Football

Trois Bleuets à l'International Bowl

Trois athlètes issus des rangs du football régional tenteront d’aider le Canada à remporter les grands honneurs de la catégorie des moins de 19 ans (U19), dans le cadre de l’International Bowl 2018 en cours à Arlington, au Texas. Charles-Lee Alarie-Tardif (Chicoutimi), Charles-Émile Bouchard (Saint-Félicien) et Philippe Lavoie (Sainte-Jeanne d’Arc) seront en effet en action vendredi sur le terrain du AT&T Stadium, le domicile des Cowboys de Dallas.

Les trois colosses — ils font tous 6’3’’et plus de 210 livres — n’en sont pas à leur première expérience à ce tournoi international annuel. À sa 4e présence avec l’équipe nationale, Charles-Émile Bouchard (joueur de ligne défensive) est le vétéran du groupe. Charles-Lee Alarie-Tardif (joueur de ligne défensive) et Philippe Lavoie (secondeur) en sont tous deux à leur deuxième participation dans l’uniforme d’Équipe Canada. 

Joint via Messenger mardi, Charles-Lee a expliqué que malgré son jeune âge, 17 ans, il en était à sa deuxième participation sous les couleurs de l’équipe nationale U19. « Je l’avais fait à 16 ans l’an passé et cette année à 17. Les objectifs sont bien sûr de gagner, mais aussi de se préparer pour cet été en vue du World Championship qui aura lieu au Mexique. Mes objectifs personnels sont de faire ma job et de contribuer comme pilier à notre excellente défensive ! », écrit-il.

Quant aux retombées de sa présence à cette compétition internationale sur sa carrière, il estime qu’à court terme, cela lui permettra d’acquérir plus d’expérience en vue de sa prochaine saison avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville, vainqueurs du collégial division 1 au Bol d’Or.

Est-ce que ça pourrait lui ouvrir des portes chez nos voisins du Sud? « Je crois que oui. Si je fais bien, j’ai peut-être une chance du côté américain, et je pourrais réaliser une partie de mon rêve ! »

Mentionnons que Charles-Émile Bouchard évolue pour le Campus Notre-Dame-de-Foy tandis que Philippe Lavoie s’aligne avec les Gaillards du Cégep de Jonquière. 

Match vendredi

Le duel très attendu entre Équipe Canada U19 et l’Équipe nationale des États-Unis aura lieu vendredi, à compter de 20 h, au stade AT&T d’Arlington au Texas, en conclusion de l’International Bowl 2018. « Ce match sera un avant-goût du Championnat du monde junior de l’IFAFA et possiblement de la rencontre pour la médaille d’or entre les eux formations », peut-on lire sur le site de Football Canada. Il sera diffusé sur ESPN3, sur la page YouTube de USA Football et par l’entremise du site Web de Football Canada.

Auparavant, les équipes canadiennes U16 participeront à une paire de jamborees contre les États-Unis et le Mexique mercredi, au stade Mavericks. La même journée, l’Équipe nationale U18 affrontera ses vis-à-vis des États-Unis, également au stade AT&T d’Arlington au Texas. La rencontre sera webdiffusée sur ESPN3 et sur la page YouTube d’ESPN3. Le match sera disponible sur le site Web de Football Canada.

Football

«J'ai tellement appris sur moi-même»

Samedi dernier, Vincent Alarie-Tardif a tiré un trait sur sa carrière de joueur de football universitaire. Après quatre ans en tant que membre du Rouge et Or de l’Université Laval, le moment est maintenant venu d’amorcer un nouveau chapitre de sa vie.

Le produit des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine a passé les quatre dernières années de sa vie au sein de l’un des meilleurs programmes du football universitaire canadien. Dominant, voire impitoyable, pendant son stage collégial, Alarie-Tardif a dû mettre son ego de côté lorsqu’il est débarqué à Québec.

«J’ai tellement appris sur moi-même, a avoué Vincent Alarie-Tardif à l’autre bout du fil. J’ai dominé la ligue au collégial et j’ai eu du fun au cégep, mais à Laval, il faut que fasses preuve d’humilité et que tu piles sur ton orgueil. Tu n’es plus le meilleur, tout le monde est aussi bon que toi. C’est un processus qui dure trois, quatre ou cinq ans. Je me suis défoncé sur les unités spéciales à mon arrivée et j’ai fait ma place. Dans les deux dernières saisons, je faisais partie des porteurs de ballon de confiance.»

L’athlète est très reconnaissant envers le personnel d’entraîneurs et les dirigeants du Rouge et Or.

«Ils t’apprennent à devenir une bonne personne, a fait valoir Alarie-Tardif. Tu apprends à être humble, persévérant. J’ai de très bonnes valeurs que mes parents m’ont inculquées, mais on dirait que tu recommences à zéro. Tout ce que j’ai appris à Laval, ça va me servir dans la vraie vie.»

À la Coupe Vanier, le Rouge et Or a baissé pavillon 39-17 face aux Mustangs de Western, dont fait partie le Chicoutimien Grégoire Bouchard. Les représentants de l’Université Laval n’ont donc pu défendre leur titre acquis un an plus tôt.

«Ils nous eus sur toutes les facettes du jeu, malheureusement, a résumé Vincent Alarie-Tardif. Ils nous ont dominés. On n’est vraiment pas sortis comme on voulait, mais ils ont mieux joué que nous. Ils méritaient le match.»

Le porteur de ballon a été limité à cinq courses, réussissant un touché en fin de rencontre.

«J’ai donné mon 100 pour cent comme je le fais chaque match, a-t-il réagi. Je suis satisfait de ma performance, mais est-ce j’aurais pu faire mieux? Oui, comme à chaque match. C’est sûr que j’aurais aimé en donner plus, mais je n’ai pas eu la chance. Quand tu perds tôt dans le match, c’est dur de courir.»

Repêchage de la LCF

Son stage de football universitaire étant chose du passé, Vincent Alarie-Tardif va maintenant se préparer pour les tests physiques (Combine) de la Ligue canadienne de football (LCF) cet hiver, suivi du repêchage au printemps. Celui qui va avoir 25 ans dans les prochains jours va donc être occupé au cours des prochains mois.

«Je devrais recevoir une chance de la Ligue canadienne, a évoqué Alarie-Tardif. Je vais m’entraîner fort au cours des prochains mois et je vais aller au Combine. Après ça, on verra.»

Le jeune homme est toutefois loin de s’arracher les cheveux lorsqu’il pense au repêchage de la LCF. Futur détenteur d’un baccalauréat en sciences de la consommation, il est également propriétaire d’une compagnie de construction, Peinture Econo pro, fondée il y a bientôt un an en compagnie de son meilleur ami. Ce n’est donc pas la LCF à tout prix pour le produit régional.

«Je ne m’acharnerai pas, a promis Vincent Alarie-Tardif. Il y en qui s’acharnent pendant 4-5 ans à essayer de penser qu’ils peuvent jouer pro. Si une équipe me donne la chance, je vais la prendre, mais sinon, je ne pousserai pas ma ‘‘luck’’. J’ai d’autres plans. Avec ma compagnie et mon baccalauréat, j’ai plein de ressources.»

Malgré plusieurs tentatives, il n’a pas été possible de joindre Grégoire Bouchard, vainqueur de la Coupe Vanier avec les Mustangs de Western.

Football

Rendez-vous à la Coupe Vanier

Ils ne sont pas passés par le même chemin, en fin de semaine, mais deux produits du football au Saguenay-Lac-Saint-Jean se retrouveront sur le terrain Tim Hortons de Hamilton, samedi, dans le but de mettre la main sur la coupe Vanier. Vincent Alarie-Tardif et le Rouge et Or de l’Université Laval affronteront Grégoire Bouchard et les Mustangs de l’Université Western en finale du football universitaire canadien.

Alarie et le Rouge et Or ont dû trimer dur, samedi dernier, pour venir à bout des Dinos de Calgary, 35-23. De leur côté, Bouchard et les Mustangs sortent d’une partie de plaisir. Ils ont malmené les champions des Maritimes, les Axemen d’Acadia, par 81-3 dans ce qui a été la demi-finale la plus à sens unique de l’histoire du football universitaire au pays.

Déjà moins puissants que leurs rivaux, les Axemen se sont présentés à la demi-finale dans des conditions loin d’être idéales. Ils n’ont eu que trois jours pour se reposer et se préparer, après avoir joué mardi. Résultat, l’attaque des vainqueurs a amassé 689 verges, dont 454 par la course.

« Il n’y a pas de danger que le match de samedi passé nous endorme, assure Grégoire Bouchard. On va se préparer comme on le fait chaque semaine et on va essayer de jouer notre meilleur football. Je n’ai pas vraiment été étonné par l’allure de la demi-finale. Ils n’avaient pas eu beaucoup de préparation puisqu’ils avaient joué le mardi. Disons que nous étions confiants.

« Les réactions ont été mixtes après notre victoire. Les gens sont contents de notre victoire, mais beaucoup de personnes se plaignent du format des séries éliminatoires du football universitaire parce qu’ils (les Axemen) n’étaient pas vraiment de calibre pour une demi-finale canadienne. »

L’ancien des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine et des Couguars du Cégep de Chicoutimi note que l’Université Western, qui compte dans ses rangs onze Québécois, participera à la finale nationale pour la première fois depuis 2008. Elle n’a pas mis la main sur la coupe Vanier depuis 1994 et Bouchard espère évidemment mettre un terme à cette longue disette. Une victoire donnerait une conclusion parfaite à ce qu’il considère comme sa plus belle saison depuis son arrivée à l’Université Western.

« Nous avons vraiment une bonne équipe, indique le joueur de ligne de 6’2’’ et 310 livres. Il y a beaucoup de caractère dans l’équipe et on se tient tous ensemble. »

Dernier match

Vincent Alarie-Tardif espère lui aussi profiter du match de la coupe Vanier pour écrire une conclusion parfaite à son grand livre. Gagne ou perd, la partie de samedi sera sa dernière dans l’uniforme du Rouge et Or.

« Ce serait la cerise sur le sundae, résume celui qui a aussi joué pour les Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine et les Couguars du Cégep de Chicoutimi. À mes deux premières années avec le Rouge et Or, j’ai vu plusieurs joueurs de cinquième année ne pas se rendre au dernier match et perdre contre Montréal. C’est quand même assez triste de ne pas se rendre jusqu’à la fin à ta dernière saison. »

Quand il pense aux prochains adversaires de son équipe, Vincent Alarie-Tardif se réjouit à l’idée d’affronter une formation que le Rouge et Or ne connaît pas beaucoup.

« Western a une très bonne équipe, avance le demi offensif. Ils sont très bons offensivement. Nous n’avons jamais joué contre Western, donc nous ne nous sommes jamais préparés à les affronter. Notre préparation a débuté lundi et elle se poursuivra au cours de la semaine. Nous les connaissons un peu parce qu’ils ont beaucoup de gars du Québec. C’est le fun d’affronter une nouvelle équipe. Ça ne fait pas neuf fois en trois ans que nous les affrontons. »

Tout comme les Mustangs, le Rouge et Or se présentera à Hamilton mercredi.

Football collégial

Les Gaillards s’avouent vaincus

La guerre des tranchées a été remportée par les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe contre les Gaillards du Cégep de Jonquière, samedi soir, en finale du Bol d’Or de la troisième division au Complexe sportif Claude-Robillard à Montréal. Jonquière a donc dû s’avouer vaincu au compte de 35 à 20.

En plus d’avoir réalisé quatre sacs du quart, les Lauréats ont malmené la jeune ligne offensive de Jonquière tout au long de la rencontre. L’attaque des Gaillards a véritablement pris son rythme au deuxième quart, mais des erreurs coûteuses avaient déjà été commises.

« On a montré du caractère, mais on a fait des erreurs qui nous ont coûté le match en première demie. On a mieux joué en deuxième demie, mais nous n’avons pas été parfaits. Nous savions que leur front défensif était agressif, mais nos joueurs de ligne offensive ont eu de la misère à s’ajuster », de confier l’entraîneur-chef des Gaillards, François Laberge.

Après avoir arrêté les Gaillards sur un quatrième essai et court, les Lauréats ont profité de la malchance du botteur des Gaillards qui a trébuché à sa ligne de deux. Saint-Hyacinthe a inscrit le majeur quelques jeux plus tard pour porter la marque à 19-0.

Le porteur ballon recrue Jordan Fortin, natif de Dolbeau-Mistassini, a complété une belle séquence par la suite en inscrivant le majeur à la porte des buts. Ce dernier a terminé la rencontre avec une récolte de 108 verges sur les 155 de son équipe au sol.

Trop peu, trop tard

La ligne défensive des Lauréats a réalisé un gros jeu en bloquant un botté de dégagement des Gaillards au troisième quart pour le reprendre à l’intérieur de la ligne de 10 de Jonquière. Le touché a été inscrit par la suite sur une course du quart-arrière Frédérick Leblanc.

En retard 29 à 7 à la fin du troisième quart, les Gaillards ont passé le ballon avec succès. Le quart finissant des Gaillards, Anthony Ouellet, a lui-même porté le ballon dans la zone des buts sur le dernier jeu du troisième engagement. Il a par la suite repéré Willliam MacDuff dans la zone payante à mi-chemin du quatrième quart. Après avoir raté le converti, Jonquière tirait de l’arrière 29-20. 

« Anthony (Ouellet) a bien lancé le ballon en deuxième demie. Nos porteurs de ballon ont été très bons, mais ils ont été laissés à eux-mêmes », soutient François Laberge. 

Le receveur de Jonquière William Langlais, natif d’Alma, s’est également illustré avec une récolte de 113 verges sur les 230 verges par la passe de son équipe en neuf attrapés. 

La défensive des Lauréats accordait en moyenne moins de huit points par match à l’adversaire cette saison.

Cette même unité a ensuite freiné les Gaillards à deux occasions sur un quatrième essai. Le botteur des Lauréats, Samuel Ouellette, recruté par les Carabins de l’Université de Montréal pour la saison prochaine, a complété deux placements après avoir vu son équipe réalisée de longs jeux aux dépens de la tertiaire jonquiéroise.

« On a surtaxé notre défensive en première demie avec de courtes séquences offensives. On était prêts, mais il faut donner crédit à l’adversaire. Les ballons lancés étaient à la bonne place », de préciser l’entraîneur des Gaillards.

Sur les 24 partants de Jonquière, 16 joueurs n’étaient pas de la formation gagnante du Bol d’Or en 2016. Au terme de leur sixième participation en finale, François Laberge n’a pas caché ses ambitions de reconquérir le titre dès la saison prochaine.

Il l’a mentionné aux joueurs après la rencontre pour les motiver à redoubler d’ardeur. « On veut un bon recrutement. Chaque année, on a des trous à la fin de la saison. Nous avons un bon noyau et nous voulons nous servir de cette défaite comme motivation pour atteindre le sommet l’an prochain. Il faut se servir de cette douleur-là pour revenir plus fort », de conclure François Laberge.

Football

La belle histoire de la famille Desgagné

Le Bol d’Or 2017 était particulier pour la famille Desgagné. Le plaqueur défensif William Desgagné a remporté le Bol d’Or au compte de 36 à 0 contre les Cheetahs du Cégep Vanier, en division 1, samedi après-midi, sous les yeux de son frère aîné Maxim. Ce dernier a par la suite dirigé les joueurs de ligne défensive des Gaillards du Cégep de Jonquière en division 3 qui ont dû s’avouer vaincu au compte de 35 à 20 contre les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe.

Maxim Desgagné a également gagné le Bol d’Or l’an dernier avec les Gaillards en tant que joueur de ligne défensive. 

Le plus impressionnant est que les deux frères ont tous les deux excellé en jouant un rôle clé pour la ligne défensive de leur équipe respective. Maxim a fait l’équipe d’étoiles en 2016 en troisième division et William a fait de même en première division cette année.

Même s’il était déçu d’avoir baissé pavillon cette année avec les Gaillards, Maxim se réjouissait de la performance de son petit frère samedi.

La victoire de William Desgagné au Bol d’Or s’ajoute à son cheminement impressionnant. L’ancien des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine a été l’un des meilleurs à sa position en 2015 et 2016 en étant sélectionné sur l’équipe Québec pour représenter la province, dans le cadre d’un tournoi national.

« Je suis fier de lui ! Il a fait tous les efforts pour réussir. Sur le plan individuel, il mérite tout ce qui lui arrive », confie Maxim Desgagné

De son côté, Maxim Desgagné a la chance de partager son expérience à sa position avec les Gaillards. Il a l’intention de continuer à entraîner la ligne défensive des Gaillards l’an prochain. « Ça ne peut juste pas finir de même » a-t-il soupiré après la défaite de son équipe.

Passion commune

Après avoir souligné les succès respectifs de ses deux fils qui ont fait l’équipe d’étoiles sur Facebook, le 14 novembre dernier, leur mère, Chantale Audet, a lancé à la blague : « On aurait dû continuer la production d’enfants pour avoir notre équipe de football ».

Une passion commune pour le football unit les deux frères Desgagné depuis leur tendre enfance, d’avouer William.

« On parle tout le temps de foot dans la maison depuis qu’on est jeune, indique William. Mon frère m’a aidé à devenir meilleur quand j’étais jeune. Il venait voir mes matchs et il me conseillait. C’était mon modèle ! »

William en sera à sa dernière année collégiale l’an prochain avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville.

Football collégial

Les Gaillards s'en vont au Bol d'Or

Les Gaillards du Cégep de Jonquière retournent au Bol d’Or. La formation de football collégial division 3 a obtenu la chance de défendre son titre grâce à une victoire de 24-17 sur les Vulkins du Cégep de Victoriaville, samedi après-midi, sur le terrain du Cégep de Jonquière.

En finale, présentée samedi soir prochain au Centre sportif Claude-Robillard, les Gaillards ont rendez-vous avec les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe. Ces derniers ont muselé les Pionniers du Cégep de Rimouski dans un gain de 8-3, samedi après-midi.

Il s’agira d’une reprise de la demi-finale de la saison dernière. En 2016, Jonquière avait signé une victoire de 34-3. 

«Ce sont deux équipes différentes et si pour eux c’est une vengeance, pour nous c’est le match le plus important de la saison, a précisé l’entraîneur-chef des Gaillards, François Laberge. On va aller là et on va tout donner. On connaît Saint-Hyacinthe, autant qu’on connaît les équipes qui ont participé aux séries. On a fait nos devoirs et c’est une grosse semaine de préparation qui s’en vient. On a dix matchs à analyser et on va commencer demain matin (dimanche).»

En retard 10-6 tard au troisième quart, les Gaillards ont provoqué un important revirement. Au terme d’une longue séquence, les locaux ont réussi un touché dès le début du quatrième quart, suivi de deux touchés de sûreté qui portaient la marque à 17-10 Gaillards.

Raphël Lamontagne a ensuite réussi le jeu du match en interceptant une passe à la porte des buts. Son touché a donné une avance de 14 points aux Gaillards.

«Raphaël est une recrue qui revenait d’une blessure après une absence de deux semaines, a mis en contexte François Laberge. C’était un jeu qu’on avait étudié et Raphaël l’a très bien lu. C’est un receveur qu’on a décidé de placer à la ligne défensive par besoin donc quand un ballon flotte, il ne va pas l’échapper.»

Football régional

Les Couguars s’imposent et pensent à la semaine prochaine

Les Couguars du Cégep de Chicoutimi ont vaincu les Jeannois du Collège d’Alma 38-7, vendredi soir, sur le terrain de l’Université du Québec à Chicoutimi. La victoire des favoris de la foule a du même coup officiellement éliminé l’autre équipe régionale en vue des séries éliminatoires du circuit provincial de football division 3.

Propulsés par quelques longs jeux, les Couguars ont été en contrôle tout au long de la rencontre. Ce quatrième gain en sept matchs leur permet de consolider leur troisième rang au classement de la section Nord-Est.

« On a fait ce qu’on avait à faire dans tous les aspects du jeu et dans l’ensemble, c’est un très bon match, a commenté l’entraîneur-chef des Couguars, Nick Menachi. On prend la victoire et on est fier de nos gars. »

Menachi a particulièrement aimé le travail de sa ligne offensive, soulignant le caractère de sa troupe.

« On est hypothéqué en raison des blessures, mais on va aller au bout de nos ressources et on va avancer avec nos joueurs qui sont encore en forme », a assuré le pilote des Chicoutimiens.

Les Jeannois se sont présentés avec un alignement limité à 25 joueurs, en plus de perdre quelques soldats en cours de route. Qu’à cela ne tienne, les Almatois ont tout donné, mais les moments importants leur ont échappé.

« Je pense qu’on a connu un bon match en défensive malgré tout, on a réussi des beaux jeux sur les unités spéciales et on a provoqué quelques revirements, a résumé l’entraîneur-chef des Jeannois, Jean-Philip Caron. Les gars sont des guerriers, ils viennent pour travailler et il faut leur donner. Il nous reste un match et on va offrir notre meilleur. »

Le coach en chef laissait transparaître une certaine déception, mais souhaitait avant tout que son équipe garde la tête haute.

Les deux équipes jouent leur dernier match de la saison samedi prochain. Les Jeannois sont à Drummondville pour affronter les Voltigeurs, tandis que les Couguars rendent visite aux Gaillards du Cégep de Jonquière. Ces derniers sont d’ailleurs en action samedi après-midi à Rimouski, face aux Pionniers. Il s’agit d’un duel pour l’exclusivité du premier rang de la section.

Advenant une défaite des Gaillards, la rencontre de la semaine prochaine entre les deux éternels rivaux du Saguenay aurait comme enjeu la deuxième position.

« On se prépare pour un gros match et on a déjà la tête à Jonquière, a affirmé Nick Menachi. C’est une très bonne équipe de football, mais qui est à notre portée. »

Football régional

Les Gaillards impitoyables

Dans la Ligue de football collégial division 3, Nord-Est, deux des trois formations de la région ont savouré la victoire samedi. Les Gaillards du Cégep de Jonquière ont été impitoyables lors de leur visite aux Jeannois du Collège d’Alma qu’ils ont lessivés 45-0. Dans l’autre rencontre, l’indiscipline des Couguars du Cégep de Chicoutimi a failli leur coûter cher, mais ils ont finalement savouré une victoire de 45-36 contre les Gaulois du Cégep de La Pocatière.

Grâce à cette victoire, les Couguars (3-3) ont pu s’emparer seuls du troisième rang, tandis que les Gaillards continuent de talonner les Pionniers du Cégep de Rimouski. Ces derniers (6-0) trônent toujours au sommet avec sept points d’écart au différentiel des points pour et contre sur les Jonquiérois. Ces derniers vont donc certainement tout tenter dans l’espoir de ravir le premier rang aux Pionniers samedi prochain, à Rimouski.

Couguars indisciplinés

Concernant Chicoutimi, l’entraîneur-chef Nicolas Menachi s’est montré à demi satisfait de la prestation de ses protégés à La Pocatière samedi soir. Oui, ses troupes ont tenu tête aux Gaulois de La Pocatière, mais ils se sont encore une fois trop souvent tirés dans le pied en prenant de mauvaises punitions. « Ç’a été un bon match, mais ç’a aussi été un match en dents de scie parce qu’on a écopé de plusieurs pénalités, explique-t-il en entrevue téléphonique. On s’est encore une fois tiré dans le pied alors qu’on était en bonne position. Bref, on a été indisciplinés.

« C’est une situation qui commence à devenir problématique parce que ça revient de match en match. On est une équipe jeune qui a tendance à se tirer dans le pied et à avoir de la difficulté de se sortir de ces situations. On menait 38-17 au début du 4e quart et tout allait bien. On a échappé le ballon à deux reprises et nos adversaires ont fait un botté court qui leur a redonné la possession du ballon. Le match a été serré jusqu’à la toute fin. »

L’accent sera donc mis sur la discipline au cours des prochains jours. « Il y a des situations qu’on ne peut contrôler. On accepte les punitions écopées (pour des gestes) dans le feu de l’action, mais pas celles qui surviennent une fois le jeu terminé, ajoute Nicolas Menachi. On va les sensibiliser avec le visionnement des vidéos. On va prendre le temps de leur montrer combien de fois on bousille le travail après avoir gagné des verges et fait des beaux jeux. Car au final, c’est toute l’équipe qui est pénalisée chaque fois qu’une personne le fait pour elle-même. »

Cette mise en garde sera d’autant plus importante que les Chicoutimiens affronteront Alma, puis Jonquière pour leurs deux derniers matchs de la saison. « Ce sera important de contrôler nos émotions, d’être très disciplinés et de sortir fort. Ça va faire la différence pour le reste de la saison. Il faut que les joueurs se mettent individuellement de côté pour faire passer l’équipe en premier », insiste Menachi. 

Deux joueurs se sont démarqués, soit le porteur de ballon Yanick Larouche avec 270 verges de gains au sol et deux touchés à son actif. L’entraîneur a souligné que la recrue a remplacé Jimmy Larose-Joubert, dont la saison est terminée par suite d’une blessure au dos. Le receveur de passes Pierre-Olivier Duperré-Lachance s’est lui aussi distingué avec 120 verges de gains par la passe, 50 au sol et deux touchés.

Sports

Les Gaillards s'amusent face aux Jeannois

Pour une deuxième semaine de suite, les Gaillards du Cégep de Jonquière ont eu la vie facile au football collégial division 3. Cette fois, ils ont pleinement pris la mesure d'un rival régional, les Jeannois du Collège d'Alma, au compte de 45-0 dans un duel disputé sur le terrain almatois.

La semaine dernière, les Gaillards l'avaient emporté 46-3 à domicile devant Drummondville. Les statistiques offensives de la rencontre résument assez bien l'allure de l'affrontement tout à l'avantage des Jonquiérois. Les Gaillards ont cumulé 500 verges totaux de gains dont 300 au sol. Les Jeannois ont quant à eux gagné 50 verges au sol et 87 par la voie aérienne. Les visiteurs menaient déjà 30-0 à la demie si bien que la deuxième moitié a été disputée en temps continu. Les Jeannois n'avaient que 25 joueurs en uniforme. «En première demie, on a été assez mollo offensivement. On ne jouait pas le niveau dont on est capable. On a quand même marqué 30 points, mais on aurait pu en faire une quinzaine de plus. On a laissé des points sur le tableau», a convenu l'entraîneur-chef des gagnants, François Laberge. «Défensivement, on a absolument rien donné. Ils ont réussi à avancer sur le terrain et se mettre en position de marquer seulement en raison des pénalités», a-t-il poursuivi, espérant plus de discipline et un meilleur tempo offensivement dans le dernier droit.
Avec un dossier de cinq victoires et un revers, les Gaillards peuvent toujours rêver à la première place de la section Nord-Est. Pour ce faire, ils devront absolument vaincre les Pionniers de Rimouski la semaine prochaine au Bas-Saint-Laurent. À la deuxième semaine, les Pionniers l'avaient emporté 21-20. En gagnant par plus d'un point, les Gaillards prendraient donc possession de la tête du classement. Ils termineront leur saison régulière la semaine suivante devant leurs partisans, face aux Couguars de Chicoutimi.
«On termine la saison contre les trois meilleures équipes selon moi avec nous. C'est une grosse fin de saison, mais ça va motiver nos gars pour les séries», d'estimer François Laberge. 


Football

Une décision du RSEQ défavorise les Jeannois

Victimes d’une décision controversée du Réseau du sport étudiant du Québec, les Jeannois du Collège d’Alma ont perdu leur seule victoire en cinq rencontres cette saison et se retrouvent au dernier rang de la division 3, Nord-Est de la Ligue de football collégial. Comme le match ne pouvait être repris, le RSEQ a décidé d’annuler la victoire de 24-15 des Almatois acquise à Alma le 2 septembre contre les Voltigeurs de Drummondville. Certains diront que le RSEQ, en voulant en corriger une injustice, en a créé une autre.

Joint vendredi, l’entraîneur-chef des Jeannois, Jean-Philip Caron, avoue que l’équipe se sent lésée par cette décision « un peu ésotérique ».

« Je trouve ça un peu douteux ce qui s’est passé et je pense que ça a pris une envergure démesurée », admet-il, à propos du jeu controversé qui s’est produit durant le 2e quart.

« Le joueur offensif des Voltigeurs a levé le ballon sans le mettre entre ses jambes, ce qui aurait dû être une mise en jeu illégale, mais comme ça n’a pas été appelé par les arbitres, notre joueur défensif a pris le ballon des mains du joueur, ce qui a mené à un revirement, relate Jean-Philip Caron. Ce n’est pas légal. L’arbitre aurait normalement dû appeler une procédure (illégale) offensive ou défensive, ce qui n’a pas été le cas. »

Les Jeannois se sont donc retrouvés en possession du ballon. Les arbitres se sont ensuite consultés pour finalement conclure qu’il s’agissait bien d’un revirement et que le ballon revenait aux Almatois. « Drummondville a levé un protêt sur ce jeu. Nous avons poursuivi le match que nous avons terminé avec quelque 400 verges offensives contre 140 pour eux. À mon avis, ce n’est pas vraiment ce jeu qui a changé le match. »

Après analyse de la séquence en question, la ligue a conclu que c’était bel et bien un mauvais jeu et que les arbitres qui avaient commis l’erreur. La ligue a donc donné raison aux Voltigeurs. « Nous en avons appelé de la décision et il y a eu un appel-conférence, mais ils ont maintenu la décision. Le match a été annulé et ça ira au pourcentage de victoires durant la saison », dit-il.

Goût amer

« C’est sûr que nous sommes désavantagés, convient le pilote des Jeannois. Drummondville voulait reprendre le match durant la semaine de relâche, mais nous n’avons pas l’équipe la plus nombreuse et nous avions beaucoup de blessés. Ça aurait eu d’importantes répercussions sur nos effectifs et c’était donc impensable », explique-t-il, ajoutant que plusieurs avaient déjà d’autres projets ou travaillaient.

Devant l’impossibilité de reprendre la partie, le RSEQ a décidé de l’annuler. « Ces deux équipes vont donc disputer une partie de moins que les autres équipes de la ligue. C’est la raison pour laquelle le classement pour l’ensemble de la ligue (division 3 Nord-Est) sera fait selon un pourcentage déterminé par le nombre de victoires sur le nombre de parties jouées, tel que prévu dans notre réglementation », a indiqué Benoit Carrière, directeur des programmes collégiaux du RSEQ dans un courriel. 

La décision finale laisse un goût amer aux Jeannois. « C’est le RSEQ qui forme les arbitres et qui les paie. (Les arbitres) prennent les décisions. Nous, on est un peu victimes dans tout ça. C’est ordinaire. On n’est pas accablés, mais c’est une décision qu’on trouve un peu ésotérique. »

Les Jeannois ont décidé de tourner la page et de se concentrer sur les trois derniers matchs de la saison. Ils se préparent à affronter les Gaillards du Cégep de Jonquière samedi, au terrain synthétique almatois. « On a eu une bonne semaine d’entraînement et on veut rivaliser. On a confiance et on n’a pas renoncé aux séries », de conclure Jean-Philip Caron.