Phil Desgagné

Fébrilité dans le monde du sport avec la reprise des activités

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’écrivais que les instances gouvernementales devaient donner des réponses aux domaines du sport, des loisirs et de la culture. On a eu quelques réponses dans les derniers jours. Le golf et le tennis, c’est maintenant fait. À mon avis, ça semblait assez facile pour ces deux disciplines et j’en suis très heureux en tant que golfeur.

D’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’aller au Club de golf Chicoutimi et ça faisait la file à l’extérieur du chalet du club pour aller payer la cotisation en vue du début de la saison prévue pour le 20 mai. C’était aussi spécial de voir les gens respecter le deux mètres à l’entrée de la bâtisse. Il y avait beaucoup de fébrilité dans l’air!

J’en ai profité également pour aller marcher sur le terrain. Il est dans un état tout à fait exceptionnel en cette période de l’année. Les 18 verts sont exactement comme ils sont en juillet et les allées sont bien sèches. On était également à installer les nouveaux dispositifs pour accueillir les membres dans le respect des mesures sanitaires.

Le soccer et le baseball?

Mais revenons au point de presse de la ministre Isabelle Charest. J’ai été très déçu des réponses qu’elle a apportées. Elle ne semblait pas préparée à répondre à plusieurs des questions posées. Rien sur le baseball ni le soccer. Pour ces deux sports, la saison devrait déjà être débutée et actuellement, les clubs ne connaissent même pas le mode de fonctionnement pour la prochaine saison. Je peux comprendre que c’était assez facile pour le golf et le tennis, mais quand je regarde un peu les autres sports pour les jeunes, avec la saison estivale qui s’en vient, ils ont besoin de loisirs et actuellement, ils n’ont pas beaucoup de choix.

La ministre Charest a également été questionnée sur ce qui va arriver avec les équipes professionnelles ou semi-professionnelles comme le Canadien de Montréal, la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), l’Impact de Montréal, etc. Aucune réponse à ces questionnements.

Rien également pour le hockey mineur et le baseball junior élite. Je me questionne vraiment à savoir si c’est une priorité pour le gouvernement au moment où on se parle. Car on nous rappelle aussi tous les jours que c’est important, une bonne santé mentale, et qu’il faut rester actif.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi : je comprends les mesures imposées, mais j’ai besoin un peu, et je dis bien un peu, de revenir à une vie qui ressemble à la vie avant ce maudit virus, et ce, pour ma santé mentale. Mais comme je peux le voir, ce n’est pas nécessairement pour demain!

Je parle du sport, mais je peux également parler des amis pêcheurs et des gens qui attendent pour prendre d’assaut les terrains de camping. Là aussi il y a des attentes importantes et ça prend des réponses rapides, car la saison de camping ne dure pas des mois. Je suis convaincu que les gens vont là aussi faire leurs efforts pour s’adapter à la situation. Espérons que la prochaine semaine donnera plus de précisions à ces gens.

Samuel Girard : du bonbon

J’ai également eu le privilège cette semaine de voir, en première, un documentaire de la série 25 ans d’émotions que présente le Réseau des sports (RDS). Le documentaire est consacré cette semaine à notre vedette de Roberval, Samuel Girard. Il y a quelques semaines, on avait présenté une émission d’une dizaine de minutes sur l’entourage et la vie du défenseur de l’Avalanche du Colorado chez lui, à Roberval, avec sa famille.

Par contre, avec tout le matériel qui n’avait pu être présenté, RDS a décidé de faire une émission tout à fait spéciale de 30 minutes sur Sam et sa famille. J’ai eu l’occasion de visionner ces 30 minutes et c’est du bonbon! Vous pourrez voir ce documentaire le vendredi 22 mai à compter de 21h, à RDS. Ne manquez pas ça! Si vous aimez la famille Girard, après ce visionnement, vous allez l’aimer encore plus! Une vraie famille de chez nous!

Rafaël Harvey-Pinard

La semaine dernière, on a encore une fois souligné le travail exemplaire du hockeyeur et étudiant Rafaël Harvey-Pinard. Le capitaine des Saguenéens a en effet remporté le trophée Marcel-Robert décerné au joueur-étudiant par excellence du circuit Courteau. On savait que le capitaine prêchait par l’exemple et il l’a prouvé avec ses résultats.

D’ailleurs, si vous avez eu la chance de voir l’excellent reportage de l’équipe des communications du Canadien de Montréal sous le thème de «Une journée dans la vie de» pour montrer le quotidien d’un joueur de hockey, dans celui consacré à Rafaël Harvey-Pinard, vous allez voir que les études sont une grande priorité pour cet individu.

Bravo également à Joanne Leblanc et à Yanick Jean qui, eux, mettent également en priorité les études pour les joueurs des Saguenéens parce que c’est important pour la carrière de ces jeunes. D’ailleurs, la LHJMQ continue, année après année, à donner des centaines de milliers de dollars en bourses d’études à des joueurs qui, malheureusement, ne vont pas chez les professionnels, mais qui continuent leur carrière sportive et académique dans les universités.

Bravo aux jeunes, mais aussi aux propriétaires d’équipes qui ont mis en place tout ce qu’il faut pour que les études deviennent une priorité. Pour tous les joueurs d’ailleurs, il est maintenant obligatoire, dans la LHJMQ, d’aller à l’école. Et ça donne également l’occasion à la ligue de se battre contre les universités américaines pour garder nos joueurs québécois dans le circuit Courteau.

Une facture de 250 000 $

On a appris, dans les dernières heures, qu’un règlement hors cour est intervenu entre la Ligue canadienne de hockey (LCH) et les poursuites en recours collectif entamées par certains joueurs il y a quelques années. Cette cause était devant les tribunaux depuis de nombreuses années et ça coûtait énormément cher en frais d’avocats.

Le règlement de 30 millions $ sera payé à 50 % par les assurances et l’autre 50 % sera absorbé par les 60 clubs de la LCH. Ça veut dire 250 000 $ par club! Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle pour la majorité des équipes, surtout en cette période difficile causée par le coronavirus.

Sur le plan financier, j’ai bien l’impression que certains clubs n’avaient pas besoin de cette facture salée d’un quart de million!