La plus jeune joueuse du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Leylah Annie Fernandez, 15 ans, a conquis de nombreux amateurs de tennis jeudi, en accédant aux quarts de finale. La charmante Lavalloise s’est imposée avec brio 6-1, 6-4 face à l’Américaine Maria Mateas. Fernandez joue ce soir à 18 h 30.

Fernandez épate la galerie au Challenger Banque nationale

Leylah Annie Fernandez vient à peine d’avoir 15 ans et est toute menue, mais jeudi soir, sur le court principal du Challenger Banque Nationale de Saguenay, la Lavalloise a fait écarquiller bien des yeux en s’imposant 6-1, 6-4 sur l’Américaine Maria Mateas pour ainsi accéder à son tout premier match en quart de finale d’un tournoi de la WTA. Le Canada aura d’ailleurs trois représentantes en quart de finale puisqu’en plus de Fernandez et Carol Zhao, la Blainvilloise Charlotte Millette-Robillard a aussi remporté son match de 2e tour jeudi.

Mais la vedette du jour a incontestablement été la jeune Fernandez qui a fait sensation. La plus jeune joueuse du tournoi a vraiment ébloui par sa force de frappe, son aplomb et sa précision, en plus d’avoir mystifié son adversaire qui avait portant éliminé la 8e tête de série au premier tour. Mateas, 18 ans, qui pointe au 430e rang, n’a pas été en mesure de trouver des solutions au petit bout de femme qui lui retournait quasiment toutes les balles, même celles frappées avec hargne et force.

En entrevue d’après-match avec l’animateur Richard Courchesne, la jeune joueuse a confirmé qu’elle était venue par deux fois à Saguenay dans le cadre des Championnats québécois des 14 ans et moins. Si elle n’a pas connu de succès à sa première présence, la deuxième lui aura permis de remporter le titre. Pour expliquer une aussi belle progression en à peine deux ans, Fernandez a résumé cela par « beaucoup d’entraînement et de travail mental. Et je ne pourrais pas être ici sans mon père (Jorge Fernandez) et mon entraîneur, Francisco Sanchez. Et (aussi) avec votre aide ; ça m’a beaucoup aidé durant ce match. »

En entrevue avec Le Quotidien, elle a raconté que son père était un joueur de soccer et qu’elle avait dû choisir entre le tennis et le soccer à l’âge de cinq ans. Elle ne doit pas regretter son choix, elle qui marque déjà son sport. En effet, cette semaine, elle a été la première joueuse Canadienne née en 2002 à remporter un match dans un niveau Challenger et jeudi, elle a haussé la barre d’une coche en atteignant les quarts de finale.

« Je suis très impressionnée par la façon dont a joué mon adversaire, mais je suis très contente de ce que j’ai fait. J’avais pratiqué avec mon ‘‘coach’’ et j’ai fait moins d’erreurs qu’elle et ça s’est terminé en ma faveur », a-t-elle commenté. S’est-elle surprise elle-même ? « Non, je m’entraîne pour arriver dans ce niveau et jouer comme dans ce match. Alors je suis contente et c’est normal. Je prends ça un match à la fois, un point à la fois en appliquant ce que je pratique tous les jours », explique celle qui n’en était qu’à son 2e Challenger, le premier étant celui de Granby.

Vendredi soir, à 18 h 30, elle affrontera la Chinoise Shilin Xu, tombeuse de Bianca Andreescu. Encore une fois, Fernandez mise sur son travail pour tenir tête à sa rivale. « Je ne m’attends pas à trop, je veux juste jouer mon jeu et attaquer le plus possible en espérant que ça tournera en ma faveur (vendredi) aussi. »

Charlotte Robillard-Millette

Robillard-Millette

Pour une troisième année consécutive, Charlotte Robillard-Millette tentera d’accéder à la demi-finale du Challenger de Saguenay. Jeudi, la Blainvilloise de 18 ans a obtenu son billet pour les quarts de finale en disposant de la Slovaque Michaela Honcova 6-3 et 7-5. Après avoir concédé la première manche, la Slovaque a semblé vouloir renverser la vapeur, mais Robillard-Millette a continué d’appliquer sa stratégie et de marteler son adversaire. « Je ne la connaissais pas beaucoup et dès les premiers points, j’ai essayé de voir ce qui fonctionnait bien et de cerner ses faiblesses. J’ai rapidement trouvé ce qui fonctionnait pour moi et je l’ai plutôt bien mis à exécution », a-t-elle expliqué en entrevue.

« C’est une adversaire coriace qui a essayé de trouver des solutions durant le premier set et elle est revenue encore plus forte. Je savais que ça allait arriver, car il y a toujours des hauts et des bas durant un match. J’ai donc essayé de rester concentrée et combative, mais mentalement, j’ai trouvé ça difficile parce qu’elle retournait tout même si je jouais mon meilleur tennis. » La Blainvilloise a toutefois été patiente et ça a payé. 

Par ailleurs, Robillard-Millette a encore eu quelques difficultés au moment de s’élancer sur son service, préférant laisser tomber la balle quand elle ne la lançait pas comme souhaité. Interrogée à ce sujet, elle a expliqué qu’elle avait apporté des ajustements à son service. Mais elle a surtout tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une tactique pour déconcentrer son adversaire. Elle s’en est d’ailleurs excusée auprès de Honcova une fois le match terminé.