Nicolas Roy a célébré son but, jeudi soir, avec ses coéquipiers Jake Bean, Julien Gauthier et Tyson Jost.

Expérience presque parfaite pour Nicolas Roy

Il ne manquait que la bonne couleur de médaille. L'expérience de Nicolas Roy au Championnat mondial junior a été parfaite de A à Z, à un petit détail près...
«C'était incroyable. C'est seulement l'or qui manquait», de laisser tomber l'attaquant des Sags au lendemain du revers de la formation canadienne 5-4 en tirs de barrage face aux États-Unis.
Nicolas Roy est passé par toute la gamme des émotions lors du match ultime. Après avoir marqué en début de troisième période, ce qui donnait les devants aux Canadiens, il a été le cinquième et dernier joueur à s'exécuter lors de la fusillade. Il a fait sa feinte habituelle, mais a perdu la rondelle au moment de tirer.
«Ma feinte a fonctionné. J'ai fait coucher le gardien. C'est malheureux de perdre la rondelle, mais on a eu l'occasion de gagner le match avant, notamment en prolongation, rappelle Nicolas Roy. C'est décevant de se rendre jusqu'en fusillade pour finalement perdre. Rendu là, c'était 50-50, ça prenait un gagnant et un perdant. Cette fois, nous n'avons pas été chanceux.
«C'était beaucoup de pression, convient-il. Tu sais que tout le pays te regarde, mais d'un autre côté, j'étais le 5e à tirer. Il y en avait eu quatre avant moi.»
De match en match, Nicolas Roy a gagné la confiance de l'entraîneur Dominique Ducharme qui l'a utilisé à toutes les sauces. «J'avais un rôle à remplir. Ce n'était pas précis, mais plusieurs petites missions en offensive, au niveau de la robustesse, dans le cercle des mises en jeu, défensivement.
J'ai réussi à remplir mes mandats et à tout de même produire», de se féliciter l'attaquant de 19 ans. Il retient deux moments magiques, son but jeudi en troisième période, mais également son premier d'entrée de jeu, face aux Russes. «C'était notre premier gros match à Toronto», fait-il valoir.
Pause
Après un mois qu'il qualifie d'intense, Nicolas Roy profitera de quelques jours de congé avant de reprendre le collier avec les Sags qui ont maintenant un visage bien différent qu'au moment de son départ. La date de son retour n'est pas encore confirmée. L'entraîneur Yanick Jean veut avoir une bonne discussion avec son capitaine avant de prendre une décision. Avant de quitter pour le camp de l'équipe canadienne, Roy avait exprimé le désir d'avoir du renfort, ce qui s'est matérialisé pendant la période des Fêtes. Avec les ajouts de Joey Ratelle, les jumeaux Kelly et Kevin Klima et German Rubtsov, l'offensive reposera beaucoup moins sur ses épaules dorénavant.
«Quand j'avais 17 ans, l'organisation voulait y aller, mais ça n'avait pas fonctionné. Je pense qu'on n'était pas complet. On l'est maintenant beaucoup plus aux trois positions. On a de bonnes chances de se rendre loin et même de soulever la coupe», d'affirmer Nicolas Roy.