses — ils font tous 6’3’’et plus de 210 livres — n’en sont pas à leur première expérience à ce tournoi international annuel. À sa 4e présence avec l’équipe nationale, Charles-Émile Bouchard (joueur de ligne défensive) est le vétéran du groupe. Charles-Lee Alarie-Tardif (joueur de ligne défensive) et Philippe Lavoie (secondeur) en sont tous deux à leur deuxième participation dans l’uniforme d’Équipe Canada. 

Joint via Messenger mardi, Charles-Lee a expliqué que malgré son jeune âge, 17 ans, il en était à sa deuxième participation sous les couleurs de l’équipe nationale U19. « Je l’avais fait à 16 ans l’an passé et cette année à 17. Les objectifs sont bien sûr de gagner, mais aussi de se préparer pour cet été en vue du World Championship qui aura lieu au Mexique. Mes objectifs personnels sont de faire ma job et de contribuer comme pilier à notre excellente défensive ! », écrit-il.

Quant aux retombées de sa présence à cette compétition internationale sur sa carrière, il estime qu’à court terme, cela lui permettra d’acquérir plus d’expérience en vue de sa prochaine saison avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville, vainqueurs du collégial division 1 au Bol d’Or.

Est-ce que ça pourrait lui ouvrir des portes chez nos voisins du Sud? « Je crois que oui. Si je fais bien, j’ai peut-être une chance du côté américain, et je pourrais réaliser une partie de mon rêve ! »

Mentionnons que Charles-Émile Bouchard évolue pour le Campus Notre-Dame-de-Foy tandis que Philippe Lavoie s’aligne avec les Gaillards du Cégep de Jonquière. 

Match vendredi

Le duel très attendu entre Équipe Canada U19 et l’Équipe nationale des États-Unis aura lieu vendredi, à compter de 20 h, au stade AT&T d’Arlington au Texas, en conclusion de l’International Bowl 2018. « Ce match sera un avant-goût du Championnat du monde junior de l’IFAFA et possiblement de la rencontre pour la médaille d’or entre les eux formations », peut-on lire sur le site de Football Canada. Il sera diffusé sur ESPN3, sur la page YouTube de USA Football et par l’entremise du site Web de Football Canada.

Auparavant, les équipes canadiennes U16 participeront à une paire de jamborees contre les États-Unis et le Mexique mercredi, au stade Mavericks. La même journée, l’Équipe nationale U18 affrontera ses vis-à-vis des États-Unis, également au stade AT&T d’Arlington au Texas. La rencontre sera webdiffusée sur ESPN3 et sur la page YouTube d’ESPN3. Le match sera disponible sur le site Web de Football Canada.